L'élue déléguée au tourisme de Gazay accusée de louer sans bail : revue de presse

 L'élue déléguée au tourisme de gazay accusée de louer sans bail : revue de presse

Après le communiqué de La France Insoumise publié lundi 29 par Mèfi, ce mardi 30 La Marseillaise et La Provence consacrent de longs articles sur la location sans bail d'un logement de 18 m² pour un montant de 400€ par madame Alexandra Pasolini, élue déléguée au tourisme dans l'équipe Gazay.

La Marseillaise en fait son titre de Une "Aubagne : l'élue loue sans bail un 20 m² pour 400€" avec ce commentaire "Depuis 6 mois, le père, la mère et leurs deux filles arrivés d'Algérie s'entassent dans un studio du centre-ville, propriété d'Alexandra Pasolini, élue LR déléguée au tourisme". C'est complété par deux pleines pages en 2 et 3 par "L'événement" du jour.

On y apprend que la famille, en attente d'une réponse de demande d'asile, a d'abord été hébergée gracieusement par des amis au Charrel puis au Pin Vert. Ensuite, une des assistantes sociales de la Maison Départementale des Solidarités a sollicité les services concernés pour tenter de trouver un logement dans un CADA (Centre d'Accueil des demandeurs d'Asile). En vain.

Enfin, les 4 personnes ont pu avoir accès à cet appartement loué par l'élue aubagnaise. Dans son article, le journaliste de La Marseillaise, Sylvain Fournier, nous en fait une description : "La fenêtre de l'appartement ne ferme pas et vaudra à la famille de passer tout l'hiver dans un courant d'air glacé... Pour mettre de la lumière dans la salle de bain, la mère est obligée de visser l'ampoule... faute d'interrupteur... la douche réduite à un simple tuyau faute de pommeau... les moisissures qui s'étalent sur le mur donnent un aperçu de l'humidité..."

Dans La Provence, c'est l'article principal de la page locale d'Aubagne, sur 4 colonnes avec ce titre "L'appartement est loué sans bail à des migrants" avec en sous-titre "Une famille en demande d'asile à quatre dans 20 m² pour 400€ hors charge".

La Provence "à ce stade de l'affaire" a décidé de "ne pas dévoiler les noms des protagonistes". Mais, à quelques nuances près, raconte la même histoire et décrit le même appartement. Le journaliste, François Rasteau, cite Jean-Paul Mignon (Réseau Education Sans Frontière) qui avait dès le mois de décembre envoyé un sms à la propriétaire : "Nous vous avons versé 1250€ pour occuper le logement de 18 m² situé rue de l'Egalité. Le loyer moyen à Aubagne pour un appartement de ce type ne devrait pas excéder 10€ le m², donc 10€ fois 18 m² égale 180€. Et ce d'autant plus que l'appartement à de nombreux défauts (chauffage, robinets, fenêtre, lumière...). Nous considérons que nous vous avons versé l'équivalent de sept mois de loyer".

La propriétaire se défend. Elle affirme ne pas avoir pu négocier le montant du loyer, que le logement "était loin d'être insalubre" et qu'elle avait averti l'ARS, que depuis deux mois "elle courait pour faire signer le bail", qu'au départ la famille n'était composée que de deux personnes, que "cela lui apprendra à faire du social". Elle conclut en affirmant : "Tout ce que je veux, c'est qu'ils s'en aillent".

L'élue de Gazay, propriétaire de plusieurs appartements, insiste "Tous les appartements que je loue sont dans un bon état... je ne suis pas une marchande de sommeil". Les baux sont-ils à jour et signés ? A vérifier. Ce serait un élément important prouvant sa bonne foi.

Joseph Lèsperd