Bilan Gazay : on ne l’appelle pas l’idole des jeunes

 bilan jeunesse allumez le feu

Reconnaissons un mérite à Gérard Gazay : sa communication politique pour défendre son bilan est un excellent antidote à la morosité ambiante. Angoissé par l’épidémie de coronavirus ? Déprimé par les conséquences du dérèglement climatique ? Tétanisé par le prochain repas dominical chez votre belle-mère ? Un remède efficace : la lecture du bilan 2014-2020 de Gérard Gazay. Crise de fou rire garantie !

Le chapitre sur les actions menées en direction de la jeunesse constitue ainsi une excellente démonstration de ce que peut produire l’écriture sous acides. Dans un galimatias grotesque, l’auteur s’autorise les mensonges les plus éhontés, les récupérations les plus indignes et les oublis les plus fâcheux. Jugez plutôt :

Les mensonges :   

Les récupérations : 

Quand on a rien fait, il est plus facile de s’attribuer les mérites des autres que de reconnaître son incapacité. En la matière, Gérard Gazay excelle. Il reprend, sans vergogne, dans son bilan municipal, des actions initiées et développées par ses prédécesseurs. Jugez encore :

Les oublis : 

Bizarrement, ce qui marquera le mandat de Gazay pour sa politique en faveur de la jeunesse n’apparait pas dans son bilan municipal. C’était pourtant facile à identifier car incarnés par un lieu et une personne.

Le lieu, il est emblématique d’Aubagne car il a réuni pendant plus de 40 ans des dizaines de milliers de jeunes Aubagnais, accueilli des artistes reconnus (ou pas), soutenu et valorisé l’émergence de jeunes talents. En fermant la MJC, Gérard Gazay a envoyé un message clair à la jeunesse aubagnaise : entre mon idéologie et vous, je choisis mon idéologie !

La personne, c’est l’élu qui était censé incarner cette politique. Son jeune âge pouvait laisser supposer qu’il avait une certaine légitimité pour porter des actions en la matière. Son allure et ses centres d’intérêts nous laissaient plus dubitatifs, sauf à considérer que les jeunes Aubagnais raffolent des costumes trois-pièces et développent une passion pour les associations d’Anciens Combattants. Cet élu a fait l’objet, il y a quelques mois d’un rappel à la loi pour tentative d’agression à caractère sexuel. Les faits se sont produits dans les locaux du service Jeunesse. L’élu est toujours en fonction. Tout est dit. Vivement demain !

Pierre Robes