Bilan Gazay : Coulrophobie ! #lakulturdegazay

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Le bilan du mandat présente glorieusement d’incroyables détournements… On est partagé entre le rire et les larmes. Dans le domaine culturel et du festif, le Maire s’approprie et s’attribue de nombreux événements qui ont été élaborés, applaudis longtemps avant son arrivée. Un truc à avoir peur des clowns… ça s'appelle la coulrophobie !

Le Maire et son communiquant se félicitent de la qualité de la programmation au sens le plus populaire ? Je rêve là. Pince-moi !!!! 
Populaires, l’entrée payante pour Festimôme, l’abandon du Pôle Culture qui était prévu dans les anciens établissements Luna et qui était financé à 80% par le CG13 (on disait Conseil Général à l'époque) ? La censure de L’Art singulier ? L’éviction de Danielle Jacqui ? Tiens à propos, la collection d’Art Brut de Lausanne, vous remercie.

La réduction drastique du budget de la Médiathèque… Populaire ?
Il se glorifie d’un public plus curieux et super enthousiaste ?? M’enfin… Faudrait arrêter les produits toxiques. Le maire dit se sentir fier et heureux mais, ça ne justifie pas tout. Si ?? 

Regardons point par point :

Des labels pour la ville

Aubagne capitale 2015 Marcel Pagnol, ou "Il était une fois Aubagne, en 1985". Des gens en costumes, des ombrelles et des chapeaux … Des photos qu’on réédite avec enthousiasme chaque année. Bon… Passéiste et peu émancipateur hein ? Mais, question de goût.

"MP 2018 quel amour" et "Marseille Provence Gastronomie" portés intégralement par Marseille et le département contrairement à MP Capitale de la Culture 2013 où Aubagne avait initié et porté ses propres manifestations.

Des Festivals

Les Nuits Flamenca, chapeau !  Trois soirées gratuites !

Grains de sel a été créé en 2011 et se retrouve très "esquiché" par la municipalité… Grains de Sel fait suite à 17 éditions du "Festival du Livre Jeunesse d'Aubagne".

Argilla et sa nouvelle "Internationalisation" : Hoooo le mot, qu’il est beau !!! Argilla en plus de 20 ans a bien sûr accueilli, et avant 2014, les artistes artisans d’Espagne, d’Italie et d’Amérique du sud ... et d’ailleurs. Même quand Mme Barthélemy ne s’en occupait pas du tout.

Les expositions remarquables… 

Un centre d’art contemporain reconnu et qui existait avant 2014. Salué surtout par la légion étrangère, à l’honneur, ces derniers temps. Un lieu renommé surtout depuis les expositions fastueuses de Picasso et de Mona Hatoum, sous la mandature précédente.

Théâtre 

+ 65% de fréquentation ? Non. Une augmentation des abonnements pour des représentations multipliées. Des réservations pour les élus et leurs familles…

De nombreuses photo d’artistes dans le bilan… Ben oui, des artistes viennent depuis des décennies dans ce théâtre.  

Quant à la modernisation : on note des éclairages au Centre des Pénitents noirs… Ce sera plus lumineux pour les vernissages sur invitation, de l'entre-soi culturel. Vous avez été invités ?

Le Conservatoire qui compte une vingtaine de salles délabrées par le temps et les fausses notes, a vu une pièce mise hors d’eau : les fuites étaient dues aux tuiles cassées par la grêle. L’assurance a payé. Mais les dalles du plafond continuent de tomber. Attention à vous !

Le bilan fait état de nouveaux équipements culturels 

L’EAJ (Espace Art et jeunesse) qui est plus moderne que le Conservatoire ? Avec une salle de concert et une toilette. N’allez pas aux petits coins tous en même temps ! 
Le Petit monde de Pagnol exilé aux ateliers Thérèse Neveu… Et donc fuite de la filière argile …

Le Village des santons remplace-t-il la MJC ? 

Un bus pour la médiathèque, dont la subvention devait être employée sinon perdue… Tant mieux.

L’Accueil de l’Institut International des Musiques du Monde : aucun Aubagnais interrogé ne sait ce que c’est… Pourtant à priori, ça pète !!!

Le patrimoine préservé

On note la mise en lumière de certains bâtiments, le baptême d’une salle à l’hôtel de Ville, le soutien aux patriotes ... et la création d’une artothèque. Oui, les archives municipales prêtent des œuvres léguées à la Ville aux services municipaux qui en font la demande... Encore du pot que les héritiers des artistes n’aient pas offert leurs merveilles au Louvre !

Gazay et son équipe ont réussi le tour de force de faire de la culture sans création ! Il n’invente rien.
Il pompe, s’empare de l’existant en le réduisant et en le rebaptisant…

Mais, il trouve des mécènes. Bravo ! Mais, il faut dire que quand on fait beaucoup d’argent, il faut trouver des moyens pour ne pas payer les impôts plein pot...

La culture, c’est faire penser et vivre les gens ensemble, identifier le contexte pour construire l’avenir…  Le reste, c’est de la consommation qui pollue.

Françoise Meunier