Sylvie Pillé, candidate France Insoumise en 2017, soutient "Rassemblé·e·s pour Aubagne"

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Ce début d'année 2020 marque une nouvelle étape dans la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Après la déclaration du maire vendredi 17 à la cérémonie des voeux et celle plus officielle qu'il fera le 27, c'est bien 7 listes (4 à droite et 3 à gauche) qui sollicitent le vote des Aubagnaises et des Aubagnais. Mais, dans ce domaine, tous les rebondissements sont encore possibles. Pour l'instant, les oracles sondagiers les plus récents et les services spécialisés du ministre de l'intérieur annoncent déjà un "duel à trois" entre Mélin, Giovannangeli et Gazay. C'est ce moment qu'a choisi Sylvie Pillé pour participer au débat et exprimer son choix.

Sylvie Pillé, aux législatives de juin 2017, après l'élection de Macron, a été la candidate de La France Insoumise dans la 9ème circonscription (Aubagne-La Ciotat). Avec un score de 20% à Aubagne, elle avait, d'ailleurs, réalisé un des meilleurs scores de La France Insoumise dans une ville de plus de 30 000 habitants.

Professeure agrégée d'histoire-géographie, aujourd'hui à la retraite, elle a enseigné au Lycée Joliot-Curie. Elle continue à s'investir dans le domaine associatif sur le Pays d'Aubagne et de l'Etoile. Elle est toujours présidente d'ATTAC sur ce territoire.

Pour les municipales, son premier mouvement c'est de "rejeter Gazay, son équipe et sa politique". Elle n'a pas de mots assez durs pour condamner la politique municipale depuis 2014. Elle affirme "Gazay, c'est le Macron aubagnais, tous les deux partagent les même choix et défendent le même type de société" et elle illustre son propos : "Quand il est arrivé au pouvoir, Macron a supprimé l'ISF et réduit le montant des APL de 5 €, Gazay, lui, a privatisé la restauration scolaire, supprimé la MJC et tenté de mettre dehors les Restos du Coeur et le Secours Populaire".

Face à Gazay, son choix est sans aucune hésitation ni ambiguité, c'est la liste "Rassemblé·e·s pour Aubagne". Pour deux raisons essentielles dit-elle "la première, c'est que le programme et les ambitions de cette liste se situent à l'inverse de ceux de Gazay-Macron, c'est la solidarité, l'égalité en prenant en compte la dimension humaine avant tout autre chose".

La deuxième est dans la conception même de la liste, c'est la seule qui rassemble des citoyennes et des citoyens très divers, socialement, géographiquement, syndicalement, politiquement et la quasi totalité des forces politiques progressistes. Elle précise "cela a toujours été le sens de mon combat, c'est ce rassemblement que je portais aux législatives de 2017, c'est le combat que j'entends poursuivre malgré toutes les difficultés".

Au bout de l'entretien, on sent qu'elle a envie de rajouter quelque chose. Elle se retient, hésite, puis se ravise. Elle finit par laisser échapper : "je regrette profondément la décision de certains de jouer en solo, j'espère que les électrices et les électeurs sauront rassembler leurs votes pour éviter que cela porte préjudice à notre combat commun".

Sera-t-elle entendue ?

Antoine Monticellu