Bilan Gazay : incompétence et incohérence de la gestion financière

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Le premier chapitre de son bilan commence par un énorme mensonge et une pure invention. Il affirme "nous avons évité l'asphyxie financière et la mise sous tutelle de notre commune". Rien n'est plus faux.

Aubagne a toujours fait face à ses dépenses, son budget a toujours été en équilibre, le remboursement des emprunts a toujours eu lieu aux échéances prévues.

Vous pouvez interpeller les services préfectoraux ou la Chambre Régionale des Comptes, vous pouvez chercher dans toutes les archives financières de tous les organismes de tutelle, il n'a JAMAIS été question d'une quelconque mise sous tutelle.

Le mensonge, le plus énorme possible, c'est le fil rouge de tout le thème sur les finances qui fait office de bilan.

Tout le reste est de la même veine, en accusant "les autres", Gazay évite de mettre l'accent sur ses échecs et son incompétence dans le domaine financier.

Revenons donc sur quelques mensonges. Il est écrit "0% d'augmentation de la fiscalité". Faux. Certes les taux n'ont pas augmenté, mais le taux à la base de 10% a été supprimé pour tous les ménages et cela a conduit à une hausse mécanique de 10% pour les ménages qui ont continué à payer la Taxe d'Habitation. Chacun a pu le constater sur sa feuille d'impôt.

La Taxe d'Habitation a augmenté de 10%

Le tour de passe passe, une belle manipulation, c'est que, dans le même temps le gouvernement a décidé de réduire puis de supprimer la Taxe d'Habitation pour 80% des ménages.

Mais la réalité de ses propres chiffres dément la baisse annoncée. Le Rapport d'Orientations Budgétaires 2020 (document officiel produit par les services de la ville) indique qu'en 2013 les recettes fiscales étaient de 54,9 millions d'euros et qu'elles sont de 55,4 millions d'euros en 2019 ! Il y a donc eu bel et bien une hausse de la fiscalité !

Sans oublier que Gazay, comme Barthélémy, a voté l'augmentation de la TEOM (Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères) qui ne cesse d'augmenter depuis 2016.

Concernant la dette, on reprend le chiffre totalement farfelu d'une réduction de la dette de 30 millions. Aucun document officiel ne valide cette annonce. Tout indique par contre exactement le contraire.

Mme Barthélémy, elle-même (ce n'est pas Mèfi!) a fait observer au conseil municipal que le compte administratif de 2019 (document validé par le Trésorier Général) notait une hausse du montant de la dette par rapport à 2015.

Mieux que cela, le journal "Le Figaro" (catalogué pourtant comme un soutien de la droite) dans son classement des "Villes les plus endettées de France" pointait Aubagne à la 2ème place en 2019, alors qu'elle occupait la 5ème place en 2014.

Nouveau mensonge avec les budgets de la communication et de l'événementiel. Moins 60% pour l'un, moins 50% pour l'autre nous dit-on. Faux. Entre 2014 et 2019, le budget communication n'a quasiment pas évolué (les documents budgétaires le prouvent). Quant au budget événementiel, il faut rajouter la subvention à l'association "Aubagne Développement Culture et Création" présidée par Canavese qui a été chargée d'organiser les principales initiatives de la ville (Nuits Flamencas, etc...).

Villes endettées : Aubagne plus mal classée qu'en 2014

Par contre, on ne vous dit pas que les emprunts toxiques, c'est l'Etat qui les a pris en charge, parce que c'était les banques "sponsorisées" par l'Etat qui étaient responsables de ces dérives dont toutes les collectivités ont souffert (Marseille comme Nice, les Alpes Maritimes comme la Seine-Saint-Denis).

Par contre on ne vous dit pas que c'est Gazay qui a perdu le procès contre la Royal Bank of Scotland (RBS) qui coûte plusieurs millions à la ville.

Par contre on ne vous dit pas que moins de la moitié des subventions du Conseil Départemental n'ont pu être utilisées parce que Gazay n'a pas su trouver les 40% que devait investir Aubagne.

Par contre on ne vous dit pas que la masse salariale du personnel entre 2014 et 2019 a augmenté de 10% pendant que, dans le même temps, les effectifs diminuaient de 8% parce qu'on a "distribué" des salaires pharaoniques à quelques hauts dignitaires de l'administration.

Par contre on ne vous dit pas que Gazay a vendu 20 millions d'euros du patrimoine communal sans que la dette baisse d'autant.

Par contre on ne vous dit pas qu'il n'y a plus eu de travaux d'investissement dignes d'une ville de 45 000 habitants, plus de travaux d'entretien, plus rien pour la voirie, ni pour la mise aux normes et la rénovation des bâtiments communaux.

Par contre on ne vous dit pas qu'on a réduit les subventions aux associations, qu'on a laissé exsangue les budgets des services jusqu'à réduire ou supprimer le papier toilette pour nos enfants dans les écoles.

Bref, on vous fait un tableau merveilleux pour masquer l'essentiel : l'incompétence du maire et de son équipe pour gérer une commune !

Antoine Monticellu

 

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