Gratuité des bus... jusqu'en 2021


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Doucement mais sûrement, Sylvia Barthélémy, présidente d'un conseil de territoire sans pouvoir, continue à utiliser les divers outils qui lui restent (et en particulier les SEM) pour communiquer, un peu plus de deux ans avant les municipales, ses "bonnes intentions" pour les Aubagnaises et les Aubagnais. Jeudi 14 septembre, c'était sur les transports.

Au centre des informations, l'arrivée de la Régie des Transports Métropolitains (RTM avec un M qui très opportunément s'est transformé en Métropolitain au lieu de Marseille) sur le territoire aubagnais.

Après nous avoir expliqué depuis le conseil d'agglomération de novembre 2015 que la Délégation de Service Public des transports devait être récupérée par la SPL locale "Façonéo", il fallait prendre un nouveau virage pour justifier l'arrivée de la RTM.

En effet la métropole du maire de Marseille a imposé que la gestion du tramway (personnel, exploitation, maintenance...) soit totalement assurée par la RTM. Pour être plus juste, par la société des Transports du Pays d'Aubagne et de l'Etoile, créée par la RTM pour donner un petit vernis d'ici à la chose.

Pour les bus, Façonéo travaillera en coopération avec sa grande voisine. On nous explique que ce sera "main dans la main" : la petite menotte de la SPL Façonéo dans la grosse main du géant des transports marseillais. En précisant que la métropole Aix-Marseille est déjà l'un des principaux actionnaires de la SPL.

Puis nous avons eu droit à une tirade de la présidente sur les bienfaits de la gratuité des transports. Elle oublie de préciser que la gratuité qui existe depuis le 15 mai 2009 avait été décidée par une réunion du conseil de l'agglomération du Pays d'Aubagne et de l'Etoile. Ce jour là, quand Alain Belviso et les élus d'Aubagne ont fait cette proposition, elle et son groupe ne l'avaient pas votée.

Bien sûr, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et elle a sans doute oublié de l'être... surtout en pré-période électorale.

Mais le directeur de la RTM nous ramène les pieds sur terre. Il rajoute en effet : "Elle (NDLR : en parlant de la gratuité) reste l'affaire de l'autorité organisatrice", c'est à dire la Métropole. Après avoir précisé que : "la gratuité a parfois suscité une certaine hostilité au sein de la Métropole".

La conclusion est encore plus éclairante : "La gratuité est pérennisée - en français : action de faire continuer dans le temps - ... jusqu'en 2021". C'est à dire juste après les municipales. Encore faudra-t-il pour aller jusque-là que la croissance de la fréquentation soit au moins de 2,4 % par an. Tout est dit.

Joseph Lèsperd