Assises du Rire : suite


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Avec les Assises de l'environnement, Gazay a fait renaître le Festival du Rire. Il a tenté de ressembler à Gad Elmaleh, celui qui interprète des sketchs déjà joués par d'autres. Vous pouvez lire le compte-rendu de cette séance ici. Mais quelques points, en vrac, méritent un petit retour sur l'événement.

Une participante a souligné l'importance de la faune au Parc Jean Moulin : écureuils, hérons, hérissons, insectes multiples et autres. Pourtant l'entretien des arbres portant des fruits consommés par tous ces animaux fait défaut. Elle suggère, pour ne pas accabler le budget de la ville, qu'on essaie, au moins une fois par an, de les tailler. Pour une ville dont le maire affirme qu'elle prétend au 1er prix de la classe en matière d'écologie cela pourrait être la moindre des choses.

Elle y rajoute une proposition pour la retenue d'eau (cette "mare" est aujourd'hui un nid à bactéries avec de l'eau sale et stagnante, des détritus qui surnagent, un vrai égout à ciel ouvert) : elle suggère, plutôt que de dépenser une fortune, une fois par an, pour faire nettoyer l'espace par une entreprise privée (ce qui ne sert strictement à rien puisque la mare est dans le même état quelques semaines après) de demander aux agents du service public de faire un entretien régulier. 

Dans les épisodes comiques de cette soirée, une remarque de Gazay vaut son pesant de cacahuètes. Il souligne, en effet, qu'il est passé au Parc Jean Moulin et qu'il a constaté l'état déplorable de cet espace. Après 5 ans de mandat, il découvre un lieu à l'abandon que les Aubagnaises et les Aubagnais lui ont signalé des dizaines de fois ! Gad Elmaleh, on vous dit.

Autre temps pathético-risible : Gazay renvoie la responsabilité de certaines constructions sur ses prédécesseurs. Après "c'est la dèèèèèèèète" façon Galabru dans "Les Ch'tis", sa blague préférée c'est "C'est pas moi c'est l'autre" façon enfant de CE1 dans une cours de récréation.

Au Pied du Garlaban, il prétend avoir réduit de moitié le nombre de logements déjà prévus. A l'avenue des Goums, il affirme avoir fait baisser de deux étages un immeuble. Là où le bât blesse, c'est que ces constructions sont nées après son arrivée et que c'est lui et son adjointe à l'urbanisme qui ont délivré et signé le permis de construire. L'humour gamin de ces gens qui n'ont jamais dépassé le stade de l'enfance.

On se souvient qu'il avait annoncé dans sa campagne électorale : "plus aucune construction de plus de 3 étages" (page 1- troisième fascicule). Aucune construction n'a respecté cet engagement depuis 2014. Le béton envahit la ville. C'est sans doute cela l'écologie "négative".

Dernier "détail", pour rire jaune, le service déchets/environnement/ compostage/tri du conseil de territoire n'était pas présent aux Assises de l'environnement d'Aubagne. Or, c'est ce service qui assure le ramassage et le traitements des ordures ménagères et c'est ce même service qui intervient dans les écoles pour sensibiliser les enfants sur ces aspects.

Bien sûr, il s'agit là d'une nouvelle facette de la guéguerre électorale que se livrent Gazay et Barthélémy (la présidente du territoire n'était d'ailleurs pas présente et Gazay n'a jamais prononcé son nom), mais il faut y rajouter cependant que Gazay et son 1er adjoint avaient décidé de ne pas inviter les services du conseil de territoire (qui pourtant en ont la compétence) pour participer aux divers ateliers prévus.

Au bout, c'est Aubagne qui fait les frais de ces querelles... pagnolesques. 

Heureusement, dans 10 mois, si les Aubagnaises et les Aubagnais le décident, tout cela peut s'arrêter.

Antoine Monticellu

 

 

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