La République en Marche serait-elle favorable à l'utilisation des pesticides ?

La République en Marche serait-elle pour l'utilisation des pesticides ? 

Les pétitions contres les pesticides ou pour soutenir les maires qui veulent interdire leur l'utilisation à moins de 150 mètres des habitations fleurissent sur le net. Des Aubagnais nous invitent à demander au maire Gazay de prendre une initiative écologique qui va dans ce sens.

Celui-ci sera-t-il en capacité d'entendre ? pour le moment rien n'est moins sûr. Cette pétition a été lancée à la mi septembre à l'échelon national. La plateforme www.leslignesbougent.org qui la porte propose judicieusement de la dupliquer à l'échellon local. Des Aubagnais se sont saisis de cette opportunité pour proposer aux habitants de leur commune de demander à Gérard Gazay, maire d'Aubagne encore pour quelques mois, de prendre une mesure vraiment écologique. Pour un maire qui se dit défendre l'écologie, ce serait la moindre des choses.

Faudra-t-il qu'il attende que cette pétition décolle ? lancée sur Aubagne depuis quelques jours seulement, elle a été signée par un peu moins de cent personnes. Il va falloir faire passer l'info et faire comprendre que l’exposition aux produits phytopharmaceutiques nous met tous en danger. Mais aussi cliquer sur ce lien https://www.leslignesbougent.org/petitions/arrete-anti-pesticides-13400/ et signer la pétition.

Les arrêtés déjà pris ont été retoqués par les tribunaux administratifs sous prétexte que « L’utilisation des produits phytopharmaceutiques relève d’un pouvoir de police spécial confié au ministre chargé de l’agriculture. »

Macron, qui déclare soutenir les maires "anti-pesticides" sur le fond, nous dit dans le même temps : « Il y a des lois, [la préfète] doit les faire respecter, donc je serai toujours derrière les préfets qui font respecter les lois », en estimant que « la solution n’est pas de prendre un arrêté qui n’est pas conforme à la loi » mais plutôt « de mobiliser pour changer la loi. »

Voilà le double discours des Marcheurs encore pris en flagrant déli. La mobilisation reste la seule possibilité d'infléchir les politiques publiques, en attendant le passage aux urnes.

Benoit Jancet