Après la pluie et la grêle à Aubagne


aubagne sous les eaux

Le jeudi 9 août dernier, de violentes précipitations se sont abattues sur Aubagne en tout début d'après midi. Une impressionnante pluie de grêlons a occasionné de nombreux dégâts. En moins de deux heures, 64 mm d'eau par m² (autant que pour 15 jours du mois d'avril) tombaient sur Aubagne.

La rue de la République s'est transformée en torrent, la place de l'horloge dont les photos ont fait le tour de France des réseaux sociaux et des médias ressemblait à un immense lac boueux.

N'y a-t-il aucune responsabilité dans tout ça ?

Il faut rassurer, tout de suite, les fans de Gazay (surtout marseillais d'ailleurs) qui s'amusent sur la page facebook de Mèfi : personne n'a émis un premier soupçon d'hypothèse pour laisser penser que le maire d'Aubagne serait responsable de la pluie (et de la grêle) ou du beau temps, à Aubagne et dans le reste du monde.

Celles et ceux qui tentent "cet humour" ("Allez-y, régalez-vous, mettez les orages sur le compte de Gazay" écrit un "lecteur" sur notre page) essaie de discréditer Mèfi qui, jour après jour, mois après mois, année après année, gagne en crédibilité et voit son nombre de lecteurs en progression constante.

Ce n'est pas le maire qui a déclenché la pluie

Il est nécessaire de préciser aussi que les agents du service public font leur travail avec beaucoup de compétence, de dévouement et d'abnégation. Ils donnent pour leur travail bien plus que ce qu'ils reçoivent en salaire et mille fois plus que la reconnaissance qu'ils en ont de la part de leurs élus.

Contrairement à ce que quelques cadres "zélés" tentent de faire croire ("Mèfi vous accuse de ne pas avoir fait votre travail" ou "Allez vite nettoyer ou débroussailler dans tel ou tel quartier, Mèfi affirme que vous n'êtes pas passés"), quand Mèfi dénonce une ville de plus en plus sale, des espaces publics à l'abandon ou des bâtiments sans entretien, aucun membre de la rédaction ne pointe la responsabilité des agents municipaux.

Bien au contraire, ce qui est dénoncé ce sont les budgets des services qui se réduisent comme peau de chagrin, les remplacements (quel qu'en soit le motif) qui ne se font plus, la réduction du personnel partout et en particulier pour les agents de catégorie C.

Pourtant, au nom des économies à faire à cause de la dèèèèèèète, Gazay et les siens ne permettent pas au service public de réaliser le minimum nécessaire pour réduire, sinon éviter, les situations catastrophiques dans des situations extrêmes comme ce fut le cas ce jeudi 9 août.

Les agents communaux sont irréprochables

A de multiples reprises, vous avez pu voir des photos envoyées par des lecteurs qui montraient l'absence d'entretien du réseau pluvial.

Avant un épisode orageux, on nettoie les regards, on cure les réseaux, on nettoie toutes les rues à fond, on enlève tous les embâcles (objets-bois, feuilles, papiers, etc-bloqués), on sensibilise tous les services municipaux à une future mobilisation exceptionnelle. En clair on fait de la prévention en mode accéléré. 

Mais Vincent Rusconi, l'adjoint à la sécurité, a déclaré "Nous n'avons reçu aucune alerte préfectorale". C'était bien le seul ! Le maire qui a, pour une fois, mesuré l'énormité de la déclaration s'est senti obligé de corriger quelques heures après "Nous avons reçu un fax mercredi soir". En quelque sorte "Trop tard".

En fait, ils reconnaissent tous les deux qu'ils n'ont pas donné les moyens aux services techniques de la ville d'anticiper. Quand on veut faire des économies sur les heures supplémentaires, sur le nombre de remplaçants d'été, sur les moyens humains et techniques donnés aux agents municipaux, les conséquences sont dramatiques pour toute la population.

C'est pour cela qu'on peut affirmer que les salaires des agents et les coûts de fonctionnement d'une commune ne sont pas des "charges" mais bien des "investissements" au service des habitantes et des habitants.

Aubagne, quand on y tient, on l'entretient

Et c'est vrai toute l'année, tous les jours. L'entretien, le nettoyage, ce ne sont pas des opérations du jour où on communique dans toute la presse, où le magazine municipal fait un reportage, où le pages facebook du maire et de la ville (dans cet ordre) s'esbaudissent pour des opérations "coup de poing" qui ne sont que des opérations "coup de com".

Aubagne, on s'en occupe tous les jours, avec amour, compétence et dévouement. C'est pour cela qu'existe le service public communal. Les agents communaux sont totalement attachés à "leur" ville.

Gazay et ses élu.e.s, eux, regardent passer l'eau boueuse rue de la République et mettent sur le compte de la fatalité tous les dégâts occasionnés.

Antoine Monticellu

 

P.S. : peut-on nous dire pourquoi le maire d'Aubagne ne présidait pas la cellule de crise du Plan Communal de Sauvegarde réuni le 9 août, comme cela a toujours été le cas, alors qu'il était au repas de Beaudinard la veille ?

 

 

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