Gelati Nino est à vendre !

Si vous arrivez à vous frayer un chemin au milieu des travaux de réfection de la chaussée autour de l'Horloge, vous pouvez apercevoir sur la vitrine du glacier "Gelati Nino", une inscription "A vendre" suivie d'un numéro de téléphone. Un commerce de plus du centre-ville contraint de fermer.

Ce glacier, Gazay et ses communicants nous l'avaient présenté comme un fleuron qui devait illustrer "le renouveau" de l'activité du centre-ville. Encore raté.

Comme Bézert, la librairie du lycée, Lola Fraise des Bois, Levetti, le chocolatier et la parfumerie de la rue de La République, et des dizaines d'autres, Gelati Nino tire le rideau.

Interrogé par un journaliste, le patron explose : "Nous l'avions dit au maire qu'il ne fallait pas faire les travaux dans cette période. Mais il n'a rien voulu entendre. Résultat : je crève donc je vends et je vais ailleurs". Et il rajoute, sûr de lui : "Je ne suis pas le seul dans cette situation !".

C'est vrai qu'aujourd'hui, quand ils sont à l'abri d'oreilles indiscrètes et qu'ils peuvent s'exprimer librement et sincèrement, l'immense majorité des commerçants affichent d'énormes difficultés et se plaignent d'une attractivité en chute libre à Aubagne.

Et si on tend l'oreille, on peut les entendre dire, en parlant du maire : "Qu'il parte".

Comme on peut l'entendre des résidents de La Tourtelle, du Charrel, du Pin Vert ou de Palissy, mais aussi des Espillières, des Passons, d'Eoures ou de Beaudinard.

Comme le disent, le chuchotent, le crient, les ouvriers, les employés, les sans-emplois, mais aussi les enseignants, les cadres ou les professions libérales.

Partout dans Aubagne : "qu'il parte", "QU'IL PARTE !", "QU'IL PARTE ! ! !"

Antoine Monticellu

 

 

Articles récents

  • Covid-19 : premier décès à Aubagne +

    Hier, 3 avril, le maire, dans une vidéo postée après 18h, nous apprend que le premier décès dû au Covid-19 a été enregistré à Aubagne, après avoir affirmé que la situation était parfaitement maîtrisée dans notre ville. Un post précédant la vidéo nous informait que le 1er magistrat de la Lire la suite
  • Aubagne : redressement judiciaire pour l'entreprise Canavese +

      La fermeture de certains marchés de la restauration collective a aggravé les difficultés que connaît le groupe Canavese depuis presque 3 ans. Son président, Gérard Canavese, a choisi de placer l'entreprise en redressement judiciaire. Ce qu'a accepté le Tribunal de Commerce de Marseille. Lire la suite
  • Covid-19 : mobilisation individuelle et collective +

    La réponse à la crise sanitaire que nous connaissons nécessite une mobilisation individuelle et collective face à un véritable fléau pour l’humanité entière. Marcel Touati, médecin, responsable santé du PCF 13, tente une réflexion à haute voix pour un débat pluriel et pluraliste. Lire la suite
  • Gazay : la honte ! +

    Gazay et son équipe se félicitent de l'arrivée, opportune pour leur survie, du Covid-19. Cela ne sent pas bon mais les bruits insistants venant de la sphère proche du maire semblent bel et bien tirer le positif de cette situation : report des élections, le temps que Gazay se refasse une Lire la suite
  • Et les salariés de la grande distribution ? +

    A Aubagne, la place des salariés de la grande distribution est importante. Il faut penser à eux et les accompagner immédiatement. Depuis le début de la catastrophe sanitaire, et de manière accrue ces tous derniers jours, les "petites mains" du secteur du commerce (caissières et caissiers, livreurs, manutentionnaires, agents d'entretien....) Lire la suite
  • Macron et Gazay confirment le Bricolage +

    Nous avons depuis quelques jours eu l’occasion, au regard de l’amplification de la catastrophe sanitaire (ce n’est déjà plus une crise, c’est pire que cela ….), de jeter un regard lucide sur les réponses nationales et locales qui sont apportées et de faire part de nombreuses propositions complémentaires, à destination de Lire la suite
  • Municipales : Raymond Lloret précise sa position +

    Quelques jours après le 1er Tour des municipales, Ramond Lloret et ses colistiers-ières appelaient à "faire barrage à la droite libérale et à sa politique de privatisation de nos services publics et à l'extrême droite qui restera toujours mon principal adversaire". Dans La Provence du 26 mars, Raymond Lloret précise Lire la suite
  • 1