Hommage - Il y a un an, Bernard Calabuig

Ce mercredi 10 février, nous serons sans doute nombreux à avoir une pensée pour Bernard Calabuig, dont le cancer a interrompu, à 57 ans, la  vie d'engagement et de fidélité lucide à ses convictions communistes. Celles et ceux qui l'ont côtoyé, durant des années à la direction nationale de la jeunesse communiste puis au comité exécutif du PCF, comme ses amis de l'Association des Communistes Unitaires et du mouvement Ensemble ! avec lesquels il travaillait à une réponse du 21ème siècle aux impasses humaines et écologiques du capitalisme.

« Je pense qu'il n'y aura pas de capitalisme civilisé » aimait à dire Bernard Calabuig. « C'est soit la mise en commun du savoir-faire humain, les coopérations, le développement des services publics, soit la barbarie. »

Viviane sa compagne et ses enfants doivent le savoir : Bernard reste présent dans la mémoire et dans le cœur des progressistes Aubagnais qui ont découvert son intelligence bienveillante, sa gentillesse et sa finesse d'esprit en 2008 aux cabinets de la présidence de l'Agglo aux côtés d'Alain Belviso, puis de Magali Giovannangeli qu'il conseillait tout particulièrement dans la mise en place de la gratuité des transports publics et dans la défense du centre hospitalier Edmond-Garcin.

Comme des dizaines d'autres militants politiques ou syndicalistes cet ouvrier maçon, le dernier dirigeant ouvrier du PCF, avait en effet acquis, durant ces années de « révolutionnaire professionnel », une dimension intellectuelle unanimement reconnue.

La professionnalisation de la politique, justement dénoncée comme contraire à la nécessaire implication des citoyens et à l'expérience de tant de reniements, ne doit pas faire oublier ces hommes et ces femmes du mouvement ouvrier qui ont grandi et fait grandir les autres grâce à la permanence de leur mobilisation contre les milliers de serviteurs du système.

Ils et elles sont l'honneur de la politique. Il n'est pas inutile de le rappeler alors que s'ouvre le procès de Jérôme Cahuzac, ce ministre « de gauche » méprisant et corrompu qui se flattait de « n'avoir jamais cru à la lutte des classes. »

Dominique Palmi

La peur de perdre son confort

Il a fallu découvrir une photo d'un enfant syrien noyé pour s'émouvoir.

Ils sont trop nombreux ces d'enfants syriens à mourir chaque jour parce qu'ils sont nés dans un pays où il ne fait pas bon naître.

On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son pays. Pourtant bon nombre de français refusent catégoriquement de recevoir dans leur pays les réfugiés syriens.

Qui sommes nous pour refuser cet accueil ? Quelle est cette peur qui nous hante suffisamment pour anéantir des valeurs humaines nécessaires au bien être de chacun ? La peur de perdre son emploi, sa sécurité sociale, sa maison, sa voiture... la peur de perdre son confort.

Mais a-t-on réellement conscience que le confort commence par celui de s'aimer ? Comment pouvons-nous nous aimer lorsque l'on oublie que ces réfugiés syriens pourraient être nous ?

On pourrait penser autrement : transformer le négatif en positif. Et si ces réfugiés nous permettaient de nous rendre compte à quel point la France est un pays extraordinaire ? Et si ces réfugiés nous remettaient dans le droit chemin, celui du partage et de la solidarité ? Et si ces réfugiés nous permettaient de sortir de notre individualisme, pour nous ouvrir au monde, à tout le monde ?

Frida Lacot

Moment d'anthologie sur le compte Facebook de Gérard Gazay

 

Le maire de tous les aubagnais poste le 8 juin : « J'ai soutenu et voté pour la gratuité des transports en 2009 lorsque j'étais Conseiller municipal dans l'opposition. Chacun connait ma détermination et mon implication pour que chaque action s'inscrive dans l'intérêt général et pour le bien-être de tous les Aubagnais. Alors soyez certain qu'avec Sylvia Barthélémy, nous ne laisserons personne décider pour les Aubagnais. Nous ne transigerons pas. La gratuité sera maintenue. »

Dont acte ! un engagement au combat dont nous n'avions pas l'habitude.

Un peu plus bas, on peut lire : « La gratuité n'existe pas, on appelle ça les impôts et/ou dettes et sur notre commune on est servi grâce à l'équipe précédente. Quel est le coût de cette "gratuité" qui malgré les sentiments affichés disparaîtra avec la métropole ... »

Les électeurs de Gérard Gazay n'ont que peu confiance dans les déclaration de leur édile !

Il va quand même falloir aussi convaincre les récalcitrants de la gratuité qui ont voté pour Gazay-Barthélémy, celle qui s'était engagée à s'attacher sur les rails du tram au cas où celui-ci devait rouler. Non seulement elle ne l'a pas fait mais en plus elle remet en route le projet Val'tram qui, lorsqu'il est présenté dans sa consultation téléphonique s'appelle le... tram ! Si, si ! Et lorsqu'on fait remarquer à l'opératrice que c'est le Val'tram, celle-ci nous répond qu'en fait c'est pareil mais qu'il va aller jusqu'à la Bouilladisse... Allez comprendre quelque chose dans cette histoire pakegnolesque !

Enfin, cerise sur le gâteau de la page Facebook de Mr Gazay : « Néanmoins Mr le Maire... je suis passé rue Rastègue il y a 2 semaines et ce que j y ai vu est plus que catastrophique. ...je suis resté 4 ans il y avait encore des commerces, de l'activité. ...et c était un vendredi....jour de marché. ....Il n y avait aucune activité ....des amis commerçants installés depuis plus de 10 ans qui ne font qu'une vente.....et que 10 commerces d'ouverts.....
Le coeur de ville est plus que mal.
Les réunions, les restaurants, les idées, les projets. ....
Moi qui voulait me réinstaller. ...
Aubagne est toujours en chute libre.... Que pouvez vous proposer de façon concrète ? »

Bien sûr, aucune réponse de l'édile. Ça promet mais ça fait pas. Ça ressemble à du Hollande ça, non ?

B.J.

Ils et elles étaient là !

Samedi 5 septembre a eu lieu la désormais incontournable fête des associations. La ville endormie a repris du mouvement, des couleurs et de la vie !

Si la vitalité associative fut une réalité pendant des années avec le "dynamiseur" que fut la création de la maison de la vie associative (et de son service public), membre du réseau français des "MVA", on aurait pu penser que la baisse voire la suppression de subventions pour nombre d'entre elles, allait faire renoncer à la mobilisation.

Et bien ce rendez-vous a tenu les engagements des femmes et des hommes engagés !

Un vrai plaisir de rencontrer les associations sportives, culturelles, humanitaires, sociales, artistiques... tout ce qui manque en fait sur l'espace public aujourd'hui !

Un moment de rencontre fort où l'on a même vu des pétitions surgir !

Des visages souriants, déterminés pour leurs projets, convaincus que la vie c'est du lien social, le faisant vivre, avec, comme à chaque fois mais, signe des temps, parfois avec plus d'urgence, des coopérations !

Juste envie de dire bravo et merci pour cette belle respiration !

Magali Giovannangeli
Conseillère municipale et communautaire

Des contrats de travail à la Ville d’Aubagne non renouvelés

« Un tel monument d'injustice ne peut subsister dans la législation d'un peuple qui se dit et se croit et veut être libre »

Comment dire que l’on s’attendait à des bouleversements dans le personnel municipal, mais à ce point et de cette manière ?

Pour avoir bien connu les collègues touché(es) par ces sanctions, des collègues qui nous le savons tous, sont avant tout des agents du service public, attaché(es) à ses valeurs et qui les ont défendues (souvenez vous des grands rendez vous du service public en 2010).

C’est en tant qu’ancienne agent du service public communal que je tiens à m’exprimer. On ne peut pas laisser dire : c’est légal, ils ou elles sont arrivé(es) en fin de contrat ! Non ! Nous nous sommes battu(es) contre les lois scélérates du travail. Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est juste. Doit on laisser faire le maire d’Aubagne, M. Gazay, le laisser agir en despote, exercer les pleins pouvoirs sur l’échiquier qui l’autorise à jouer avec les agents comme on déplace des pions ?

Déplacer les agents, les renvoyer dans leur foyer, les renvoyer « pointer » au chômage, parce que c’est la loi ? Monsieur le Maire vos motivations ne sont pas clairement exprimées, les postes ne sont pas supprimés, il n’y a pas eu de faute professionnelle ou de manquement à l’exercice de la mission des agents « remerciés », alors c’est quoi la raison ? Vos actions ont ses raisons que notre raison n’ignore pas ! Mais comme vous je ne les dirai pas.

Le service public n’est pas que l’affaire des agents mais c’est aussi l’affaire des usagers ! Ne laissons pas faire, la mairie n’est pas une entreprise privée.

Catherine Burel

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