Agglo : on ferme !


Barthélémy magicienne de l'économie

Mardi 14 avril 2015, le conseil communautaire a voté le dernier budget de l'Agglo. Barthélémy s'est félicitée de l'excédent budgétaire de 4,5 M€ pour l'année 2014, après avoir annoncé qu'elle avait trouvé, en arrivant, un déficit de 3 M€ ! Un tour de passe passe financier de 7,5 M€ en 8 mois de gestion. Cela mériterait le Prix Nobel d'économie.

En fait, c'est bel et bien la reconnaissance de l'excellente gestion de l'équipe précédente. Et tout le confirme. Barthélémy dénonce aujourd'hui les baisses des dotations de l'état, ce qu'elle niait hier. Gazay en rajoute, mais il fait mine d'oublier celles imposées par le gouvernement Sarkozy, avec, en particulier, la suppression de la taxe professionnelle. Mais, surtout, avec Gazay, ne touchez pas à Sarkozy, c'est son mèèèèètre.

Toutes les actions sont poursuivies, même la ligne du tram Aubagne/La Penne supprimée en décembre est ressuscitée en avril. Les taux d'imposition sont tous confirmés, alors que Barthélémy et Gazay ne cessaient d'affirmer la nécessité de les baisser. Les commerçants, et les autres, apprécieront les écarts entre les promesses électorales et la réalité. La majorité précédente avait tenu TOUS ses engagements.

Mais sous le vernis des chiffres, la réalité est bien là :

- Place à la Métropole, les communes de l'Agglo ne bénéficieront pas de ce bon budget. Le pactole ira à la Métropole, contre des places de vice président.e.s. N'en déplaise à Serge Perrotino, éliminé dès le premier tour des départementales, Maire de Cadolive, apolitique, ni à gauche, ni à gauche, les communes sont maltraitées par ce budget, aucun investissement nouveau, aucun financement supplémentaire.

- Quelques règlements de comptes (sans doute "la ligne" Gazay) pour quelques associations : Jardilien, La Varappe voient leurs subventions largement diminuées. Et le comble, même chose pour le secteur de l'argile, avec la réduction de l'aide à l'école de céramique. 

Il faut avouer, cependant, que ce conseil valait le déplacement pour entendre et apprécier les qualités oratoires, la virtuosité de lecture et le brio de l'argumentaire du rapporteur des finances. Même Léo Mournaud était impressionné.

Et avec un grand sourire, la Présidente semble attendre avec bonheur l'arrivée de la Métropole de ses amis Deflesselles, Vassal et Gaudin.

Antoine Monticellu