Rythmes scolaires : la fronde des "tatas"

Fatigue, manque de vigilance et insécurité, les conditions de travail imposées par l'organisation et la mise en place des rythmes scolaires à Aubagne passent mal auprès des agents chargés de s'occuper des enfants. En cause : des rythmes de travail exténuants et des moyens insuffisants qui impactent de manière négative la qualité du service à la population. Cela au détriment des enfants.

Les agents spécialisés des écoles maternelles d'Aubagne (ATSEM) ne sont pas contents et ils l'ont fait savoir ce vendredi matin à l'entrée des écoles puis à 9h30 devant l'Hôtel de Ville où les "tatas" accompagnées de parents d'élèves et d'enseignants se sont rassemblées afin d'obtenir une entrevue avec le maire qu'ils ont finalement obtenue aux alentours de 11h30 avec le Directeur Général des Services. Les conditions de travail imposées par l'organisation et la mise en place des rythmes scolaires du vendredi après-midi passent en effet difficilement auprès des agents qui ont décidé un mouvement de grève soutenu par le syndicat CGT des Territoriaux d'Aubagne. Un tel mouvement de contestation était pourtant prévisible selon le syndicat qui affirme dans un tract distribué par les agents que la réunion de négociations du 9 septembre n'a rien apporté de plus, sinon que pour l'administration "tout va bien, seul un temps d'adaptation serait nécessaire pour régler les dysfonctionnements". Les difficultés du personnel des écoles pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires auraient sans doute mérité une oreille plus attentive.

Le premier vendredi de nombreuses difficultés ont été rencontrées dues à des moyens humains insuffisants, du matériel inexistant, du manque d'hygiène et des temps d'activités péri-éducatives improvisées, dénoncent les grévistes. Peu ménagées par des rythmes de travail exténuants qui les obligent à assurer trois fonctions (Atsem en temps scolaire, interclasse en pause méridienne et animatrice les vendredis après-midi) avec des journées de 9 heures non-stop, les ATSEM pointent in fine des difficultés qui ne leur permettent plus d'assurer un service public de qualité. Et elles sont d'autant plus remontées que ce sont les enfants qui en pâtissent. Les agents réclament des effectifs supplémentaires pour garantir la sécurité des enfants (1 ATSEM pour 10 enfants) et des moyens matériels supplémentaires pour assurer un travail de qualité les vendredis après-midi ainsi qu'un temps de pause légal après 6 heures de travail continu. Ces revendications sommes toutes légitimes ont rencontré un écho favorable auprès des familles qui, de leur côté, sont en droit d'exiger un service public de qualité puisqu'elles doivent débourser pour inscrire leurs enfants aux ateliers éducatifs du vendredi après-midi. À suivre...

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