Conseil de l'Agglo : la vérité si je mens version Barthélémy

Le seul moment d'intérêt du conseil communautaire du lundi 22 juin fut le moment du débat sur la gratuité, conseil déserté par le Maire d'Aubagne et celui de Saint Zacharie.

D'entrée, la Présidente, dans un propos liminaire, se permettait une violente charge contre les élus " A gauche, pour un territoire solidaire ", leur reprochant d'agiter le chiffon rouge de la disparition de la gratuité alors que rien, affirme-t-elle, n'est remis en cause. " Vous inquiétez les gens pour rien ", une simple déclaration d'un Préfet.

Et en plus, c'est elle qui a questionné le Préfet ! La mine de certains élu.e.s laissait penser qu'on pouvait en douter. Par contre, avec son légendaire sens de la confrontation, elle refusait que le débat s'installe après son intervention. Il faudra attendre la fin de la réunion.

En fin de conseil, donc, les élu.e.s du groupe d'opposition intervenaient pour :

- rappeler que la droite a toujours combattu la gratuité sur le fond. Rappel : en 2009, Barthélémy n'a pas voté la gratuité. Elle s'est abstenue.

- que le Préfet a bien déclaré que la Métropole ne permettrait pas la gratuité, et que 3 semaines après, il a confirmé cette appréciation au Président de la Z.I. des Paluds.

- qu'il n'y avait que la Présidente et le Maire d'Aubagne pour penser qu'aucun danger ne plane sur la gratuité.

- que la conférence de presse de l'Agglo, avec quelques maires, n'est venue qu'après l'action engagée, avec vigueur, par le groupe d'opposition.

- qu'on peut légitimement s'interroger, s'il n'y a pas une volonté de se taire pour donner des gages aux élus marseillais.

- que jusqu'ici, la gratuité était payée par les entreprises avec le versement transport, et que prendre sur la dotation du conseil de territoire, c'était faire payer les ménages ou réduire les services. Et donc, à terme, ce ne serait pas tenable.

- qu'il fallait mobiliser, très largement, toutes les forces vives du territoire sans aucune exclusive et sans calcul politicien.

On passera sur la pauvre intervention de la maire d'Auriol, éliminée au 1er tour de l'élection départementale et sur celle du conseiller Colombani qui vient de découvrir l'existence d'un réseau de transport au Pays d'Aubagne et de l'Etoile.

Serge Perottino, promoteur immobilier apolitique, ni de gauche, ni de gauche, s'est bien gardé de critiquer les élus d'opposition, présents face à lui, comme il l'avait fait à la conférence de presse. Il s'est tout simplement attribué l'existence de la gratuité des transports sur ce territoire !

Nous retiendrons, en conclusion, ces quelques mots du Maire de Roquevaire : "Dans la Métropole, nous représenterons 12 communes sur 92, 16 conseillers sur 240, 103 000 habitants sur 1,8 million... Pour défendre la gratuité, il faudra être costaud et on aura besoin de tous ". 

C'est ce que tout le monde aurait souhaité entendre de la bouche de la Présidente.

Antoine Monticellu