Santons : la mise à mort ?


Biennale de l'art santonnier a Aubagne - santons : la mise a mort

Les 1er et 2 décembre a eu lieu la traditionnelle biennale de l'Art Santonnier à Aubagne. Hélas, la foule n'était pas au rendez-vous. Les photos qui illustrent cet article ont été prises à 11h15 le dimanche, un des moments qui fait habituellement partie des pics de fréquentation de cette manifestation.

Biennale de l'art santonnier a Aubagne - santons : la mise a mort

Bien sûr, le fan club de Gazay va nous faire observer que nos exagérons, que nous sommes systématiquement négatifs, qu'à d'autres heures, il y avait une foule considérable, etc , ...

Or, pour celles et ceux qui sont encore lectrices ou lecteurs de La Provence, on pouvait lire dans ce quotidien le 2 décembre, le témoignage d'une exposante qui, pour affirmer que cette année c'était parfait, avouait "En 2014, c'était nul, la pire année" et rajoutait "En 2016, ils nous ont installé dans un chapiteau ... trop confiné, les gens ne restaient pas".

Que disait Mèfi en 2014 "Encore une initiative qui a perdu de son ampleur. Le week-end de la biennale de l'art santonnier a été morose, avec un faible public". Et on retrouvait la même appréciation deux ans après.

Les organisateurs et leurs supporters nous avaient accusés de noircir le tableau, d'en rajouter, etc, ...

4 ans après, on nous indique que nous étions très en-dessous de la vérité.

Biennale de l'art santonnier a Aubagne - santons : la mise a mort

Il en sera encore de même cette année. Même si le dimanche après-midi à partir de 15h30, le cours Foch était bien rempli. Au final 4 à 5000 personnes, là où on pouvait en compter 20 à 25 000 par le passé.

On peut rajouter à cela que la décoration était parfaite, les boules lumineuses sur Foch étaient du meilleur goût. On sent la patte d'un vrai professionnel.

Quelques explications "objectives" sur ce qui reste une faible participation : en 2012, il y avait 34 santonniers invités, avec, en plus, des Espagnols et des Italiens. Cette année, au total, il y en a 22, soit un tiers de moins. Les surfaces d'exposition ont été divisées par cinq.

Mais surtout, la communication, décidée par la métropole pour cette biennale, a été quasiment inexistante. Si on prend le programme des festivités de Noël, sur un dépliant de 26 pages, la biennale occupe le quart d'une page, un cent quatrième des festivités...

Les "Marseillais", en charge de la filière argile pour tout le département avaient, sans aucun doute, décidaient de donner la priorité à la foire aux santons de Marseille. La publicité spécifique de l'événement aubagnais a donc complètement disparu.

Vous avez pu noter d'ailleurs que c'est la Marseillaise Martine Vassal qui invitait les Aubagnai.se.s à venir à l'inauguration sur le cours Foch ... en présence du maire. Le Maire de notre Aubagne était transformé en potiche.

"On" va nous dire une nouvelle fois que nous en rajoutons, que nous dramatisons ... pour nous donner raison dans 4 ans.

C'était la 13ème biennale de l'Art santonnier, espérons que ce ne sera pas la dernière.

Antoine Monticellu