Gazay : des voeux de fin de règne

gazay des voeux de fin de regne

Moins de 400 personnes aux vœux de Gazay ce vendredi 17 janvier. Jamais depuis 40 ans une cérémonie de voeux d'un maire d'Aubagne n'avait vu aussi peu de monde. Pire, seulement 22 conseillers municipaux de la majorité présents sur les 32 élus. Bien sûr absence de Barthélémy, mais aussi disparition (la mise à l'écart se confirme chaque jour un peu plus) de Giovanni Schipani. Ambiance de fin de règne d'un bien triste mandat.

Les 288 chaises, après en avoir rajouté 30 pour donner le sentiment qu'on n'attendait pas autant de monde, occupaient 90% de la surface de la salle. Une centaine de personnes se tassaient dans les 10% restants. Au total moins de 400 personnes.

58 sièges étaient "réservés", la plupart pour des élus et personnalités extérieures. Sept chaises "réservées" portaient le nom de leurs titulaires, c'était les places pour les membres de la direction administrative de la ville d'Aubagne. Pour celles et ceux là, impossible de s'esquiver comme ils et elles l'ont fait les années précédentes.

Si on enlève la quarantaine d'extérieurs et les parents des 43 membres du conseil municipal des jeunes venus applaudir leurs enfants, cela laisse peu d'espace à la présence volontaire. D'ailleurs, le maire a commencé son discours par cette phrase "je remercie la présence des fidèles parmi les fidèles toujours présents", genre "heureusement qu'il me reste quelques militants".

Moins de 400 personnes, le plus bas niveau jamais atteint

En préalable à l'intervention du maire, nous avons eu droit au traditionnel film où défilent les images des "événements" qui se sont déroulés à Aubagne. Dans ce domaine, depuis 2014, l'absence d'imagination est toujours au rendez-vous. Avec cette année, un petit plus supplémentaire, une musique d'accompagnement assourdissante pour tenter de donner du rythme. Jusqu'à l'image de fin qui se conclut par un son d'une scène de fin du monde.

Le maire qui arrive sur scène à cet instant se dit "transporté par ce film". Hou là là !

Puis nous avons droit à son discours de voeux. Un maire toujours pas orateur, lisant sans cesse un texte qu'on lui a écrit, buttant sur de nombreux mots. Le plus beau, à la fin  de son intervention, il veut remercier les Aubagnais présents et il veut dire "j'ai trouvé spontanément les mots, ..." et il dit "j'ai trouvé spontament ..." ... et il se reprend. En terme de spontanéité, on doit pouvoir arriver à faire beaucoup mieux.

Un contenu d'un classicisme intégral : les questions internationales, avec tous les poncifs déjà entendus et lus partout, quelques secondes sur l'environnement, puis la sécurité, l'emploi, la solidarité, le rayonnement d'Aubagne (sic!)... le catalogue habituel mentionné dans le recueil des "discours des voeux d'un maire d'une commune moyenne".

Un maire pas orateur qui bute sur les mots

Nous avons droit à une longue liste de remerciements (pour meubler ?) : les élus, les partenaires, les associations, l'éducation nationale, la police, la gendarmerie, les pompiers, les communes voisines, etc, etc... les oiseaux dans le ciel, l'air qu'on respire, l'eau de l'Huveaune, les rats du centre-ville...

Et enfin, pour finir, parce que la période électorale ne lui permet pas de faire un bilan des élus, il égrène une longue litanie de chiffres... des services municipaux. Des chiffres impressionnants mais on ne sait pas quelle réalité ils recouvrent. Par exemple, il nous annonce 12 000 interventions de la police municipale : c'est le nombre de contraventions pour stationnement illicite ?

Mais l'essentiel était au coeur de son intervention, il annonce "son amour pour Aubagne", sans trouver ni les mots, ni le ton, ni les gestes, pour ne pas dire, en fait, qu'il est candidat à la prochaine élection municipale. La salle est restée sidérée d'étonnement. Personne ne s'y attendait.

Ouf, c'était ses derniers voeux. Passons vite à autre chose.

Claude Bernardi

 

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