Constructions en face de la médiathèque : les habitants n'en veulent pas

 

Le maire serait sur le point d'accorder un permis à "Kaufman & Broad" pour construire deux immeubles à l'angle du chemin de Riquet et de la rue du Lieutenant Flandi. Ce n'est pas du goût des habitants du quartier.

Les riverains de ce secteur viennent de l'apprendre en découvrant il y a quelques jours les panneaux publicitaires du promoteur (rapidement tagués, voir notre photo). Aucune concertation préalable n'a eu lieu. Mais les citoyennes et les citoyens de ce "havre de paix" comme ils le disent eux-mêmes ne sont pas décidés à laisser faire et, pour commencer, ils font circuler une pétition.

On y apprend que les deux immeubles seront des R+2 et R+3 de 12 mètres de haut avec 56 logements et qu'ils se situent dans un des poumons de la ville à 200 mètres de la rue de la République, dans le périmètre historique et protégé des Pénitents Noirs.

La pétition dénonce "un quartier défiguré", un "problème de bruit, de sécurité liés à la circulation de 150 véhicules supplémentaires, de stationnement, d'accueil dans les écoles".

Elle fait observer aussi que "les maisons voisines dont une neuve se retrouveront avec des immeubles qui plongent dans leur séjour et sur leur terrasse".

Les signataires demandent au maire de ne pas signer le permis sauf s'il considère que ce sont les promoteurs immobiliers qui doivent faire la politique d'aménagement de la ville.

Vont-ils être écoutés et entendus ?

Bob Acad

 

Le Parc Jean Moulin à l'abandon

 parc jean moulin 01

Mercredi 30 mai vers 17h, au Parc Jean Moulin un arbre s'est littéralement effondré (voir photo ci-dessous) à la lisière d'un pré où, traditionnellement, les gens, enfants compris, viennent se détendre, assis ou allongés dans l'herbe. Un bruit sourd et effrayant a accompagné cet événement, mais, heureusement, il n'y avait personne dessous à ce moment là. 

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Ils subissent la métropole

serrus metrople

Une métropole très technocratique, qui loin des pratiques démocratiques de ce territoire, avance des projets qui sont très loin de résoudre les problèmes de qualité de vie des gens de la vallée de l'Huveaune. Depuis 2016, la compétence transports est passée sous la coupe de la métropole dont la mise en place a été accélérée par la Présidente du territoire. Elle passe aujourd'hui sous les fourches caudines de son vice président, Mr Serrus. Celui-ci a dernièrement dévoilé ses conclusions.

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Dossier Transport : baromètre des villes cyclables, Aubagne en queue de peloton !

piste cyclable

« Très défavorable », c’est résumé en deux mots le résultat du dernier baromètre des villes cyclables de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) pour qualifier “le climat vélo” à Aubagne. À ce commentaire pas franchement élogieux est associée la note G. Inutile de chercher plus bas, cela n’existe pas : Aubagne fait bel et bien partie des cancres et se trouve ainsi reléguée en toute fin de peloton dans la catégorie des villes de 20 000 à 50 000 habitants.

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Pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité : marée populaire le samedi 26 mai



Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié·e·s, introduction de la sélection à l’entrée de l’Université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant·e·s, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international.
 
La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail.
 
En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot·e·s, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations…
 
Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action.
 
Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ?
 
Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager.
 
Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié·e·s, les retraité·e·s et les étudiant·e·s ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen.
 

Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.  

Signataires :

Alternative et autogestion, Alternative Libertaire, APEIS, ATTAC, Climat social, Collectif des Associations Citoyennes, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif La Fête à Macron, Confédération Générale du Travail, Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence nationale de défense des services publics, DIDF, DIEM25, Droit au Logement, Ecologie sociale, Europe Ecologie Les Verts, Les Effronté·e·s, Ensemble !, Femmes Egalité, Fédération Syndicale Unitaire, Fondation Copernic, France Insoumise, Gauche Démocratique et Sociale, Génération.s, MJCF, Mouvement Ecolo, Mouvement National des Chômeurs et Précaires, Nouvelle Donne, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Ouvrier Indépendant Démocratique, PCOF, PCRF, République et Socialisme, Résistance Sociale, Snesup-FSU, Solidaires, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, UEC, UNEF, Union Nationale Lycéenne


 

Les Dossiers de Mèfi. Transports : ils cèdent à la métropole

Les retards pris, à la fois pour entraver la réalisation du tramway, et par le temps passé à faire les nouvelles études du Val tram alors que celles du Tram train étaient bien avancées, ont amené la perte de la maîtrise par les élus locaux et les citoyens et la prise par la métropole de la gestion du projet.

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L'école du Pin Vert court contre la faim

La Course Contre la Faim est une mobilisation citoyenne, sportive et solidaire pour lutter contre la faim dans le monde qui se déroule chaque année dans plus de 1 000 villes en France et à l’étranger. A Aubagne, près de 200 élèves de l’école Pin Vert seront sur la ligne de départ le vendredi 18 mai entre 13h30 et 16h au Parc-en-ciel.

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Voie de Valdonne : création d'un collectif

C'est à l'initiative de l'association « Se déplacer en liberté » (l’ASDEL) que se tenait le samedi 5 mai à Roquevaire un rassemblement associant les élus du territoire et la population pour débattre du devenir de la voie de Valdonne. L'association nous a fait parvenir le compte-rendu de cette réunion que vous trouverez en intégralité ci-dessous. A l'issue de celle-ci, un collectif a été créé qui se réunira le jeudi 24 mai à La Bouilladisse.

 

" Prêt de 150 personnes présentes le samedi 5 mai dans la salle Raymond Reynaud mise à la disposition de l'association « Se déplacer en liberté » (l'ASDEL) par la municipalité de Roquevaire.

La période de vacances, le pont du 8 mai et un temps à ne pas mettre un citoyen, un usager dehors n'y ont rien fait. Ce rassemblement peut être qualifié de forte mobilisation.

L'assistance était constituée pour la plupart d'habitant-e-s mais aussi d'élu-e-s de plusieurs communes et de l'opposition aubagnaise, ainsi que d'associations et d'organisations politiques.

Cette présence traduit le fait essentiel que tous sont très attachés au devenir d'un transport ferré sur de la voie de Valdonne. Ils ne sont pas prêts à accepter que ce projet d'avenir soit bradé sur l'autel de la finance au détriment de leur qualité de vie.

 

Le but affiché de ce rassemblement : Affirmer haut et fort la nécessité d'un transport commun ferré sur la voie de Valdonne

Plusieurs interventions soulignent que le projet a été évoqué dès 1998. Un atelier citoyen a travaillé dès 2009 à l'élaboration du projet Tram Train. Finalisé en 2013, ce projet est abandonné au profit du Val'Tram. Abandon du fait de l'explosion du coût (de 91M€ à 152M€ évoqués par Mr Serrus), à cause des conséquences imposées par Mr le Maire d'Aubagne quant à l'insertion dans sa ville, mais aussi pour des raisons politiques découlant de tensions dans les équipes dirigeantes du territoire et de la ville d'Aubagne.

 

Cependant les échanges ont surtout porté sur : Définir le projet le mieux adapté aux besoins des habitants


Unanimement, la proposition de la métropole de mettre en place un « Métro Express » a été rejetée. Les interventions ont ensuite évoqué les différentes possibilités (les bus « écologiques », le Val'Tram et le Tram-Train).

L'environnement, les pollutions, les aspects techniques, les apports pour l'aménagement du territoire, les besoins les mieux adaptés ont été abordés largement.

La volonté des présents s'est majoritairement prononcée pour la remise en étude d'un projet Tram-Train. Un représentant de la FNAUT (Fédération Nationale d'Associations des Usagers des Transports), proposant amélioration et réduction des coûts.

 

Enfin et c'est le plus important, la question des moyens à mettre en place a été abordée

Un collectif a été crée. Une trentaine de personnes se sont inscrites dans ce collectif qui définira les contours d'un projet précis. Des rencontres dans les différentes communes du territoire ont été envisagées. Faisons confiance à l'imagination du collectif pour mettre en place des propositions et un calendrier d'actions rapides. Dès à présent, une première réunion de ce collectif est prévue le 24 mai à La Bouilladisse.

Après 2 h 30 d'échanges, le rassemblement s'est terminé autour du verre de l'amitié. Les questions ont continué à fuser. Preuve que les habitants ont besoin d'informations, de participation. La consultation téléphonique certes nécessaire, n'apparaît pas suffisante devant les enjeux à venir. Les personnes présentes lors de ce rassemblement ont affirmé leur besoin d'être acteur de la construction de leur cadre de vie.

Nous sommes devant un problème qui dépasse le cadre des transports. Il y a aussi un aspect politique qui demande d'agir vite, car des évolutions de représentation tant au sein de la métropole que sur notre territoire peuvent intervenir.

 

Quelques axes d'actions envisagées par les participants :

  • Se faire connaître des médias,
  • Demander une audience à J.C. Gaudin,
  • Prendre contact avec M. Joissin d'Aix, elle était prête à soutenir financièrement le projet de Tram-Train sur la VdV jusqu'à Aix,
  • Mobiliser et surtout informer le plus possible pour que tous les gens soient au même niveau de connaissance des projets,
  • Mener des action bien visibles comme la chaîne humaine autour de l'HPEG à Aubagne,
  • Mettre l'accent sur les pollutions actuelles liées au trafic routier : bruit, air, vitesse et danger insupportables pour les riverains de la D96,
  • Faire bien connaître les enjeux collatéraux liés le long du TC sur la VdV : Lycée, logements, développements urbain commercial et industriel,
  • Rencontrer Mme Barthélémy pour lui expliquer le besoin d'un retour vers un projet Tram-Train et les raison d'abandonner le Valtram condamné par la Métropole.
  • Améliorer le projet Tram-Train.

C'est au collectif de s'emparer de ces idées pour les mettre en œuvre en choisissant ses priorités."     

 

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