Révélations : les projets de l'élue à la comptabilité !


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Celles et ceux qui pensaient que les restrictions budgétaires 2014 et 2015 n'étaient que passagères vont très vite déchanter. En effet, depuis quelques semaines, l'adjointe à la comptabilité fait travailler les services sur la prochaine année.

Quelques consignes donnent le ton :

- vente de terrains (Royantes, lieu dit Garlaban...) à l'Agglo et donc, dès janvier 2016, à la Métropole.

- cession de tout le patrimoine immobilier de la ville non utilisé directement par les services (immeuble Gachiou / service économie, logement Garenne, logements enseignants, immeubles Frédéric Mistral, Bernard Palissy... ).

- les parkings seraient transférés à l'Agglo puis à la Métropole. Quand on connait les tarifs appliqués à Marseille ou à La Ciotat, il y a de quoi s'inquiéter.

- baisse des subventions aux associations en 2016, on annonce par exemple la réduction des contrats d'objectifs aux clubs de rugby et d'escrime.

- suppression de tous les baux de location, y compris celui de la Maison de Quartier du centre ville.

- audit, dernier trimestre de cette année, pour la cuisine centrale et la MJC. On peut en prévoir les conclusions : la MJC doit s'autofinancer et la ville récupère le personnel mis à disposition ; pour la cuisine centrale, magnifique outil mais trop cher, on lance un marché privé.

- augmentation et création de nouveaux tarifs de la ville : cantine scolaire, conservatoire, péri-scolaire, médiathèque, comœdia, spectacles, location de l'espace public... recette attendue de 4 à 700 000 euros par an.

- paiement des prêts de salles de réunions et pour les évènements sportifs ou culturels. On passe de la gratuité au " tout payant ".

- augmentation de la taxe sur les enseignes pour les commerçants : tarifs en hausse et application de la taxe sur un nombre de m² plus réduit (5 ou 7 au lieu de 12) : recette supplémentaire environ 150 000 euros.

- modification des catégories fiscales pour les logements de qualité "moyenne", catégorie 5, avec l'objectif de les "surclasser".

- et le CCAS n'est pas en reste : arrêt des dossiers "petites caisses" et des retours à domicile après hospitalisation ; "redéploiement" de l'agent "travaux à domicile" vers l'épicerie sociale ; facturation des services qui ne le sont pas encore ; utilisation de stagiaires pour réduire le nombre d'embauches ; CDD d'un à six mois.

Mais, il est vrai que la directrice a annoncé que " Maintenant, le CCAS pouvait faire appel au mécénat ". On dit, même, que dans les importants travaux prévus à l'église Saint Sauveur, un tronc "spécial CCAS" va être posé.

Pour l'ensemble de ces mesures, ce serait plus de deux millions d'euros de plus pris dans la poche des aubagnais-es. En agissant de la sorte, Gazay n'a pas à augmenter les taux d'imposition, cela représente une évolution de plus de 10 % de la fiscalité (rappel : inflation à 0 % ).

Ce n'est plus le contribuable qui paie, c'est l'usager, sauf que ce sont les mêmes. Mais c'est tout le monde sans tenir compte des revenus de chacun.

Ancienne Présidente de l'Association des Contribuables Aubagnais (avec l'UPE Aubagne, les CIQ du Nord d'Aubagne, l'APGA, quelques associations de commerçants... des associations où les adhérents de l'UMP étaient très "actifs"), Danielle Menet, déléguée à la comptabilité, sait de quoi elle parle.

Antoine Monticellu