Métropole : deux maires lâchent Barthélémy !

La convocation du Conseil de Métropole par Sylvia Barthélémy n'a pas fait l'unanimité des maires du territoire. Dans une conférence de presse, tenue le 19 octobre, Yves Mesnard, maire de Roquevaire et Patrick Pin, maire de Belcodène se sont totalement désolidarisés de la présidente de l'agglo.

Yves Mesnard déplore que "Barthélémy n'ait pas concerté les maires au préalable. Tout était réglé, la présidente annonce sa décision le matin et l'après-midi Gaudin est candidat. Le lendemain les convocations nous parviennent". Il poursuit : "C'est peu respectueux des maires, cela augure mal du fonctionnement du futur conseil de territoire".

Il insiste sur le non respect de la décision unanime de l'Union des Maires de ne convoquer la métropole qu'après une rencontre préalable avec le maire de Marseille.

Pour Patrick Pin, "les raisons invoquées par la présidente, continuité du service public, non rupture des marchés, ne sont que des prétextes. Le gouvernement a voulu une métropole à marche forcée, il fallait lui laisser prendre ses responsabilités. De toute façon, aucun maire n'aurait pris le moindre risque de voir les agents privés de salaire en janvier".

Les élus du groupe "A gauche, pour un territoire solidaire", présents dans la salle partageaient ce sentiment. Ils affirment : "Depuis son élection et avant, au-delà des mots, Barthélémy s'est toujours inscrite dans la mise en place de la métropole. Rappelons nous qu'elle avait refusé de participer au référendum de l'agglo contre ce nouveau monstre institutionnel. En trahissant les maires du département, elle est dans la continuité de son attitude pour se servir avec un poste de vice présidente avant de servir les habitants d'ici".

On peut souligner le courage d'Yves Mesnard et de Patrick Pin, défendant les intérêts des populations de leurs communes et du département. Si on n'oublie pas la haine muette du maire d'Aubagne ( voir Sylvia Barthélémy: quel sucre d'orge ? ), l'incompréhension et la déception du maire de Cadolive ( promoteur immobilier apolitique, ni de gauche, ni de gauche ) qui espérait la future présidence du territoire, les silences lourds de quelques autres maires, Sylvia Barthélémy qui se présentait, il y a encore quelques mois, comme "la présidente des maires" n'est, en fait, que "la vassale du maire de Marseille".

Antoine Monticellu