Crise sanitaire : les propositions de "Rassemblé-e-s pour Aubagne"

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Depuis plusieurs semaines, Mèfi publie les propositions des forces politiques, syndicales, associatives, citoyennes pour faire face à la crise sanitaire, sociale, économique et humaine qui frappe Aubagne comme l'ensemble, ou presque, des pays du monde. Aujourd'hui nous laissons la place aux animateurs de la liste "Rassemblé-e-s pour Aubagne" conduite par Magali Giovannangeli.

"Les propositions de Rassemblé·e·s pour Aubagne pour répondre à la crise sanitaire et sociale liée au Covid-19. Lancé il y un mois, l’appel citoyen pour une gestion collective de la crise et ses 130 signataires, n’ont pas été entendus par le maire d’Aubagne. Sa seule réponse a été une téléconférence purement formelle avec les représentant·e·s des élu·e·s d’opposition au conseil municipal.

Gérard Gazay a continué sa gestion solitaire de la crise. Rassemblé·e·s pour Aubagne a donc décidé de mettre sur la place publique des propositions et des revendications travaillées collectivement.

Si nous ne minimisons pas la responsabilité écrasante d’Emmanuel Macron et du gouvernement d’Edouard Philippe dans la gestion chaotique de la pandémie et de ses conséquences, avec notamment une réouverture des écoles prématurée du point de vue sanitaire, nous pensons que les villes et leur maire, de par la proximité de l’échelon communal avec la population, ont un rôle crucial à jouer pour en atténuer les effets.

Les mesures proposées ne sont pas exhaustives et ont vocation à évoluer au fil d’une situation forcément mouvante, elles s’appuient néanmoins sur ce qui fonde notre engagement : les trois urgences sociale, démocratique et écologique que l’urgence sanitaire ne fait qu’exacerber.

1. Urgence sanitaire :

• Le maire par le biais de l’ARS et l’Etat civil doit faire connaître le nombre d’Aubagnaises et d’Aubagnais qui ont été testés positifs au Covid-19, le nombre de personnes hospitalisées (y compris à la Casamance), le nombre de décès à l’hôpital, à la Casamance, dans la Maison du Parc, dans les EHPAD, les maisons de retraite et à domicile (comparaison avec 2019).

• Des masques doivent être distribués aux SDF, via la Maison du Partage. S’ils sont d’accord, leur éventuelle positivité au Covid-19 doit être testée. • La Ville d’Aubagne doit s’assurer que dans les maisons de retraite et les Ehpad, les pensionnaires et les personnels sont testés, qu’ils sont correctement isolés et que leur état nutritionnel est satisfaisant. • Pour les personnes âgées isolées, un coup de téléphone ne suffit pas. Il faut s’assurer que les visites à domicile (infirmières, aide-ménagères) peuvent être toujours effectuées (avec le matériel de protection nécessaire).

• La distribution de masques aurait pu donner l’occasion d’avoir un contact (respectant la distanciation sociale) avec la population et de recenser ses besoins. La distribution via les boites aux lettres ne le permet pas. En outre, elle n’assure pas que tout le monde est bien servi et ne tient pas compte du nombre de personnes dans la famille.

• C’est la mission des maires de recenser les possibilités d’isolement des positifs volontaires dans des structures types hôtels et, si ce n’est pas suffisant, d’envisager la réquisition de bâtiments inutilisés (avec les garanties nécessaires pour une utilisation sûre).

2. Déconfinement :

réouverture des écoles et des crèches ? Malgré le flou et des directives nationales parfois inapplicables, le maire ne doit pas faire reposer sur les parents la décision de renvoyer leurs enfants à l’école ou en crèche, il doit encore moins leur faire signer des décharges pour leur en faire porter la responsabilité !

Seules les structures dans lesquelles un accueil sécurisé sera garanti doivent pouvoir ouvrir. Si ce n’est pas le cas, elles doivent rester fermées. Cette décision doit être prise en concertation avec les parents, les enseignants et les agents du service public communal (c’est l’occasion de refaire fonctionner les conseils d’école).

C’est ce travail concerté qui permettra de déterminer, le cas échéant, la date d’ouverture aux enfants.

Dans les structures ouvertes, la population doit être informée sur les points suivants :

- nombre d’enfants accueillis (y aura-t-il des critères ?)

- mesures d’hygiène et de sécurité

- déroulement des accueils (alternance des accueils, des récréations, des temps-repas) o accueil spécifique des enfants porteurs de handicap accompagnés par un AVS

• De par son expertise irremplaçable, la médecine scolaire, mise à mal depuis longtemps dans le pays, doit retrouver un rôle central dans les établissements. Le maire et la Ville doivent pousser de tout leur poids en ce sens.

• Les services de la ville doivent contribuer à dresser le bilan des difficultés d’accès aux apprentissages qu’a provoqués le confinement (inégalités accentuées), en particulier pour les élèves déjà en difficulté scolaire auparavant. Ils doivent être associés à la reprise scolaire pour proposer des activités complémentaires à celles du champ scolaire.

• Devant cette situation exceptionnelle et anxiogène, une cellule d’écoute psychologique pour les enfants doit être mise en place.

• La municipalité doit proposer la fourniture de matériel informatique en vue d’aider les plus démunis.

• Les associations d’éducation populaire comme les AIL doivent être confortées et leur subvention augmentée, elles jouent un rôle crucial dans cette période où les jeunes ont été confinés et ont besoin de soutien scolaire et psychologique.

• Les structures de proximité : maisons de quartier, PIJ, médiathèque doivent avoir les moyens financiers et humains d’assurer leurs missions, plus cruciales que jamais dans cette période.

• Il faut favoriser le rapprochement entre les associations sportives et les écoles dans le cadre du déconfinement progressif et des contrats d’objectif qui lient la ville et ces associations. 3. Urgence sociale :

• Il faut accompagner les 30 SDF restés sur la ville : prise en charge sanitaire et psychologique, hygiène, alimentation, soin de leurs animaux.

• Le maire doit redonner aux associations caritatives et de solidarité les moyens financiers dont il les a privés depuis 2015 (sans leur demander de se substituer aux carences de l’Etat et de la ville).

• Les services de la Ville doivent recenser les besoins des familles que les associations caritatives et de solidarité disent ne plus voir et de celles qui les sollicitent pour la première fois du fait de cette crise.

• Il faut répondre à l’urgence alimentaire qui se développe dans les quartiers populaires, urgence que les associations seules ne peuvent traiter.

• La Ville doit distribuer des paniers de produits locaux (ce qui aiderait les producteurs locaux qui ont du mal à écouler leurs produits), en priorité aux familles des enfants qui bénéficiaient de la cantine scolaire, et aux personnes âgées isolées et dans le besoin.

• En parallèle, il faut aider à mettre en place et encadrer la vente ambulante et itinérante par les petits producteurs locaux de leurs invendus à moindre coût (fruits et légumes notamment), dans les quartiers populaires (éducation au goût et au bien manger, développement du bien vivre ensemble…)

• Le marché doit rouvrir très rapidement, en utilisant des surfaces plus grandes (cours Foch, cours Voltaire, esplanade De Gaulle) pour permettre la distanciation physique, afin que le plus de forains possibles puissent s’installer et que les producteurs locaux puissent écouler leur production.

• Le maire doit trouver des solutions, avec les bailleurs sociaux notamment, pour les difficultés de paiement des loyers rencontrées par nombre de familles.

• Il faut exiger des bailleurs sociaux que, lorsque le nettoyage des parties communes n’a pas été assuré, la partie des charges correspondantes soit remboursée aux locataires.

• A l’issue du confinement, la Ville doit mettre en place un support psychologique pour les familles précarisées, une cellule d’écoute pour les enfants, des espaces de liberté de paroles. 4. Urgence pour les artistes et les associations culturelles : La culture n’est pas un supplément d’âme, elle est au cœur de l’émancipation humaine et de la démocratie. C’est aussi la survie de celles et ceux qui la font vivre qui est en jeu dans cette crise sans précédent.

• Sous prétexte de la crise sanitaire, du confinement et de l’arrêt pendant plusieurs semaines de l’activité associative, les subventions votées au budget ne doivent pas être réduites, c’est la survie des associations culturelles qui est en jeu.

• La Ville doit aider les associations qui le demandent à reporter les projets ou les activités pour lesquelles elles sont accompagnées : festivals Impulsion, Festimôme, Place aux compagnies…

• Le théâtre Comoedia pourrait donner la possibilité à ses abonnés de choisir, pour les spectacles qui n’ont pas eu lieu, entre un remboursement, un avoir ou un don aux intermittents du spectacle locaux.

• S’ils ne sont pas reportés, les contrats signés entre la Ville d’Aubagne et les artistes doivent être honorés.

• Il faut prévoir un budget pour venir en aide aux artistes, compagnies et intermittents du spectacle locaux qui doivent, par ailleurs, avoir davantage de place dans la programmation de la saison prochaine".

 

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