Agglo : quatuor de violons dont un sans corde

Le mercredi 21 octobre à 16h, la direction politique et administrative de l'Agglo a convoqué le personnel pour une assemblée générale.

La présidente, le directeur de cabinet, le directeur général des services et Alain Grégoire, vice-président, ont animé cette rencontre. Seul, ce dernier, est resté totalement muet.

Dans un numéro de communication maintenant bien rodé, ils ont tenté, une nouvelle fois, de justifier la convocation de la Métropole avec deux mois d'avance.

Se présentant comme les défenseurs du personnel, soucieux de la continuité du service public, ils ont oublié de mentionner leurs engagements auprès des autres EPCI et de l'Union des maires pour ne rien enclencher sans concertation et sans, au préalable, avoir obtenu des assurances pour les divers secteurs concernés.

Pas un mot sur le fait que quelques heures après la demande de Barthélémy, Gaudin se déclarait candidat et les convocations arrivaient dans les mairies, prouvant qu'il ne s'agissait de rien d'autre que d'une manipulation politicienne, organisée de Marseille, pour servir les intérêts personnels de quelques-uns.

Deuxième annonce, le prochain Conseil communautaire allait prendre une délibération qui va sauver la gratuité. La SPL Façonéo change ses statuts pour lui permettre "l'exploitation de tout service public à caractère industriel ou commercial". Bien sûr cela veut dire, d'abord, que tous les services publics vont pouvoir être gérés par cette SPL. Attention à la dérive social-libérale telle que le souhaite la commission européenne.

Mais cela ne règlera, en rien, la question de la gratuité. La Métropole sera actionnaire de la SPL à 45 %, les communes (et Cadolive qui n'en est pas membre ?) actionnaires à 55 % seront donc, aussi, les financeurs. La DSP transport sera renouvelée en 2017. Comment peut-on penser que la Métropole Aix-Marseille confie au Pays d'Aubagne et de l'Etoile la gestion des transports de ce territoire ?... sous prétexte d'une délibération de feu le conseil de l'Agglo d'octobre 2015. Et sur la proposition du directeur des autobus de l'Agglo et la bénédiction de Véolia !

Tout cela est bien du bricolage de dernière minute pour éviter le seul combat et la seule exigence à avoir : que la Métropole laisse le montant du versement transport des entreprises d'ici pour continuer à financer la gratuité d'ici. C'est cela prendre en compte, réellement et pas dans les mots, la spécificité des territoires.

En définitive, un grand moment de violons.

Antoine Monticellu