Barthélémy rate ses vœux

barthelemy rate ses voeux

A peine 80 personnes, ce jeudi 16 janvier, devant le local de campagne, pour les vœux de Sylvia Barthélémy, la candidate de La République En Marche. La dynamique de la victoire ne semble pas être dans ce camp.

Reconnaissons une mise en scène de bonne facture orchestrée par l'ancienne responsable de l'événementiel de Daniel Fontaine. Nous avons eu droit, avant la prise de parole en direct de la candidate, à un enregistrement de la voix de Barthélémy imitant une hôtesse dans un aéroport annonçant le décollage d'un gros porteur. Très bien imaginé.

Le "commandant de bord" précisait elle-même qu'elle avait de nombreuses heures de vol derrière elle. Sans doute est-ce un élément de communication retenu pour les candidat·e·s du parti de Macron, puisqu'au même moment Yvon Berland, la tête de liste de LREM de Marseille (les sondages le donnent à peine à 8%), présentait une affiche avec son portrait en noir et blanc ne laissant aucun doute sur ses rides et sur son âge (69 ans, le même que Barthélémy).

Toujours la présence des deux anciens élus socialistes de la mandature Fontaine, l'adjoint au logement et l'adjoint à la police municipale. Quelques cadres du conseil de territoire, trois ou quatre employés communaux (dont un agent de la Police Municipale et l'épouse de l'un d'entre eux : y aurait-il des problèmes dans ce service ?), quelques commerçant·e·s mais un peu moins que pour l'inauguration du local, quelques extérieurs, mais au total une assistance clairsemée et qui a tendance à se restreindre.

Barthélémy avoue de nombreuses heures de vol

Dans son intervention, de quelques courtes minutes, Barthélémy s'adressant visiblement au maire d'Aubagne dénonçait "Aubagne trop rigide et trop clivant... un entre-soi, se méfiant de tout le monde" et en particulier des cadres municipaux "pas fiables politiquement".

Elle rappelait le contenu de son tract avec tous les rendez-vous manqués de Gazay et les promesses non tenues.

Elle se disait fière d'être aux côtés "des marcheurs" et donc d'avoir le soutien de LREM, mais en précisant que l'UDI, le Parti Radical, Agir, Génération Ecologie lui apportaient également leur soutien. En clair, uniquement des partis de droite. Ni de gauche, ni de gauche, c'est bien la dominante de sa candidature.

Au passage, répondant aux questions de Mèfi, elle avouait ne pas vouloir aborder la question du débat sur les retraites. "C'est un débat national qui n'a pas sa place dans une élection municipale" affirmait-elle. Ce qui lui permettait de ne pas confirmer son soutien à la réforme des retraites portée par son leader, le président de la République.

La candidate LREM pour la réforme des retraites

Elle s'en prenait ensuite à Joëlle Mélin qui n'avait pas vu la différence entre Gazay et Barthélémy et qui "passait son temps à Strasbourg".

Elle annonçait que son programme, en cours d'élaboration, serait révélé mi-février et donnait rendez-vous à ses militants le jeudi soir au local, aux prochaines visites dans les quartiers et dans les lieux publics avec une grande rencontre publique le 13 février à l'Espace des Libertés pour connaître ses promesses de campagne.

La liste, elle, sera connue ... "en temps utile".

Tout cela était minuté pour se terminer sur le bruit d'un avion qui décolle. Mais la technique n'a pas suivi, il a fallu attendre quelques minutes après la fin de l'intervention de la présidente du territoire pour que la mise en scène fonctionne. L'avion, comme la campagne de la candidate Barthélémy, était, sans doute, resté au sol.

Claude Bernardi