Rassemblé·e·s pour Aubagne : plus de 400 personnes au Bras d'Or

 Rassemblées pour Aubagne : plus de 400 personnes au bras d'or

Ce lundi 10 février, c'est en scandant "On va gagner, on va gagner" que les plus de 400 personnes (420 exactement) ont terminé la réunion de présentation de la liste et du programme de "Rassemblé·e·s pour Aubagne" conduite par Magali Giovannangeli. Tout semblait leur donner raison.

Quelques minutes avant 18h, les visages des organisateurs et de la direction de campagne étaient tendus manifestant une grande inquiétude : les 300 chaises disposées au sol allaient-elles trouver preneur ? A 18h15, la question ne se posait plus, des chaises ont été rajoutées, des gens sont restés debout et 45 personnes sont montées sur scène.

La réussite numérique ne se posait plus. Il ne restait "plus qu'à" réussir la mise en scène prévue.

Frédéric Serves, un des animateurs de la campagne, lui-même candidat sur la liste, animait la soirée. Pour éviter les présentations fastidieuses, des groupes de 4 ou cinq candidat·e·s, annoncés sur un écran géant avec leurs visages et leurs noms, se présentaient successivement sous les projecteurs de la scène centrale. L'animateur soulignait les caractéristiques d'un ou d'une candidat·e et un autre mettait l'accent sur un des aspects du programme.

Armando Paz Parades nous parlait citoyenneté et la nécessité d'inventer de nouvelles pratiques pour permettre aux Aubagnais·es d'être partie prenante des décisions qui les concernent. Alexandre Latz mettait l'accent sur l'écologie et donnait deux objectifs : remettre en cause la privatisation de la cantine et développer l'agriculture locale. Eva Desroches exigeait qu'Aubagne devienne modèle dans la réduction des gaspillages énergétiques. Yves Perrin Toinin disait l'urgence de privilégier la qualité de vie sur la densification urbaine et le saccage de nos espaces naturels. Arthur Salone soulignait le manque d'entretien des espaces publics et annonçait le doublement du personnel de nettoiement et la constitution d'équipes dédiées à chaque quartier.

Nathalie Hammadou affirmait que la solidarité, ce n'était pas que des mots et présentait plusieurs mesures concrètes pour répondre à l'urgence sociale. Méryll Ferchichi revenait sur une question centrale, l'emploi, pour montrer la nécessité de rendre prioritaire l'investissement public. Valérie Boisson montrait qu'en matière de jeunesse et de petite enfance, tout était à reprendre pour (re)faire d'Aubagne une ville digne du XXIème siècle. Anne Tina Izquierdo veut donner un nouveau souffle culturel à Aubagne. Maurice Marsiglia terminait ce premier moment en réaffirmant la nécessité de donner une nouvelle vie au centre-ville d'Aubagne.

A ce moment là, 44 candidat·e·s de la liste "Rassemblé·e·s pour Aubagne" étaient sur scène. Une liste composée pour moitié de citoyens n'appartenant à aucun parti politique, des militants associatifs très divers, des syndicalistes de quasiment toute la palette des organisations syndicales. L'autre moitié représentait l'essentiel des organisations progressistes d'Aubagne, des militants communistes, socialistes, de La France Insoumise, d'Ensemble! et de Place Publique. Le renouvellement de la vie politique aubagnaise crevait les yeux : 38 des 45 candidat·e·s n'ont jamais eu aucun mandat électif.

Magali Giovannangeli, micro serre-tête sans fil, prenait alors la parole. Très à l'aise, quelques notes sur des feuilles posées sur une table haute, donnait l'occasion à la salle de prendre la dimension des enjeux de ces élections municipales.

Après s'être déclarée très fière de porter et d'animer une liste qui s'appuyait sur trois piliers : l'urgence écologique, l'urgence sociale et l'urgence démocratique, elle soulignait qu'ici, il n'y avait pas que les immeubles qui étaient en péril, mais que c'était "Tout Aubagne qui est en péril". Il faudra donc "réparer, créer et inventer de nouvelles réponses". "Aubagne doit non seulement tourner la page, mais ouvrir un nouveau livre. Osons donner vie à un nouveau projet collectif" dit-elle.

Elle insistait ensuite sur quelques grands axes du programme : l'écologie, la culture, l'école ("la cantine gratuite !"), le service public communal ("la colonne vertébrale de la ville"), l'éthique ("des élu·e·s pas au-dessus du lot, ni au-dessus des lois", "servir au lieu de se servir").

En conclusion, elle appelait Aubagne à se rassembler : "Face aux droites et à l'extrême droite, nous sommes la seule force capable de l'emporter". Et elle rajoutait : "La campagne est belle, on est parti pour gagner et on va gagner parce que nous sommes capables de convaincre encore des milliers d'Aubagnais·es. Nous sommes un virus positif et nous sommes contagieux".

Plus de 400 personnes debout acclamaient ces paroles et chantaient "On va gagner, on va gagner". Un participant qui était venu soutenir Barthélémy il y a quelques semaines me dit alors : "Je pense qu'ils ont raison".

La rencontre se terminait par des échanges avec les candidat·e·s autour d'un petit buffet-apéritif.

Claude Bernardi