Finances d'Aubagne : tout va bien !

Une jolie surprise nous attend à la lecture de l'AJJ de ce mois-ci. Sur deux pages, dans un article consacré au budget 2015, on nous affirme par un immense titre de une (confirmé par tweet et sur le site de la ville !) : "sur la voie de l'assainissement des finances". Et dans son éditorial, Gérard Gazay reprend le thème : "Un contexte budgétaire difficile, MAIS RICHE DE PROMESSES".

On nous a donc décrit une ville en banqueroute, exsangue financièrement, dans une situation de crise telle qu'il faudrait des années pour espérer la redresser... et un exercice budgétaire plus tard, nous sommes déjà "sur la voie de l'assainissement" !

Un vrai miracle ! Avec pourtant, pendant cet exercice budgétaire, une baisse sans précédent des dotations de l'état et des charges exceptionnelles injustement imposées par la Chambre Régionale des Comptes !

On comprend pourquoi le vrai audit financier n'a jamais été rendu public. On comprend pourquoi, en septembre 2014, on a préféré lire un document de campagne de l'UMP (voir article de David Jame) plutôt que de présenter la réalité de la situation financière d'Aubagne.

Parce qu'Aubagne n'obéissait pas aux critères du catéchisme financier mais Aubagne avait les moyens de sa politique. Une politique qui lui a permis de rayonner en France et dans le monde. Une politique où, enfin, la finance ne prenait pas le pas sur les besoins humains. Une politique qui en avait fait un exemple pour toutes celles et tous ceux qui y venaient. Une politique qui nous rendait fier d'Aubagne. Une politique menée depuis presque 50 ans à la satisfaction de tous et avec l'admiration de nos voisins.

Aujourd'hui, Aubagne n'investit plus, même pas pour des sanitaires dans les écoles ! Cela réduit l'activité économique des entreprises locales, cela détruit des emplois. Ce sont des richesses économiques en moins pour le territoire et donc pour la commune. Cela va coûter cher.

Aujourd'hui, Aubagne, sous prétexte de réductions des dépenses, supprime des emplois publics. Ce sont donc moins de services à la population qui sont offerts : exemple, cet été aucun personnel saisonnier pour la propreté ne sera recruté pour remplacer le personnel en congé ; ce sont des jeunes aubagnais qui ne pourront pas trouver un emploi dans leur commune, mais aussi, certainement, malgré tous les efforts des agents, un service qui va se dégrader. Cela va coûter cher.

Aujourd'hui, Aubagne voit ses initiatives festives et culturelles s'éteindre. C'est moins de chiffres d'affaires pour le commerce local. Heureusement, il reste (pour combien de temps ?) les grands moments installés dans les mandats précédents (les soirées d'été, les séances plein air du cinéma Pagnol, Argilla, Grains de sel...). Cela va coûter cher.

Aujourd'hui, tout est payant, les tarifs sont plus élevés. Cela casse la convivialité. Cela dresse les gens les uns contre les autres. Cela remet en cause le "bien vivre ensemble", cela oblige à investir massivement dans le sécuritaire. Cela va coûter cher.

Aujourd'hui, le Préfet, Métropole oblige, a annoncé, sans opposition de Gérard Gazay, la suppression de la gratuité des bus et du tram. Avec des phrases qui portent des "évidences" : "Rien n'est gratuit", "Tout a un coût", "C'est toujours le contribuable qui paie"... La droite a toujours combattu l'idée même de gratuité. Mais, comme disait Zebda : "Les évidences, ce n'est pas mon dessert, tu les avales, il en sort un bouc émissaire". Et il va falloir investir dans des billetteries, des contrôleurs... Cela va coûter cher.

Ici comme en Europe, ici comme au sommet de l'état, le prétexte de la crise financière (lire : " La dette, la dette, la dette...") ne sert qu'à masquer le choix de l'ordolibéralisme (les assemblées élues ne sont plus que les ordonnateurs des patrons de la finance) : la dette publique devient le cœur des choix politiques, arrêt des investissements publics, réductions du personnel dans la fonction publique et dans le privé, réductions de toutes les dépenses sociales, culturelles, sportives... et tout simplement humaines. Pour la satisfaction des spéculateurs au détriment de tous les autres.

Et si on reprenait le chemin que nous avons abandonné en mars 2014 ?

Claude Bernardi

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