Le maire de Cuges crève l'écran !


 

L’émission « Pièces à conviction » du mercredi 14 novembre sur France 3 était consacrée à certaines dérives de la gestion communale par des maires et des élus. Comme annoncé, une séquence importante était consacrée à la commune de Cuges-les-Pins. On attendait des réponses sérieuses sur les dossiers qui ont alimenté la chronique du village. On a eu droit au Muppet Show !  Et ça fait peur.

Incompétence et cynisme. Tous les téléspectateurs retiendront cette image surréaliste, dans le bureau du maire, où le maire, sa 1ère adjointe et le directeur  des services de la commune, « LE » spécialiste des finances, se sont ridiculisés aux yeux de tous :  

Extraits :

  • la journaliste à France Leroy, adjointe aux finances : « vous êtes sûre que l’emprunt de l’école ne coûtera pas plus de 1800€/mois?
  • France Leroy : « qui vous a donné ce chiffre ? »
  • La journaliste : « Monsieur le maire» qui confirme :
  • Le maire : « oui, on a vu ça avec Daniel (ndlr : Daniel Rousseau, le DGS) sur le chantier. »
  • La journaliste : « vous n’avez pas des documents …»

France Leroy reste muette. Le DGS fait son apparition. Sourire aux lèvres. Guignolesque. Mais sans aucune réponse. Et pour cause. La mensualité pour les travaux de l’école sera de 6125 €, soit 73500€ sur l’année. Loin des chiffres annoncés par le maire.

Incompétence donc, et CYNISME. Sur le chantier de l’école, le maire « chiffre » le remboursement de l’emprunt en suppression de poste d’agents du service public.
Le maire : « il suffit de supprimer un poste pour financer l’emprunt ». Et en plus d’être cynique, Bernard Destrost ne sait pas compter, peuchère !

C’est la nouvelle jauge financière du maire et de ses élus : l’extension de l’école =  4 postes à supprimer ! Les travaux du Bd Gambetta =  1 poste à supprimer ! Les travaux des Bd Stanislas-Fabre et Bonifay =  encore un poste à supprimer…

Quand on veut liquider le service public, on ne compte pas !

Autre sujet abordé, les « dysfonctionnements » constatés dans les services techniques et pointés par la Chambre Régionale des Comptes. Interviewé, l’ancien directeur des services techniques confirme les propos qu’il a tenus il y a deux ans. Propos que nul ne démentira : ni un agent communal interrogé par la journaliste, ni même le maire !

Abus  sur les cartes de carburant, véhicules et matériel qui « disparaissent », travaux effectués avec des engins du garage communal chez des élus… pendant le temps de travail (!), on allait enfin savoir, et surtout, connaître les dispositions prises pour y remédier ! Raté.

Mauvais timing répondra le maire. « Ce n’était pas le moment et les règles du jeu auraient du être précisées avant !». Depuis quand a-t-on besoin de préciser que la probité, l’honnêteté font partie des qualités que l’on attend de tout agent du service public, et de tout salarié en général, et a fortiori de la part d’élus de la République ?
Donc pas de mesures prises, si ce n’est… une tentative de révocation du directeur des services techniques devant le conseil de discipline du centre de gestion des Bouches du Rhône. Lequel a blanchi le directeur des services techniques et remonté les bretelles du maire sur son management et son organisation.

Ainsi donc, tout était vrai ? Tout ce que Méfi rapporte depuis plusieurs mois sur les errances de la gestion municipale à Cuges !

Les masquent sont tombés. Personne, en particulier les élus de la majorité de Bernard Destrost, ne pourra dire qu’il ne savait pas. A eux de cautionner ou pas cette politique.

Et aux citoyens de se faire entendre. Comme le disait le représentant de la Cour des Comptes dans le débat qui a suivi la diffusion du reportage : « les seuls à pouvoir sanctionner un maire, ce sont les citoyens avec leur bulletin de vote». Ce matin, dans les rues de Cuges, l’émission était dans tous les propos de Cugeois sidérés, partagés entre l’indignation et l’inquiétude. Avec la honte de l’image que le maire a donné de leur village.

Diego de la Vega

 

 

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