Bilan Gazay : Aubagne à l'abandon

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Sur ce thème, la communication électorale frise le Grand Prix de l'Humour... Noir. Le Maire écrit : "Le POS est voté en 2016 et, depuis, les grandes réalisations s'enchaînent". Comme personne ne peut voir de quoi il s'agit, on nous les précise et c'est là que se succèdent les propos les plus loufoques possibles.

On nous sert "une trame verte et bleue pour la préservation des espaces verts". De quoi s'agit-il du massacre des platanes de Lakanal ou ceux du Cours Foch ? De la destruction du Square Henri Barbusse ou du Terrain Berlioux ? De l'anéantissement de la chênaie de La Louve ou des espaces naturels au pied de Garlaban ? Bref, de la mise en pièce systématique m² après m² de tous les espaces verts d'Aubagne ?

On nous fait miroiter "une offre résidentielle maîtrisée et équilibrée". S'agit-il de cette campagne de bétonisation massive de la ville où les promoteurs immobiliers et les géants de la construction sont devenus les véritables décideurs de l'avenir d'Aubagne ?

On nous indique un "déploiement du numérique". Ferait-on allusion à la fibre optique qui après 6 ans de travaux et d'après les opérateurs eux mêmes précisent "qu'à Aubagne, le taux de couverture oscille entre 25 et 50%" ? Ou de la suppression des espaces numériques existants comme celui du PIJ par exemple ?

On nous annonce pour la énième fois "le réaménagement du centre ville". Veut-on revenir sur les 200 mètres de chaussée de Rastègue-Martinot dont l'état laisse déjà penser que leur réfection a eu lieu il y a plusieurs décennies ? Parle-t-on des travaux de la Place de l'Horloge où on se demande ce qui a changé : les futurs "bassins" sachant que l'élection passée, comme pour toutes les fontaines, la ville coupera l'eau (trop cher) ? les cinq mètres de trottoirs de chaque côté ? A moins qu'on souaitait, simplement, mettre l'accent sur la multiplication des immeubles en péril dans le centre ville (dont l'immeuble de sa propre permanence électorale) ?

Après cela, suit une multiplication d'affirmations qui peuvent nous faire pleurer de rire à leur simple énoncé : "pistes cyclables... en 2020"; "fluidification et résorption des points noirs de la circulation"; extension de Pierre Blancard et du pôle d'échange"; "amélioration des transports collectifs"; "amélioration de la voirie"; "nouvel éclairage public" et le bouquet final "une ville nettement plus propre", alors que Aubagne se situe juste derrière Marseille dans les villes les plus sales du département.

Mais où ont-ils vu tout ça ? Ils vivent ici ? Dans tous les cas, c'est sûr, ils n'aiment pas Aubagne.

Antoine Monticellu