Mensonges et pressions, les seules armes de Gazay

Depuis 10 jours, Gazay est pris de court face au mécontentement provoqué par sa décision de privatiser la cuisine centrale. Sans argument, il utilise les mensonges et les pressions.

Après avoir menti aux parents et au personnel en leur affirmant "qu'il n'y aurait pas de privatisation de la cuisine centrale", après avoir affirmé que "l'audit était objectif" alors qu'il était réalisé par un ancien de la Sodexo, après avoir menti aux conseillers municipaux, même à ceux de sa majorité, en jurant "que le résultat de l'audit était transparent et à la disposition de toutes et tous", alors que 7 pages n'ont toujours pas été publiées, après donc avoir usé et abusé du mensonge comme argument, Gazay utilise les pressions tous azimuts.

Jeudi 26 novembre, il demande à Hannibal Rousset de convoquer les syndicalistes pour leur faire la leçon : "Vous n'êtes qu'une poignée, arrêtez votre grève sinon je vais vous manger tout cru".

Le vendredi 27, Joël, celui qui encaisse plus de 8000€ par mois pour être dans la même loge que son copain de la Sodexo, rassemble tous les cadres de la ville pour leur dire : "Allez faire la leçon à tous vos employés pour leur démontrer que la privatisation, il n'y a que ça de vrai ! Et silence dans les rangs".

Silence dans les rangs

Mercredi 2 décembre, Caroline, l'ex-DRH toujours DRH, réunit, à la demande du maire, mais avec zèle, les responsables de restaurants scolaires pour leur faire la leçon : "Attention, si votre personnel fait grève, nous allons mettre des vacataires ou du personnel non gréviste. C'est pas bien pour vous".

Le dernier acte arrive, une note de Joël, le directeur général des services qui se contrefout de la loi et se gare sur des places réservées aux handicapés, pour asséner : "Tout débrayage en cours de journée est de nature à désorganiser les services ... il leur sera retenu une journée de rémunération ... le débrayage en cours de journée n'est pas autorisé".

Gazay utilise tous les moyens de pression à sa disposition pour mettre en échec un mouvement qu'il n'avait ni prévu ni mesuré.

Et ils répondent quoi les agents communaux : "On veut que le projet de privatisation de la cuisine centrale soit retiré". Un syndicaliste FO affirmait : "Si on laisse privatiser la cantine, demain ce sera les restaurants scolaires, le service d'aide à domicile, le ramassage des ordures, pas un service, pas un agent ne sera épargné". Un autre de la FSU affirmait : "il faut aller dans tous les services pour le dire, échanger, convaincre". Et un responsable de la CGT concluait par : "Aujourd'hui, la solidarité, c'est l'action !".

Une imagination sans borne

Ils réfléchissent et agissent pour élargir encore le mouvement, à l'intérieur avec plus de grévistes, à l'extérieur avec encore plus de soutiens, parents qui en ont assez de l'absence de cantine, enseignants qui les aident financièrement, organisations, locales et départementales.

Les éboueurs de l'agglo sont déjà à leurs côtés. De nombreux agents communaux, pour l'instant non grévistes, ont décidé de donner leurs chèques cadeaux à leurs collègues grévistes. Les organisations syndicales vont se partager les préavis, les uns grève reconductible, les autres à d'autres temps de la journée pour permettre les débrayages.

Déterminés et avec une imagination sans limite ! Il va falloir que Gazay imagine d'autres formes de pressions. Ou qu'il décide de retirer son projet et d'ouvrir les négociations.

Antoine Monticellu

 

Articles récents

  • Covid-19 : premier décès à Aubagne +

    Hier, 3 avril, le maire, dans une vidéo postée après 18h, nous apprend que le premier décès dû au Covid-19 a été enregistré à Aubagne, après avoir affirmé que la situation était parfaitement maîtrisée dans notre ville. Un post précédant la vidéo nous informait que le 1er magistrat de la Lire la suite
  • Aubagne : redressement judiciaire pour l'entreprise Canavese +

      La fermeture de certains marchés de la restauration collective a aggravé les difficultés que connaît le groupe Canavese depuis presque 3 ans. Son président, Gérard Canavese, a choisi de placer l'entreprise en redressement judiciaire. Ce qu'a accepté le Tribunal de Commerce de Marseille. Lire la suite
  • Covid-19 : mobilisation individuelle et collective +

    La réponse à la crise sanitaire que nous connaissons nécessite une mobilisation individuelle et collective face à un véritable fléau pour l’humanité entière. Marcel Touati, médecin, responsable santé du PCF 13, tente une réflexion à haute voix pour un débat pluriel et pluraliste. Lire la suite
  • Gazay : la honte ! +

    Gazay et son équipe se félicitent de l'arrivée, opportune pour leur survie, du Covid-19. Cela ne sent pas bon mais les bruits insistants venant de la sphère proche du maire semblent bel et bien tirer le positif de cette situation : report des élections, le temps que Gazay se refasse une Lire la suite
  • Et les salariés de la grande distribution ? +

    A Aubagne, la place des salariés de la grande distribution est importante. Il faut penser à eux et les accompagner immédiatement. Depuis le début de la catastrophe sanitaire, et de manière accrue ces tous derniers jours, les "petites mains" du secteur du commerce (caissières et caissiers, livreurs, manutentionnaires, agents d'entretien....) Lire la suite
  • Macron et Gazay confirment le Bricolage +

    Nous avons depuis quelques jours eu l’occasion, au regard de l’amplification de la catastrophe sanitaire (ce n’est déjà plus une crise, c’est pire que cela ….), de jeter un regard lucide sur les réponses nationales et locales qui sont apportées et de faire part de nombreuses propositions complémentaires, à destination de Lire la suite
  • Municipales : Raymond Lloret précise sa position +

    Quelques jours après le 1er Tour des municipales, Ramond Lloret et ses colistiers-ières appelaient à "faire barrage à la droite libérale et à sa politique de privatisation de nos services publics et à l'extrême droite qui restera toujours mon principal adversaire". Dans La Provence du 26 mars, Raymond Lloret précise Lire la suite
  • 1