Bilan Gazay : délinquance en hausse

bilan gazay delinquance en hausse

Le paragraphe du bilan fait par la propagande de Gazay sur la délinquance, comme celui sur les finances, commence par deux affirmations mensongères et invérifiables : "En 2013, notre ville était l'une des moins sûre du département", et on nous annonce "une baisse de la délinquance de 35%". Tout n'est que mensonge et manipulation.

Aucune statistique du ministère de l'intérieur, aucun commentaire, aucun fait, aucune analyse ne laisse penser qu'en 2013 "Aubagne était l'une des villes les moins sûres du département". C'est une pure invention gratuite qui ne repose sur aucun fait et qui n'est là que pour servir la campagne électorale de Gazay.

Aubagne n'était pas le Chicago des Bouches du Rhône en 2013, pas plus qu'aujourd'hui. Les Aubagnais.es Le savent.

Puis, une nouvelle fois, on nous sert (et on nous re-sert) un chiffre tiré du chapeau électoral : "la délinquance a baisé de 35%". D'où sort ce chiffre ? Sur quelle comparaison s'appuie-t-il ? Personne ne le saura jamais ... puisque la source, c'est tout simplement les communicants de la campagne électorale.

Mais nous parle-t-on de l'assassinat par balles d'un homme sur la route des Aubes en 2019 ? Ou du règlement de compte en plein jour avec un calibre 7.65 et une kalachnikov la même année ? Ou l'utilisation d'une arme à feu dans les immeubles de Terre de Garance ?

Tout n'est que mensonge et manipulation

Nous rappelle-t-on les cambriolages de trois cabinets médicaux en janvier 2019, suivi de neuf autres chez des commerçants de la rue de La république ? Des dizaines d'autres dénoncés par l'assemblée des propriétaires du Clos Ruffisque ou de ceux réalisés dans quasiment tous les quartiers de la ville pointaient dans un article de La Provence ?

Nous indique-t-on les incendies de l'avenue Antide Boyer ou celui des immeubles du Pont des Six Fenêtres ou les 6 braquages en 6 mois subis par le Tabac du Charrel  ou le saccage de la maternelle du Charrel ?

C'est vrai que 113 caméras ont été installées. Mais avec quel résultat en 6 ans de mandat ? Rien ! Parce que la vérité c'est que AUCUN fait de délinquance n'a été élucidé grâce aux caméras. Pire, AUCUNE dégradation ou agression n'a été empêchée.

Non, il nous faut nuancer, en 6 ans, on a pu alerté les forces de l'ordre, une fois, sur un dépôt illicite de cartons aux Espillères. Mais il était trop tard.

Par contre les procès verbaux pour stationnement pleuvent sur toute la ville. La vidéo-verbalisation : ça marche à plein régime.

Quant au trafic de drogue, hier circonscrit dans quelques points "sensibles", aujourd'hui il s'étend dans tous les quartiers. Chacun a un exemple devant sa porte.

Tout le reste n'est que blabla, pour reprendre des choses déjà existantes alors que Gazay ne savait pas encore où se trouvait la mairie : la complémentarité Police Nationale, Police Municipale; le Plan Communal de Sauvegarde pour les risques naturels; la participation citoyenne où il existait déjà les Ateliers de Veille Civique ...

Pour terminer, notons un dernier mensonge. Le chiffres de 75 policiers municipaux est souligné. Or, le document officiel du budget 2020, présenté en décembre 2019, mentionne dans la rubrique "Etat du personnel", colonne " Effectifs pourvus" : "Policiers Municipaux : 44".

Tout est dit. Le mensonge est le coeur du bilan de Gazay.

Antoine Monticellu