Cantines scolaires en berne


sodexo 10 2016

La publication de deux photos, prises "sur le vif", que l'on nous avait fait parvenir en direct d'un restaurant scolaire d'une école d'Aubagne, a eu un grand succès. Plusieurs milliers d'aubagnaises et d'aubagnais en ont pris connaissance. Nous avons dépassé les 6 000 !

Mais au-delà, cela a suscité un débat autour de la qualité et de la quantité des produits proposés à nos enfants par la Sogérès, filiale de la Sodexo, en lieu et place de la cuisine centrale municipale. Les parents se sont interrogés, le personnel municipal a été questionné, la direction administrative de la ville s'est affolée et le maire, en parfait politicien, a tenté de parler d'autre chose, sur son thème favori : "Depuis que je suis là, tout va bien, tout va mieux".

Certaines familles ont confirmé, d'autres ont affirmé que c'était exagéré. Personne n'a trouvé cela scandaleux, sans objet ou sans intérêt. Si cela peut permettre une plus grande transparence sur les repas des enfants, si cela donne envie d'aller voir et de suivre ce qui se passe dans les cantines scolaires, tant mieux. Plus le temps va passer, plus il y aura besoin de contrôles des citoyens eux-mêmes. L'histoire des produits frais, du bio, des desserts "maison", nous savons tous, mêmes les plus acharnés partisans du maire, que ce ne sont que des prétextes qui ont justifié la privatisation et la suppression de 32 emplois municipaux.

Chute du nombre d'enfants inscrits à la cantine

La meilleure preuve, c'est que les parents qui pouvaient le faire, ont anticipé en retirant leurs enfants de la restauration collective. Partout les inscriptions sont en chute libre. Un seul exemple, pour ne pas abuser des chiffres, au restaurant scolaire du Charrel, il y a 215 inscrits pour 316 élèves dans l'école, soit, à peine, 68 %. Nous pouvons rappeler qu'avant 2014, il y avait 90 % d'élèves qui mangeaient à la cantine dans les écoles d'Aubagne.

Entre l'augmentation des tarifs, les contraintes pour le paiement et la "qualité" des repas servis par la cousine de la Sodexo, les familles renoncent à laisser leurs enfants à l'école pour le repas de midi. Gazay a, ainsi, trouvé une nouvelle source d'économie pour le budget communal... sur le dos de nos enfants.

Antoine Monticellu