Gazay part battu

Ce lundi, Espace des Libertés, dans une salle copieusement garnie, Gérard Gazay a annoncé qu'il sollicitait un deuxième mandat pour les prochaines élections municipales. Suite à la décision de Barthélémy de dénoncer le bilan négatif de son ancien allié, le maire n'a cessé de pointer "la trahison" qui semblait annoncer son prochain échec électoral.

La fin du discours de Gazay citant Guillaume Le Téméraire "Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer", marquait les limites qu'il pouvait proposer à ce qu'on peut appeler "ses troupes", puisqu'il a lui-même affirmé "nous sommes entre nous".

Environ 400 personnes dont 50 à 80 "extérieurs", le directeur de l'événementiel, le président du CIQ du centre-ville (qui revendique sa neutralité !) et l'élu à la sécurité préposés à la mise en place des chaises, quasiment pas d'agents communaux (même pas les cadres), présence surprenante d'une élue socialiste d'Aubagne. Giovanni Schipani était là, présent à l'accueil, puis très discret dans un coin de la salle pendant les discours.

Le directeur de l'événementiel qui jouait, aussi, le rôle de chauffeur de salle passait la parole à Christian Gentiletti qui déclarait que "ce qui s'était réalisé depuis 2014 était l'exact contraire de ce qui se faisait avant" (ce qui n'est pas faux), puis à Bernard Deflesselles qui contrastant fortement avec "son ami Gazay" nous faisait admirer ses talents d'orateur.

Enfin, Gazay tentait, laborieusement et sans y parvenir, de brosser un bilan positif de sa mandature. Après la reprise des chiffres fantaisistes sur la dette qui aurait baissé de 30 millions d'euros (les chiffres des documents financiers officiels disent le contraire ; Barthélémy au dernier conseil municipal, sans être démentie, a montré que le compte administratif de 2015 comparé à celui de 2019 marquait une hausse ; Le Figaro a publié le classement des villes les plus endettées de France : Aubagne était 5ème en 2014 et 2ème en 2019), il était obligé de reconnaître qu'il n'avait pas baissé les impôts locaux comme il s'y était engagé ... mais c'est la faute à Hollande et Macron.

La "trahison" de Barthélémy annonce l'échec de Gazay

Même procédé avec la délinquance, il sort de son chapeau électoral une baisse de la délinquance de 38% qu'aucun Aubagnais n'a constaté, mais il précise que sa promesse d'un nouveau commissariat n'a pas été tenue ... mais c'est la faute à l'Etat. 

Mais il en est sûr, ce sera vrai pour ... le prochain mandat.

Il n'a pas pu réaménager tous les terrains de sport comme il l'avait écrit dans son programme électoral de 2014 ... c'est la faute au Préfet qui a tout classé en "Zone Inondable". Même raison pour la non réhabilitation du centre-ville.

Il a fermé la piscine du Bras d'Or ? Ce n'est pas sa faute, c'est parce qu'il fallait réaliser ... 1 million d'euros de travaux (soit moins de 10% du budget d'investissement annuel) et que ce sont les agents communaux qui lui ont demandé.

Par contre sur cet espace, en y rajoutant l'espace du Mac Do, le bowling et la salle du bras d'Or, il a prévu un projet immobilier. Juré, il tiendra sa promesse.

Le Musée de la Céramique, un nouveau complexe sportif, une grande salle de spectacle, etc n'ont pas vu le jour, c'est parce que c'est la méchante présidente du territoire qui a fait passer toutes ces réalisations à la trappe.

Il a fermé la MJC ? Mais c'était devenu "un lieu où on fume et où on boit entre amis, sur le compte des contribuables".

Les engagements non tenus ? Ce n'est pas sa faute.

Après ça, il fait savoir qu'il va faire distribuer un volumineux document sur son bilan 2014-2020 où il est indiqué que 90% des engagements ont été tenus. Ou les chiffres ont été inversés, ou "plus le mensonge est gros ...".

Il passe en revue ses adversaires, il dit que "c'est la première et la dernière fois". 

Magali Giovannangeli à l'honneur des premiers coups : "C'est le retour au passé". Puis il fait un paquet commun Giovannangeli-Grandjean, ils ont la même faiblesse "ils ne chantent pas La Marseillaise pendant les cérémonies officielles" et donc "on ne peut pas voter pour des gens qui n'aiment pas La France".

Sachant qu'il n'a rien à craindre de ce côté là, il trouve que Lloret a une très bonne démarche. Pareil pour Orihuel, son seul défaut c'est de détester Barthélémy. Joëlle Mélin, elle, c'est Joëlle Mélin, "elle ne connaît rien aux dossiers aubagnais".

Enfin, un sort particulier est réservé à Barthélémy. Il sait que si elle lui prend son électorat de droite, son propre score risque de le rejeter à la 3ème ou la 4ème place. Il accuse donc "Barthélémy, c'est une liste de gauche !"

La preuve, elle est entourée des membres de l'administration de Belviso et de Fontaine, et même de l'ancien directeur de la MJC, alors, dit-il, "qu'elle a voté avec moi toutes les délibérations pour liquider la MJC".

Il tente de faire oublier que Barthélémy est soutenue par LREM, l'UDI, le Parti Radical, Agir, toutes des formations politiques de droite. Il la fait siffler, huer par la salle, à plusieurs moments de son discours. On sent que ça part mal pour lui et qu'il le sait.

Il ne cesse de faire des appels à la salle pour faire grossir les rangs de ses militants. Faisant cela, il montre ses faiblesses et son immense inquiétude. Il implore "J'ai besoin de temps, laissez moi un deuxième mandat".

Il s'engage sur de nouvelles promesses qu'il présentera le 15 février, en même temps que sa liste qui "sera renouvelée". Il n'a pas le choix, déjà un tiers de ses élus l'ont quitté.

En partant, j'écoute un groupe qui échange : "Heureusement qu'il y a du monde ce soir, on va en avoir bien besoin".

Claude Bernardi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles récents

  • Aubagne : encore des commerces qui ferment +

    Le 18 juin prochain, l'épicerie fine, Gastronomaniak, installée au centre-ville d'Aubagne, au début de la rue Laget fermera ses portes. Lire la suite
  • Casier judiciaire : les candidats doivent s'engager ! +

    La confiance dans les élu-e-s est de plus en plus mise à mal. Depuis plus d'une décennie, les "affaires" qui ont défrayées la chronique des faits divers et qui impliquaient un élu-e n'ont pas cessé d'augmenter. Même si cela n'en concerne qu'une minorité, cela suffit à jeter le doute et Lire la suite
  • Mélin attaque Gazay +

    La député européenne RN Joëlle Mélin publie un communiqué où elle attaque la "gestion Gazay" sans ménagement. Lire la suite
  • Confirmation : Schipani est de retour +

    De temps en temps il arrive à Gérard Gazay de s'oublier et puis soudain de se dévoiler. Sa page Facebook, était ainsi particulièrement silencieuse depuis le début de la distribution des masques de la "famille Pretot". Soudain ce matin une vidéo publiée nous apporte son lot d'informations. Lire la suite
  • Gazay n'avance plus masqué : il ose tout... et Christine Pretot se réjouit +

    Gérard Gazay a sans doute cru, après le désastreux « masque-chaussette », que la commande des 50.000 masques réutilisables allait se dérouler sans vagues et redorer son blason. C’était sans compter sur la méfiance qui entoure ses actes. Il a tellement menti depuis 6 ans que tout ce qu’il fait, ou touche, Lire la suite
  • Insuffisances du maire d'Aubagne : les élus de gauche communiquent +

    Suite aux demandes avortées d'un véritable travail commun de tous les élus municipaux face à la crise sanitaire, les groupes de gauche au conseil municipal nous ont fait parvenir le communiqué ci-dessous. De leurs côtés, Sylvia Barthélémy pour le groupe UDI et Joëlle Mélin pour le RN ont fait parvenir Lire la suite
  • Aubagne : enfin, les "vrais" masquent arrivent +

    Huit jours après le déconfinement, la ville d'Aubagne va, enfin, du mardi 19 mai au samedi 23, distribuer un masque aux normes pour chaque Aubagnaise et chaque Aubagnais. Vous trouverez ci-dessous toutes les modalités de retrait. Lire la suite
  • 1