La presse locale confirme la hausse de l'insécurité à Aubagne

Le nombre de faits qui dénotent une progression réelle de l'insécurité à Aubagne est tel que La Provence, dans son édition locale du 27 décembre, y consacre une page entière de sa rétro 2019.

On nous rappelle l'assassinat d'un homme de 58 ans abattu par trois balles route des Aubes au mois d'août. Il faut se souvenir que cela aurait pu être bien pire puisque c'est une dizaine d'impacts qui ont été retrouvés en particulier sur la baie vitrée d'un appartement où se trouvaient une mère et ses trois enfants.

En juillet, avenue des Goums, nous avions eu droit à un autre règlement de compte avec un calibre 7.62 et une kalachnikov. 

Quelques semaines après un homme utilisait une arme à feu à La Tourtelle, dans les immeubles de Terre de Garance.

En proportion du nombre d'habitants, un bilan digne de Marseille !

Pour les cambriolages, en janvier, trois cabinets de professionnels de santé ont été "visités". Quelques jours plus tard, c'était le tour de neuf commerces (resto, coiffeur, agence immobilière, fleuriste, cabinet d'avocats, ...) en plein centre ville.

On peut rajouter les cambriolages multiples dénoncés par l'assemblée des propriétaires du Clos Ruffisque, ceux réalisés dans presque tous les quartiers de la ville et le pillage d'un chantier dans le quartier de Saint Mitre.

Un bilan digne de Marseille

Dans sa rétro, le journal La Provence pointe l'incendie à l'avenue Antide Boyer mais il faut surtout se souvenir de l'incendie du Pont des Six Fenêtres, criminel celui-là, qui a obligé plusieurs dizaines de familles à trouver un nouvel hébergement pendant plusieurs mois.

Au Charrel, après les six braquages du Tabac, on ne peut pas oublier le saccage de la maternelle qui a marqué les enfants, les parents et les enseignants.

Quant au trafic de drogue, la rétro nous apprend une hausse de 16% des actes repérés, avec des actions à La Tourtelle, au Charrel, à Palissy et au Pin Vert. Un trafic qui, aujourd'hui, s'est installé dans toute la ville. Plus aucun secteur n'est à l'abri.

Au fond, la presse locale constate comme Mèfi, qu'au-delà des chiffres affichés par la propagande du maire, en vrai, les chiffres de la délinquance n'ont cessé de progresser.

Et le bilan de la vidéo-surveillance dans tout ça, en six ans de mandat ? :

- les caméras ont permis de stopper un dangereux (lol) dépôt de cartons aux Espillères, mais on ne sait pas si le coupable a été sanctionné.

- la télé nous a appris qu'elles auraient pu mettre fin à un redoutable (re-lol) trafic de Doliprane.

Le trafic de drogue s'est installé dans tout Aubagne

- enfin, Nicolas Pagnol, en personne, a expliqué sur la page Facebook de Mèfi qu'elles avaient permis de filmer les coupables de la destruction du buste de son grand-père.

Depuis presque 4 jours maintenant, les coupables ont certainement été arrêtés, entendus et en voie d'être condamnés. Nous attendons que l'on nous en informe. 

Constatons seulement, contrairement à ce qu'affirme le responsable à la sécurité, que le dispositif ne fonctionne pas 24h/24 et qu'il n'y avait personne devant les écrans pour empêcher le délit.

Ce qui est sûr par contre, c'est que la vidéo-verbalisation est rentable à 100% !

Terminons par deux faits dénoncés par la presse cette année et qui concernent des élus de la majorité de Gazay.

Le premier a permis de dénoncer l'élue au tourisme qui louait un appartement indécent de 18 m² pour 400€ sans bail.

Le deuxième plus récent, nous apprenait que l'élu à la jeunesse Giovanni Schipani avait été accusé d'agression sexuelle et sanctionné d'un rappel à la loi par le procureur de la République. Seule Brigitte Amoros, l'élue aux handicapés, qui n'a toujours pas compris que le rappel à la loi est une condamnation judiciaire, continue à s'époumoner pour crier à l'innocence de "son" Giovanni.

Voilà un vrai bilan, pourtant très incomplet, qui ne devrait pas figurer dans les magazines publicitaires de la campagne électorale de Gazay.

Antoine Monticellu