Après la découverte de la location sans bail par une élue municipale : solidarité avec la famille !

apres la decouverte de la location sans bail par une elue municipale solidarite avec la famille

Mardi 30 avril, La Provence et La Marseillaise nous apprenaient que l'élue au tourisme de Gérard Gazay louait un appartement de la vieille ville dans un état lamentable, sans bail et pour un montant de 400€ mensuel. L'élue, pour se défendre, concluait sa plaidoirie par un cri :"le mieux c'est qu'ils s'en aillent". Nous pouvons partager cet avis, mais pour aller où ? Peut-on espérer un élan de solidarité ?

Rappelons d'abord les raisons du départ d'Algérie. Le père, chauffeur de bus indépendant, a subi des pressions, a été menacé et a dû faire face à des tentatives de racket. Après des menaces sur la famille, en juillet 2018, il a décidé de partir et de demander asile à la France.

L'OFPRA (organisme chargé d'étudier les dossiers) a été saisi et un appel est en cours d'instruction. En attendant, il faut bien vivre et se loger. Le père trouve quelques travaux de maçonnerie et de peinture qui lui permettent de solliciter la générosité de quelques familles, la fille aînée, 18 ans, suit une formation de coiffure en alternance dans un organisme à Marseille, la plus petite, 8 ans, est scolarisée au Pin Vert.

Dans un premier temps, ils sont logés chez des amis au Charrel, puis au Pin Vert. Des connaissances leur permettent de trouver cet appartement, rue de l'Egalité. Ils n'ont pas d'autre choix que de s'en contenter.

L'appartement, c'est 18 m² en tout, au 3ème étage : une "pièce à vivre" (cuisine, salle à manger, salon, couchage), avec un tout petit fenestron de quelques centimètres carrés qui ne ferme pas + un alcôve sans fenêtre + un "coin toilette" minuscule sans interrupteur (le père s'est chargé de réaliser une installation précaire).

Mais, comme disent les gens qui ont tout : "c'est mieux ça que rien".

Aujourd'hui, l'urgence absolue, c'est de trouver un autre appartement décent pour 4 personnes. Nous faisons donc appel à toutes les bonnes volontés qui pourraient avoir les moyens de répondre à ce besoin, y compris des bailleurs "sociaux", y compris les gestionnaires des Centres d'Accueil des Demandeurs d'Asiles, y compris des particuliers qui auraient la possibilité, au moins provisoirement, de les héberger.

Cet appel à la solidarité se complète par deux dimensions : humaine et "politique" d'abord pour que leur demande d'asile aboutisse, économique ensuite pour permettre à ces 4 personnes de vivre et de se nourrir.

Si vous souhaitez répondre à ces appels, vous pouvez faire vos propositions en les envoyant en "Message Privé" sur la page facebook de Mèfi. Nous transmettrons.

Claude Bernardi