Gelati Nino est à vendre !

Si vous arrivez à vous frayer un chemin au milieu des travaux de réfection de la chaussée autour de l'Horloge, vous pouvez apercevoir sur la vitrine du glacier "Gelati Nino", une inscription "A vendre" suivie d'un numéro de téléphone. Un commerce de plus du centre-ville contraint de fermer.

Ce glacier, Gazay et ses communicants nous l'avaient présenté comme un fleuron qui devait illustrer "le renouveau" de l'activité du centre-ville. Encore raté.

Comme Bézert, la librairie du lycée, Lola Fraise des Bois, Levetti, le chocolatier et la parfumerie de la rue de La République, et des dizaines d'autres, Gelati Nino tire le rideau.

Interrogé par un journaliste, le patron explose : "Nous l'avions dit au maire qu'il ne fallait pas faire les travaux dans cette période. Mais il n'a rien voulu entendre. Résultat : je crève donc je vends et je vais ailleurs". Et il rajoute, sûr de lui : "Je ne suis pas le seul dans cette situation !".

C'est vrai qu'aujourd'hui, quand ils sont à l'abri d'oreilles indiscrètes et qu'ils peuvent s'exprimer librement et sincèrement, l'immense majorité des commerçants affichent d'énormes difficultés et se plaignent d'une attractivité en chute libre à Aubagne.

Et si on tend l'oreille, on peut les entendre dire, en parlant du maire : "Qu'il parte".

Comme on peut l'entendre des résidents de La Tourtelle, du Charrel, du Pin Vert ou de Palissy, mais aussi des Espillières, des Passons, d'Eoures ou de Beaudinard.

Comme le disent, le chuchotent, le crient, les ouvriers, les employés, les sans-emplois, mais aussi les enseignants, les cadres ou les professions libérales.

Partout dans Aubagne : "qu'il parte", "QU'IL PARTE !", "QU'IL PARTE ! ! !"

Antoine Monticellu