Rencontre avec le Préfet : le collectif Voie de Valdonne précise

Suite à notre article "Le Préfet reçoit le collectif Voie de Valdonne", les porte-parole du collectif ont souhaité apporter un certain nombre de précisions sur le but de cette rencontre, précisions que nous publions bien volontiers ci-dessous. Nous joignons aussi à leur demande le courrier qu'ils ont adressé au Préfet et qui est à l'origine de cette rencontre prévue le 7 août.

 

Le Collectif V2V, par l’intermédiaire de ses porte-parole, seuls habilités à s’exprimer en son nom, a tenu à apporter des précisions sur ses objectifs en général et sur le but de sa demande de rencontre avec le Préfet des BdR, qui a fait l’objet d’un article paru dans Mèfi! le 28 Juillet dernier.

En effet, le Préfet des Bouches du Rhône n’étant nullement impliqué dans les décisions politiques, financières ou techniques qui ont conduit la Métropole à annoncer l’abandon de ce projet, nous avons sollicité une réunion uniquement dans le but de discuter de la feuille de route sur la qualité de l’air établie début 2018 par le Ministère de l’Environnement, signée par la Préfecture et les collectivités locales et planifiant des mesures urgentes et des actions d’envergure en matière de transports en commun dans la métropole la plus polluée de France (copie de notre courrier ci jointe).

La voie de Valdonne est inscrite dans ce plan d’action et nous souhaitons d’une part lui rappeler que l’État ne peut pas renier ainsi ses engagements mais aussi proposer un travail en commun pour élaborer des solutions qui permettent enfin à un projet vital pour la santé des habitants de notre territoire de voir le jour.

Nous tenons également à faire valoir que les coûts engendrés par la pollution de l’air, la saturation des routes, les accidents et l’impact des nuisances quotidiennes sur la vie de nos concitoyens ne sont jamais pris en compte alors qu’ils sont aussi assumés par l’État et financés par le contribuable.

Le Collectif V2V est déterminé à agir dans l’intérêt des citoyens, loin de tout parti pris ou calcul politicien, et à porter leur parole auprès de nos décideurs pour obtenir la réouverture de ce dossier de transport en commun ferroviaire et l’abandon de l’alternative routière proposée par la Métropole dans le cadre du réseau Métro Express, réseau qui peut avoir son intérêt sur les grands axes métropolitains mais ne correspond en rien aux attentes et aux besoins des habitants de nos communes.

Le Collectif travaille d’ailleurs en concertation avec celles-ci pour décider des moyens d’action les mieux adaptés pour réussir à voir un jour passer des trains sur la Voie de Valdonne.

 

Les porte-parole du Collectif V2V

 

Mépris du personnel communal : de pire en pire

Le 13 juillet, une réunion du Comité Technique de la ville a eu lieu. Il a marqué une nouvelle étape dans le mépris affiché par Gazay et sa "haute" administration pour les agents communaux.

Les Comités Techniques des collectivités, composés d'élus et de représentants élus du personnel, sont des instances consultatives compétentes pour donner un avis avant la prise des décisions. Ils se prononcent sur l'organisation et le fonctionnement des services, l'évolution de l'administration, les orientations concernant l'emploi, les effectifs, la formation, l'hygiène et la sécurité, etc ...

Ce 13 juillet l'ensemble des syndicats CGT (employés, ouvriers, ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), très largement majoritaires au sein du personnel, ont refusé de siéger.

Ils en ont donné quelques raisons : droits syndicaux non respectés, impossibilité d'exercer une activité syndicale, ordre du jour des Comités Techniques pléthoriques, dialogue social inexistant, revendications ignorées, ...

Les représentants de la FSU (2ème force syndicale de la ville) ont siégé mais n'ont pas voté pour la quasi totalité des propositions. Le plan de formation a été voté avec cette remarque des élu·e·s FSU :"il est intéressant, pourvu qu'il se traduise en actes, la hiérarchie n'étant pas favorable à la formation professionnelle des agents".

Cela marque une nouvelle étape de la dégradation des relations entre les représentants du personnel et la majorité municipale.

Mais au-delà des organisations syndicales, c'est de façon de plus en plus ouverte, malgré les pressions et la peur des sanctions, le ras le bol de l'immense majorité du personnel communal qui est en train de faire surface et de s'exprimer partout.

Bob Acad

Le Préfet reçoit le collectif Voie de Valdonne

Le collectif Voie de Valdonne, composé de citoyennes et de citoyens du territoire et d'associations, a demandé, il y a moins d'un mois, une rencontre avec le Prefet. Celui-ci y répond positivement et propose un rendez-vous pour le 7 août.

Il n'a fallu que quelques semaines pour que le représentant de l'Etat prenne la mesure à la fois de la représentativité du collectif et du projet défendu.

Dans le courrier de demande de rendez-vous le comité précisait : "une récente consultation citoyenne a montré à nouveau qu'à une très large majorité les populations plébiscitent un mode de transport en commun ferré sur la Voie de Valdonne, et rejettent toute solution routière, considérée comme inadaptée".

La nature de la réunion sollicitée était sans ambiguïté : "Les citoyens de notre territoire souhaitent participer à la définition et à la mise en oeuvre de ces mesures. C'est pourquoi nous sollicitons une rencontre".

Le préfet en a accepté les termes et fixé la date. C'est une reconnaissance forte de la crédibilité du collectif CV2V.

C'est aussi la preuve que, au-delà des manoeuvres politiciennes et électorales de la présidente du territoire, la détermination, le rassemblement et l'affirmation d'une ligne clairement affichée sont les clés pour avancer.

Il y en aura bien besoin pour faire reculer la métropole et son président, le maire de Marseille.

Joseph Lèsperd

13 Habitat Aubagne : tout se dégrade

Depuis 2015, la majorité du conseil départemental est à droite. Le conseil d'administration de 13 Habitat, office HLM du conseil départemental, aussi. Lionel Royer-Perreault, maire des 9ème et 10ème arrondissement de Marseille, en est le président. Gérard Gazay, le maire d'Aubagne, est un des administrateurs. Partout, à Aubagne, dans les cités de ce bailleur on constate une dégradation accélérée.

Aucune des 41 cités n'y échappe et cela concerne 1790 logements. Alors que 13 Habitat, malgré toutes les insuffisances, était le bailleur social de la ville qui répondait le mieux aux besoins des locataires, aujourd'hui il occupe la dernière place.

Les espaces verts sont laissés en friche pendant des mois. Les espaces communs sont quasiment sans entretien.

Le remplacement de la robinetterie est compris dans le loyer mais pourtant de nombreux locataires attendent toujours les réparations nécessaires y compris quand la société chargée des travaux a constaté la nécessité d'intervenir.

Aux Arpèges, on espère toujours l'intervention des services sanitaires pour détruire les cafards qui ont envahi les appartements.

Partout, au Pin Vert, aux Sollans, au Centre Ville comme aux Passons, les problèmes s'accumulent.

A Saint Mitre, au Clos du Télégraphe, un des plus beaux joyaux du parc social (villas locatives individuelles), les chaudières obsolètes n'ont pas été remplacées. Résultat, à chaque panne on change les pièces déficientes par des pièces d'occasion. On n'en trouve plus des neuves.

Dans ce lotissement, il avait été prévu un temps la vente des maisons individuelles aux locataires, mais le projet a été abandonné. On préfère laisser le parc immobilier perdre son attractivité.

On pourrait multiplier les exemples.

On peut rappeler que cette année les locataires concernés (foyers avec des revenus compris entre 2500 et 3000€ mensuel) vont payer 16 mois de surloyer au lieu de 12. 

Les services se réduisent, la qualité de vie se détériore, les logements se dégradent mais on demande aux occupants de toujours plus payer.

Pour la gestion de 13 Habitat comme pour la ville ce sont les mêmes procédés qui sont appliqués.

Christiane Leboucher

 

 

 

Les tutos bricolage de Gérard Gazay

travaux ville daubagne 

Le 5 juillet à 18h a été postée sur la page facebook d'Aubagne une vidéo qui laisse pantois. A vous de juger !
La ville communique sur la réfection de voirie place de l'horloge avec des commentaires à la sauce Brut (média vidéo) qui expliquent comment on applique le bitume sur la chaussée, comment on graisse le godet pour ne pas l'abîmer, le tout accompagné d'une petite musique guillerette qui vient couvrir le bruit des véhicules qui circulent autour du chantier.

Lire la suite : Les tutos bricolage de Gérard Gazay

Gazay va-t-il laisser bétonner un poumon vert du Centre Ville ?

A l'angle du chemin de Riquet et de la rue du lieutenant Flandi, à 200 mètres de la rue de la République, en face de la médiathèque, la société immobilière Kaufman et Broad a décidé de construire  4 bâtiments. La ville affirme que le permis n'est pas encore délivré. Les riverains, des Aubagnaises et des Aubagnais se mobilisent pour empêcher l'aboutissement de ce projet.

Le groupe Kaufman et Broad est un leader du secteur de l'immobilier. Avec 1300 millions d'euros de chiffre d'affaires, c'est un géant de la construction et de la vente immobilière, comme la plupart des entreprises qui envahissent tous les espaces d'Aubagne, y compris le pied de Garlaban, depuis l'arrivée de Gazay.

Sur un terrain de quelques milliers de mètres carrés, il est prévu plus de 50 logements dans 4 bâtiments de 2 et 3 étages. L'opération doit rapporter un maximum pour un minimum d'investissement.

Cet espace, certes privé, est aujourd'hui un des poumons verts de la vieille ville, à proximité du périmètre historique et protégé des Pénitents.

Les habitants du quartier mais plus largement des Aubagnaises et des Aubagnais, soucieux de la qualité de leur ville, ont décidé de ne pas laisser faire et dénoncent cette nouvelle opération de bétonisation d'un espace naturel d'Aubagne.

Plusieurs centaines de signatures ont été obtenues sur une pétition qui demande au maire de refuser le permis de construire. Une conférence de presse publique a été tenue lundi 9 juillet sur le parvis de la médiathèque en présence de la presse locale et de Mèfi.

Les services de la ville affirment que le permis de construire n'a pas (encore ?) été délivré. Pourtant personne ne peut croire que ces projets de constructions ont été lancés sans avoir le feu vert du maire. D'ailleurs, malgré un courrier de demande de rendez-vous, celui-ci refuse de rencontrer une délégation des habitants concernés.

Les promoteurs ont d'ailleurs non seulement pris des contacts individuels avec certains riverains mais ont, aussi, commencé à vendre des appartements sur plan.

Pourtant, dans le rapport d'orientation du Plan Local d'Urbanisme, tome 4, page 20, on peut lire : "Le PADD (Plan d'Aménagement et de Développement Durable) porte également pour ambition de renforcer la présence de la nature en ville, au-delà des berges et des parcs urbains, c'est à dire jusque dans les espaces privatifs. Cela répond à plusieurs objectifs : rafraîchir la ville face au réchauffement climatique et préserver la biodiversité".

Mais il semble que face aux exigences des banques et des grands groupes, le maire est prêt à ne pas tenir compte des règles qu'il a lui-même voté.

Il faudra sans doute que la mobilisation grandisse encore et que, peut être, la justice s'en mêle.

Joseph Lèsperd

 

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