Bilan économique de Gazay : #aubagnerideauxbaissés

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Sur les 10 articles publiés par Gazay sur son bilan 2014-2020, celui sur l'économie est sans doute celui qui comporte le plus de chiffres fantaisistes, de formules creuses pour meubler le vide et des annonces de création d'événements qui existaient avant 2014.

Bien entendu, plus personne ne nous parle des promesses électorales de 2014. Après les hausses du Versement Transport ou de la taxe sur les enseignes, on a oublié "le moratoire des impôts pour les entreprises, les artisans et les commerçants", oublié aussi "la halle couverte sur Voltaire", et bien d'autres choses encore.

Par contre, on n'hésite pas sur les chiffres. Sans honte et sans vergogne, il est noté "la création de 500 entreprises" ! 

On nous aurait dit "5" ou même "50", on aurait cherché, sans les trouver bien sûr, mais l'investigation était nécessaire. Mais 500, cinq cents !

La réalité est inverse, des entreprises emblématiques d'Aubagne ont disparu. Le Pastis Janot n'est plus sur la zone des Paluds, Sibell a été en liquidation judiciaire en août 2019, d'autres et pas des moindres ont fermé, Impika, par exemple, a laissé 141 salariés sur le carreau, etc...

Mais on ose nous annoncer 500 nouvelles entreprises ! Mais où sont-elles ? La seule extension économique, c'est au Camp de Sarlier (que Gazay, fidèle à son image de maire des banques et des banquiers, appelle "Centre d'Affaires") où on trouve une petite dizaine de nouvelles activités, le reste ce n'est rien d'autre que des transferts sans AUCUNE création d'emplois.

Peut-être a-t-on imaginé des activités économiques en sous-sol ?

Deuxième chiffre, hilarant si ce n'était pas si triste pour Aubagne, "43 nouveaux commerces" ce seraient installés. Rien à dire, vous avez pu constater comme nous, les plus de cent rideaux baissés. Toutes les listes (Gazay, Barthélémy, Giovannangeli...) ont d'ailleurs installé leurs permanences dans des locaux commerciaux vacants du centre ville. C'est là que l'on trouve le plus d'espaces, et pas chers.

Puis, nous allons faire l'impasse sur les quelques dizaines de formules creuses qui meublent l'absence de réalisations. Par contre, nous trouvons une série d'événements qui existaient avant 2014, et pour certains depuis plusieurs décennies.

En vrac : le carré des producteurs sur le marchés (initié et mis en oeuvre par Jean Tardito), le label "Jardins d'Aubagne" (la marque "Jardins du Pays d'Aubagne" a été inaugurée en 1996 par Jean Tardito !), le CETA (plusieurs décennies d'existence), l'organisation d'Argilla (qui existe depuis 20 ans), la Biennale des Santonniers (création en 1994), la crèche de Noêl (inaugurée par Edmond Garcin), le show-room Argilla au cours Beaumond (conçu et réalisé sous la mandature de Daniel Fontaine), etc...

Rajoutons que, dans le domaine de l'argile, on nous cache l'abandon du pôle Argile à La Tourtelle, mais on nous fait miroiter un "parcours touristique"... en 2020.

Dans le domaine économique, Gazay a réussi dans le domaine écologique : il a brassé du vent !

Antoine Monticellu