Ville d'Aubagne : une élue du personnel mise au cachot


Au début de cet été, la haute administration de Gazay a décidé de déplacer une élue du personnel pour la mettre dans un espace sans fenêtre et sans éclairage naturel, réservé à l'origine pour les archives et les photocopieuses. Une mise au placard qui en dit long sur les méthodes de gestion du personnel de la ville d'Aubagne.

Les textes du code du travail sont pourtant assez explicites :

- article R4223-3 : "Les locaux de travail disposent autant que possible d'une lumière naturelle suffisante".

- article R4213-2 : "Les bâtiments sont conçus et disposés de telle sorte que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l'éclairage des locaux destinés à être affectés au travail, sauf dans les cas où la nature technique des activités s'y oppose".

- article R421363 : "Les locaux destinés à être affectés au travail comportent à hauteur des yeux des baies vitrées transparentes donnant sur l'extérieur, sauf en cas d'incompatibilité avec la nature des activités engagées".

Le code du travail pas respecté

Des recommandations minimales du Code du travail que l'on foule aux pieds dans un service qui devrait donner l'exemple puisqu'il s'agit tout simplement du service des "Ressources Humaines". On comprend mieux pourquoi, "on" est allé chercher sa directrice... à Marseille où elle avait la responsabilité des "audits du personnel".

En langage patronal décodé, le mot "audit du personnel" veut dire "comment trouver les moyens de réduire le nombre d'agents dans les services".

Dans ce cas là, la cible a une caractéristique particulière. En décembre 2014, elle a été élue au Comité technique sur une liste FSU, avec 18,51% des voix. Près d'un membre du personnel sur 5 a voté pour elle. 

Depuis à chaque réunion du Comité Technique, avec les représentants de la CGT, elle fait face à tous les mauvais coups portés par Gazay et les siens. Elle refuse de s'incliner devant l'injustice et le mépris affiché pour le personnel communal. Avec toutes et tous les autres représentants syndicaux, elle propose des solutions alternatives pour permettre à tous les cadres et les agents de mieux vivre sur leur poste de travail. C'est insupportable pour l'équipe municipale. 

Sans aucun doute, tout cela ne semble pas étranger à la décision de "mise au cachot" prise au début juillet par la directrice des ressources humaines.

Mise au cachot pour activités syndicales ? Cela y ressemble

Mieux que ça, l'élue FSU, par mail, a demandé des explications et proposé une rencontre de travail à sa responsable. Plusieurs semaines après, elle n'a pas le moindre soupçon de commencement de réponse. Le mépris est la seule réponse, à ce jour.

La rumeur laisse même entendre que la DRH se faisait fort d'obtenir du DGS (à 11 000€ par mois), du 1er adjoint, délégué au personnel et du maire, une fin de non recevoir aux diverses demandes de rendez-vous pour trouver une solution amiable et satisfaisante pour tout le monde.

Pour ces gens là, madame, pour ces gens là, monsieur, les représentants du personnel, les organisations syndicales, les agents communaux, ne comptent pas suffisamment pour que l'on perde du temps à les entendre.

Et si les élus d'opposition s'en mêlaient ? Et si le Tribunal Administratif par la voix syndicale était saisi ? Et si les organisations syndicales dans un élan unitaire faisait front ensemble ? Et si la presse "professionnelle" et quotidienne se saisissait de cette information ?

Nous nous en ferons écho !

Antoine Monticellu

 

 

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