Quartiers d'Aubagne #7 - Espillières : noir c'est noir, gris c'est gris


quartiers Les Espillières

Non, ce n'est pas un hommage de plus à Johnny Hallyday (qui les mérite tous), ni même de la Météo mais bien du quartier des Espillières dans lequel je vis. Autrefois animé par un CIQ que ses habitants ont délaissé, est-ce encore aujourd'hui un quartier ?

Plutôt une suite de diverses propriétés qui pour certaines ont fière allure.

Des murs derrière lesquels ils s'isolent du monde réel et se réfugient dans une vision passéiste de la ville. Beaucoup de personnes y sont prisonnières de préjugés sociaux dépassés car la société change. 

La connaissance de leur ville leur a échappé depuis longtemps et ils n'en perçoivent que des informations filtrées par leurs "Premiers de Cordée". 

Certains résidents  ne connaissent même pas le nombre d'habitants d'Aubagne (et c'est du vécu !).

Comment s'étonner alors qu'ils  ne prennent pas les bonnes décisions quant à l'avenir de leur cité : ils votent uniquement selon leur idéologie et non en fonction des programmes présentés.

La preuve ! En 2014, ils ont voté pour un candidat sans programme qui n'a depuis de cesse  de s'attribuer les réalisations d'autrui ou de "pomper" sur le programme rival...

C'est vrai que l'avenir restera sombre dans ce quartier tant qu'on préférera  élire un candidat calomnieux à promesses (non-tenues) à un autre ayant réalisé tout à quoi il s'était engagé.

Mais ce Maire redevable a amélioré la circulation sur le plateau ? Faux, il a déplacé le problème de quelques mètres tout en mettant en danger les enfants dans le square et défiguré cet écrin en l'encerclant de barrières en bois comme pour un ghetto. La mise en place des dos d'âne ne semble pas respecter les normes légales (à vérifier dans toute la ville): 10 cm de hauteur, quota de voitures.

Le manque de sécurité (thème de campagne !) existe en tous domaines :

Comme partout dans la ville, la saleté  et les herbes folles ont envahi le quartier, le ramassage des containers et des poubelles est aléatoire, le matériel communal n'est pas entretenu (éclairage défaillant, parcours sportif des Espallères abandonné), délais de débroussaillage non respectés (et le feu n'est pas passé loin cet été !).

Je termine ce zoom malgré tout sur une note d'espoir.

Au dernier Conseil de Quartier (sans intérêt : palabres sur boîte de nuit vers Auchan, tableau chiffré mais sans références ni sources, doléances municipales sur les obligations légales à exécuter), une voix inquiète s'est élevée : Et notre cadre vie ? Autrefois, mon père me promenait au square ; aujourd'hui je ne peux plus le faire avec mes enfants !

Peut-être la naissance d'une prise de conscience en regard des mensonges et des échecs d'une équipe municipale : emplois, propreté, réductions d'impôts, soumission à la Métropole, et dette.

Espérons qu'un peu d'humanité refleurira sous le béton craquelé ; qu'un jour, dans ce quartier, La Fête des voisins renaîtra de ses cendres avec de nouvelles structures d'animation (CIQ, foyer ?) et que bientôt, face à l'étendue des dégâts, les habitants des Espillières sauront réagir pour sortir des ténèbres.

Johnny lui,  a vaincu sa période "Noir, c'est Noir"...

Gilles Lejeune