Giovanni Schipani doit démissionner

giovanni schipani doit démissionner 

Ce n’est plus un « fait divers »... C'est devenu une affaire ! La presse locale s’est fait l’écho de la décision de justice définitive et non susceptible de recours intervenue le mois dernier, et qui atteint un des piliers de la majorité Gazay en la personne de l’adjoint à la jeunesse Giovanni Schipani.

Dans la foulée ce dernier a cru bon de publier un communiqué sur sa page Facebook. Loin de nous l’idée de tirer sur une ambulance. Nous avons trop de respect pour les malades ! Mais les faits sont têtus et graves. Et au lieu d’en tirer toutes les conséquences publiques, le dénommé Schipani, en plus de la gravité des faits, rajoute le mensonge et, fait troublant Gérard Gazay dans sa réaction à « La Provence » semble s’accommoder facilement (trop !) de cette situation.

D’aucun pourrait penser, que cette décision - donc les faits qui en sont à l’origine - n’auraient pas beaucoup d’importance, puisqu’il n’y a pas de poursuites.

Et pourtant c’est tout le contraire !!!!!

Rappelons, pour remettre les choses en place, que LE RAPPEL A LA LOI est un acte de justice, aux conditions particulières, qui a été mis en œuvre pour désengorger les tribunaux, et comme solution alternative à une procédure classique. LE RAPPEL A LA LOI ce n’est pas un acte banal visant « à passer l’éponge » sur des faits délictueux. Quand il y a RAPPEL A LA LOI, c’est qu’il y a eu FAUTE .

Les faits reprochés à G. Schipani sont graves.

Il ne s’agit pas d’un simple écart de comportement de la part d’un représentant de la gente masculine, cela n’a aucune ressemblance avec un acte de « drague lourdingue »... Ceux qui croient, ou écrivent cela, emploient les mêmes argumentaires que ceux déversés par les machos- primates au moment de l’affaire Weinstein ou plus récemment après les propos de Finkelkraut.

Ce sont des faits graves et ce pour plusieurs raisons :

  • parce qu’ils sont moralement, et psychologiquement grave pour la victime, et nous devons penser à elle, comme nous devons penser à toutes les femmes victimes de violences et de harcèlement sexuel.
  • parce que ce comportement en dit long sur le sentiment de toute puissance et d’autorité que l’auteur des faits doit ressentir en étant auréolé d’un mandat électif et bénéficiant de la confiance (renouvelée ?) du maire d’Aubagne. Il se croit tout permis ! Hélas il n’est pas le seul dans cette majorité dans ce cas là .
  • parce que ces faits sont avérés : le rappel à la loi est UNE RECONNAISSANCE DE CULPABILITE.  Avec un rappel à la loi il n’y a pas de présomption d’innocence, le rappel à la loi est déclaré avec l’accord de l’auteur des faits.

En dénonçant aujourd’hui ce comportement nous ne faisons pas de suppositions, nous ne faisons qu’informer les citoyens sur des faits reconnus.

Avec ce rappel à la loi, M. Schipani est mis, en quelques sorte « sous surveillance de la justice », et au moindre écart l’autorité judiciaire pourra aller plus loin, car un rappel à loi n’éteint pas l’action publique. Pas de poursuite aujourd’hui, mais demain peut-être...

Car les implications politiques sont nombreuses : en plus du péché originel, M. Schipani rajoute le mensonge délibéré. Son argumentation est pitoyable, il affirme, je cite « les faits dont j'ai été accusé à tort et qui n'ont donné lieu à aucune suite judiciaire car ils sont totalement faux et mensongers. » et plus loin « Ces accusations ne sont que calomnies et mensonges ».

M. Schipani, le rappel à loi (qui en lui-même est une suite judiciaire…) existe car les faits sont reconnus. Si comme vous l’affirmez tout est faux et mensonger alors il y aurait eu classement sans suite.

M. Schipani vous êtes un menteur, et Aubagne n’a pas besoin d’un menteur comme adjoint au maire.

La ville d’Aubagne se retrouve affaiblie par les turpitudes d’un membre de la Majorité municipale. C’est l’image d’Aubagne qui est salie. D’autant plus que les faits avoués se sont en grande partie déroulés dans les locaux municipaux.

La déclaration de Gérard Gazay (toujours dans « La Provence ») est au mieux une nouvelle incompétence, au pire l’absolution (avant l’extrême-onction politique ?) donnée à un de ses plus proches collaborateurs.

Gérard Gazay se déclare (nous citons) : « ni juge, ni procureur » c’est une nouveauté ! Nous l’avons connu dans d’autres moments où il faisait preuve de plus de verve dans son interpellation envers la justice et où il appelait la morale à la rescousse.

Mais avec Gazay on sait désormais à quoi s’en tenir.

Notons au passage qu’à l’heure ou sont écrites ces lignes, ni Mme Barthélémy, ni le député Deflesselles (dont l’auteur des faits est un proche en tant ancien responsable des jeunes LR de la circonscription) ne se sont exprimés. L’avocate est prudente, et le Député embarrassé !

En ne démissionnant pas de ses fonctions d’adjoint et du conseil municipal, l’auteur déclaré des faits ne semble pas comprendre la gravité de ses actes et de la situation publique créée. Comment assumer une délégation d’adjoint à la Jeunesse, comment assumer le suivi du fameux Conseil Municipal des Jeunes quand on reconnait des faits de harcèlements sexuels ?

Pour Gérard Gazay, à l’heure du démantèlement du service public intervenant auprès de la jeunesse aubagnaise (coucou le PIJ), G. Schipani est-il l’exemple qu’il veut montrer aux jeunes Aubagnais ?

- Pour corser le tout, n’oublions pas que le rappel à la loi, peut aussi ouvrir à des sanctions disciplinaires pour les fonctionnaires. Et franchement les faits actés et reconnus, sont suffisamment insupportables pour se poser la question. Or M. Schipani est titulaire d’un contrat de travail au Conseil Régional (il suffit de lire sa page Facebook pour le savoir).

M. Gazay vous et votre équipe n’avez pas le choix, Giovanni Schipani doit démissionner. La dignité, la morale et le respect des Aubagnais doivent primer sur toutes autres considérations.

Benoit Eyssavel

 

 

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