Une nouvelle fois, Gazay interdit la terrasse d'un point repas


une nouvelle fois Gazay interdit la terrasse d'un point repas

Monsieur Ahmed Fetouhi a racheté l'an dernier un local sur le cours Foch pour en faire un petit lieu de restauration. Quelques mois après l'accord de la commission municipale, on lui a fait savoir qu'en définitive l'autorisation d'une terrasse lui était retirée.

Après avoir pris possession du local commercial inoccupé - il s'agit de l'ancien salon de coiffure "Carré Vogue" sur le cours Foch, entre le cinéma Le Pagnol et le café des Arts - monsieur Fetouhi souhaitait installer un restaurant franchisé, spécialisé dans le domaine des pâtes.

Pâtes à emporter bien sûr, mais aussi à déguster sur place. N'ayant qu'une douzaine de places à l'intérieur, il a donc décidé de demander à la ville l'autorisation d'une petite terrasse (4mx8m) pour bénéficier d'une vingtaine de places supplémentaires à l'extérieur (la photo ci-dessus montre qu'il y a très largement la place, en toute sécurité).

Il a pris soin de venir présenter son projet à tous les autres restaurateurs du cours qui ont accueilli cette idée avec enthousiasme : une dynamique commerciale de plus en centre ville et, de surcroît, non concurrentielle mais, au contraire, complémentaire.

En janvier 2018, le propriétaire reçoit un mail de la commission municipale pour l'informer qu'il avait un avis favorable pour l'installation de sa terrasse démontable.

Mais, surprise, quelques mois après, en septembre 2018, alors que les travaux étaient lancés, on lui fait savoir que l'autorisation lui est retirée.

Les questions de sécurité sont évoquées pour justifier ce retournement de situation, comme à chaque fois que dans cette ville on veut ordonner une réponse négative.

Or aucun document ne peut conforter cette thèse. Depuis toutes les hypothèses circulent : racisme ? quelqu'un d'autre, "mieux placé", voudrait-il l'emplacement ?

Le nouveau propriétaire des lieux, lui, ne rentre pas dans ce jeu. Il a fait appel à un avocat spécialisé et a engagé une procédure contre la mairie. Il est sûr de son bon droit et entend le faire reconnaître.

Mais voilà encore une double démonstration. La première c'est que Gazay n'hésite pas à gaspiller l'argent public dans des frais de justice inutiles alors qu'il ne cesse de justifier toutes les restrictions financières imposés au budget municipal par le manque de moyens de la ville.

La deuxième, c'est qu'au lieu d'aider les Aubagnais.e.s qui le souhaitent à redynamiser le commerce de leur commune, il leur met des bâtons dans les roues, dans le même temps où il déroulent le tapis rouge pour installer des agences immobilières (37 à Aubagne aujourd'hui !) et des banques (31 !).

Antoine Monticellu

 

 

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