Contre-édito du Maire (Avril 2018)


contre edito agg

En exclusivité pour Mèfi, voici le making-off de l'édito du Sieur Gazay paru dans l'AJJ du mois d'avril 2018. Vous l'attendiez, le maire aussi, le voici, le voilà, le contre-édito d'Avril.

GG : Giovanni !

GS : Oui Monsieur le Maire ?

GG : Je vais rédiger l'édito et... Tu voudrais pas changer de prénom ?

GS : Heu ben non pourquoi ?

GG : Giovanni, ça ne fait pas très pagnolesque... Giovanni-en-Provence peut-être ? Enfin bref. Je dois rédiger l'édito d'avril. T'as vu ce qu'ils m'ont mis Mèfi avec leurs articles sur la vraie fausse dette que j'ai pas vraiment mais un peu quand même révélée au dernier conseil municipal ?

GS : Oui je les ai lus Monsieur le Maire. J'ai même regardé la vidéo de Giovannangeli qui en parle et...

GG : Oui ça va, ça va ! Bon. Je dois riposter. Tous ces rétablissements de vérité en cascade, moi, ça me donne des boutons. Donc dans mon prochain édito, j'envoie la sauce ! Faut que je me fasse passer pour le bon père de famille, pour le gars qui a la tête sur les épaules, pour l'otage qui subit la situation installée par les anarcho-bolchéviques utopico-oniomanes.

GS : Pourtant, là, vous avez plutôt l'air tout rouge et très énervé Monsieur le Maire.

GG : Ben bien sûr que je suis tout rouge ! Ils ont osé me contredire, en disant la vérité en plus ! Si on peut plus mentir sans être démenti, où va-t-on Giovanni-en-Provence ? Bien. Commençons par un titre qui annonce la couleur : le sens des responsabilités. C'est beau hein ? Tu demanderas à l'AJJ de l'imprimer en lettres d'or.

GS : Mais vous dites qu'il n'y a plus de sous.

GG : Pas faux. Oublie. Ensuite je déroule. Je fais dans le classique, en mode 2014. "Situation financière difficile de la ville laissée par l'ancienne majorité" et...

GS : Mais c'est pas à cause de la crise des banques de 2008 qui a éclaboussé le monde entier ça ?

GG : Giovanni-en-Provence ! Toi aussi ça te prend comme ça d'un coup le goût pour les détails ?! Je reprends. Il faut que je tape de suite : "les finances viennent de subir un nouveau revers avec la récente décision de la Cour d'Appel de Paris dans le cadre d'un procès engagé en 2012 par le précédent maire."

GS : Mais...

GG : Quoi encore ? Tu vas me dire que les 75 millions concernés sont déjà comptabilisés dans le budget depuis 2014 ? Que je mens effrontément pour faire un coup politique afin de justifier les coupes budgétaires dans les services et la non réalisation de mon programme ? Qu'en ne souscrivant pas au plan de rénovation des centre-villes d'agglomérations de taille moyenne, qu'en annulant le Train Tram et qu'en stoppant le projet des Gargues, je dépasse largement ces 75 millions d'euros de coût supplémentaire sur les finances de la ville à cause des indemnités diverses et variées et du coût d'entretien et d'études inutiles ? Mais pour qui roules-tu Giovanni ?... en Provence ? Bon... Après je rappelle l'historique, je mets bien le doigt sur l'ancienne majorité, c'est eux les coupables et moi la pauvre victime innocente.

GS : Mais, Monsieur le Maire, ça fait pas trop "has been" de reprendre ces arguments-là ?

GG : Giovanni-en-Provence, sors de là, je ne veux plus te voir. Appelle moi Hannibal heu non Rousset, appelle-moi Rousset.

GS : Mais Monsieur le Maire, il est à l'agglo...

GG : Bon j'en ai marre. Je finirai mon mensonge tout seul. Blablabla blablabla... Et à la fin, paf dans la figure à Mèfi : "les engagements pris en 2018 seront tenus" ... "les travaux du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos écoles etc etc". Et bien sûr je rappelle que je vais tout faire comme je l'avais promis gnagnani gnagnana.

GS : Vous êtes le meilleur Monsieur le Maire !

GG : Je vais même rajouter ceci "les Aubagnaises et les Aubagnais sont aujourd'hui condamnés - oh oh oh je me régale - à payer des choix financiers particulièrement risqués" Et vlan dans la tête à Fontaine, dans le bide à Tardito, dans le flan à Grimaud ! Non mais oh !

GS : Mais Monsieur le Maire... Si la situation est aussi catastrophique que vous le dites, avec ces 75 millions d'euros de plus dans la dette aubagnaise, comment affirmer malgré tout que tous nos projets révolutionnaires et novateurs seront accomplis ? Soit ça va mal et on n'a pas les sous, soit ça va bien et l'argument de la dette est une fausse excuse.

GG : Tu sais Giovanni-en-Provence, des fois je me dis que tu as trop de bon sens et d'innocence pour être de droite. Allez, va surveiller Léo pour l'empêcher d'insulter à nouveau les municipaux au moment où je les caresse dans le sens du poil...

Camille Alexandre

 

 

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