Des questions après le saccage de l'école maternelle du Charrel

des questions apres le saccage de l ecole maternelle du charrel

Après les dégradations dans plusieurs salles de classes de l'école maternelle du Charrel, pendant le week-end des 11 et 12 mai, de nombreuses questions (qui ? pourquoi ? comment ?...) restent posées et attendent des réponses de l'enquête en cours. Mais un article très documenté de La Provence du mardi 14 mai nous en fait poser d'autres.

Nous apprenons en effet par la voix de la directrice de l'école maternelle qu'une intrusion avait déjà eu lieu début mai. Une source policière confie au journaliste de La Provence que les 9 et 10 décembre, des faits similaires ont été constatés à la crèche des Passons. Cette source rajoute même : "Cela arrive fréquemment à Aubagne".

Nous n'en aurions rien su sans l'émotion suscitée par le saccage de l'école au Charrel. L'aurions nous su sans le post de la page facebook de Mèfi ?

A ce jour et à cette heure, soit deux jours après, il n'y a toujours rien sur la page du maire, ni sur la page de la ville qui nous informent pourtant depuis quelques semaines du moindre trou qu'on rebouche (avec les applaudissements et l'extase de Simone Caballero, la présidente honoraire du fan club Gazay), de la moindre main serrée par le maire... ou de l'inauguration de la 38ème agence immobilière à Aubagne.

Doit-on rappeler que rien n'a été communiqué après un incendie criminel, chemin de Saint Joseph, qui a pourtant obligé l'évacuation, pendant plusieurs mois, de 36 logements ?

Ni sur la mort de froid d'un SDF, ni sur les 6 braquages en 6 mois du tabac du Charrel, ni sur l'incendie d'un véhicule sous une caméra, chemin de La Perussonne, ni sur la série de cambriolages rue de La République, ni ..., ni ..., etc ...

Combien d'autres encore ?

Tout ça pour éviter de communiquer sur des faits de délinquance dont le nombre, au mieux, est identique "à avant", au pire en augmentation (vols, dégradations...).

Tout ça pour éviter de faire un point réel et objectif sur les millions dépensés pour le système de vidéo-surveillance qui n'est, en fait, qu'un système de vidéo-verbalisation. Inefficacité du dispositif ? Incompétence pour son utilisation ? Les deux ? 

Ce qui est sûr, c'est que la propagande véhiculé par AJJ "A Aubagne, tout va bien, tout va mieux" est de plus en plus mal vécue par les Aubagnaises et les Aubagnais.

Sachons regarder l'essentiel : dans 10 mois, Aubagne peut tourner la page.

Antoine Monticellu