Mes 30 minutes à la réunion CIQ du Centre-Ville

  
Le 27 novembre, réunion du CIQ du Centre-ville à la salle de la Résidence des Potiers. Plantons le décor, il y avait du monde : M. Gazay et sa cour du conseil municipal, une délégation importante de la future liste de la gauche rassemblée, beaucoup de gens en colère en raison de la fermeture de la Poste de Central Parc.
(NDLR : sur les photos, Stéphane Cantarini, le président du CIQ du centre-ville, "neutre" comme il dit)

L'animateur se déclare "neutre" alors que de notoriété publique, c'est faux (il est membre de l'association des amis du maire et a été candidat sur une liste de droite à Auriol !). Il ajoute avoir travaillé depuis 5h ce matin (totalement hors sujet....), mais un fait tellement exceptionnel pour lui qui a dû gravement le traumatiser, car il l'a répété à de multiples reprises.

Les interventions :

Prenant de vitesse les autres intervenants, un habitant des Fyols se plaint de l'état de sa chaussée (comme beaucoup de voies d'Aubagne après plus de 5 ans de non-entretien). Réponse, en des termes plus politiques : " laissez-nous votre adresse, on vous écrira..."

Puis une dame porteuse d'une pétition de 2500 signatures s'indigne de la fermeture de La Poste de Central Parc et dénonce le désert bancaire du quartier. Sur ce thème, 5 ou 6 participants accusent M. Gazay d'inaction.

C'est à ce moment, légèrement houleux, que ce dernier décide de prendre la parole en se déclarant ardent défenseur du Service public (sic !), en oubliant qu'il a vendu au privé la Cuisine Centrale, fermé la MJC, abandonné la Piscine du Bras d'Or et licencié de nombreuses personnes dans le service public municipal, en particulier chez les agents d'entretien dans les écoles, etc...

Il continue en disant avoir écrit 2 ou 3 lettres aux autorités compétentes avec un entretien à la clef mais ses "efforts" n'ont pas été suivis d'effet. (Avouons que c'est un peu court, Aubagne mérite mieux !)

Sur ce, j'interviens en précisant "qu'il eut été plus judicieux de mobiliser la population comme l'avait fait la municipalité précédente pour essayer de sauver l'Hôpital (certes toujours en sursis)". Tant que la politique de M. Macron sera identique à celle de ses prédécesseurs et localement identique à celle de M. Gazay et de son ex-colistière Mme Barthélémy (maintenant LREM), il en sera ainsi.

En réponse, M. Gazay signale son intention (qu'il faudrait plutôt appeler sa "capitulation") de demander de racheter les bâtiments de La Poste en question et d'en faire une agence communale... Il faut savoir qu'une telle structure ne reprend que 20 à 30% des activités d'un bureau normal !

Et avec quel argent ? Celui des contribuables aubagnais. Et avec un nouvel emprunt non prévu, alors que depuis plus de 5 ans, la dette de la ville s'est encore aggravée ! (voir Le Figaro et relire l'intervention de Mme Barthélémy au conseil municipal)

Tout le monde comprend aisément que ce ne sont là que des promesses pré-électorales. Et pourquoi pas une agence communale de la SNCF, aux frais des citoyens pour conserver des guichets à la gare d' Aubagne ? Le raisonnement est absurde.

Sa prétendue volonté de défendre les Services Publics ne tient pas la route et le compte n'y est pas : il fait miroiter 2 à 3 recrutements contre des pans entiers de secteurs détruits.

Ne supportant pas la contradiction, M. Gazay demande à clôturer ce sujet prétextant les autres points à traiter.

En conséquence et compte tenu que je n'étais venu que pour exprimer ma révolte contre la fermeture de La Poste qui touche non seulement Central Parc mais aussi d'autres quartiers à la périphérie dont Les Espillières où j'habite, je décidais de quitter la réunion.

C'est alors que l'animateur (le fameux Suisse auto-proclamé !) me lance perfidement "bon film" et rajoute une fois de plus que, lui, a travaillé à 5h du matin...

Je me suis permis de rétorquer que dans ma carrière à France-Télécom et La Poste (et oui, je suis PTT !), j'ai effectué pendant plusieurs années 44h par semaine avec des horaires journaliers en 2 vacations de 5h-9h et 17h-22h...

Et je suis donc parti avant la fin de la réunion c'est vrai, mais en ayant dit ma part de vérité. La soi-disant neutralité de l'animateur a tenté de me tuer, mais c'est la vérité qui triomphera !

Gilles Lejeune