Barthélémy : mensonges et omissions

Sylvia Barthélemy : mensonges sur ses promesses de campagne

Sur un tract distribué par les militants de Sylvia Barthélémy nous trouvons au recto une critique de tout ce qu'elle a cautionné avec Gazay (lire "Barthélémy dézingue Gazay") et au verso tout ce qu'elle a réalisé ... mais c'est truffé de mensonges et d'omissions.

Premier affirmation : "Grâce à Sylvia Barthélémy, le Pays d'Aubagne et de l'Etoile a conservé le bénéfice de la gratuité au sein de la Métropole Aix-Marseille Provence".

Mensonges et omissions. Elle se garde bien de rappeler, qu'en 2009, quand Alain Belviso, alors président de l'agglo propose la gratuité des transports publics pour le territoire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile, elle refuse de voter la délibération.

Elle ne dit pas non plus que depuis 2016, en fait, la gratuité est déjà un leurre puisque la métropole a décidé de la faire payer aux Aubagnais par l'intermédiaire du budget du territoire alors qu'elle était, jusque là, supportée par le Versement Transport des entreprises de plus de 11 salariés.

Et surtout ce qu'elle ne précise pas, c'est qu'elle était dans l'impossibilité politique de revenir sur la gratuité sous peine de déclencher une opposition sans limite des habitants du territoire. Elle a maintenu ce qu'elle ne pouvait pas supprimer.

Transport public : Barthélémy fait payer les Aubagnais

Deuxième affirmation : "Combat pour le Val'Tram. Ce projet indispensable pour faciliter les déplacements et l'attractivité du centre-ville d'Aubagne et des commerces est désormais inscrit au sein du Plan Mobilités de la Métropole Aix-Marseille Provence. Mais le combat n'est pas fini !".

Mensonges et omissions. Elle ne peut avouer, bien sûr, que c'est elle qui dès avril 2014 stoppe le Tramway qui devait rejoindre Marseille et permettre aux Marseillais de venir au Centre-Ville d'Aubagne. Elle n'avoue pas non plus qu'elle a stoppé net le Train-Tram sur la voie de Valdonne qui n'attendait plus qu'une délibération de la communauté d'agglomération qui pouvait décider seule à l'époque.

Elle évite de rappeler qu'en laissant à la Métropole de Marseille le soin de décider, elle savait qu'au bout la réponse serait négative.

En affirmant "le combat continue", elle reconnaît ce que Mèfi a révélé : rien n'a été décidé. Rien en matière de travaux. Rien en matière financière. Rien en matière de bureau d'étude. Elle sait qu'après les municipales, la métropole décidera, de nouveau, l'arrêt du projet.

Troisième affirmation : "Grâce à une gestion publique locale rigoureuse les tarifs de l'eau ont baissé de 20% depuis le 1er juillet 2016 pour tous les Aubagnais".

Là, nous atteignons des sommets en matière de mensonges et d'omissions. D'abord parce que la gestion publique a été mise en place alors que Magali Giovannangeli était présidente de l'Agglo. On peut, d'ailleurs, se rappeler que Barthélémy à chaque délibération émettait des réserves et se prononçait systématiquement pour réaliser "une étude préalable".

Elle a stoppé le train-tram sur Valdonne

Il faut dire aussi, qu'avant de baisser le prix de l'eau, Barthélémy a créé deux tranches de paiement (alors qu'il n'en existait qu'une avant) et que seule la première tranche bénéficie de la réduction.

Pour compléter le tour de passe-passe, alors que toutes les communes du territoire ont bénéficié d'une réduction des tarifs de l'assainissement, cela n'a pas été le cas pour Aubagne et pour La Penne "qui avaient déjà eu la baisse des tarifs de l'eau potable". Il semble même que cette décision ait été prise en toute illégalité puisque les textes, en la matière, imposent la cohérence territoriale.

Dans le même temps, Barthélémy cédait à la demande de la métropole pour augmenter les tarifs de l'assainissement qui passaient de 17 à 60 centimes le m3, soit plus de 250% !

Dans le domaine de l'eau, rajoutons l'échec du périmètre d'extension de la Société Publique Locale, l'abandon pur et simple par Barthélémy des ressources locales en eau (alors que l'Etat, l'Agence de l'eau, le Département et la Région avaient reconnu l'existence de millions de m3 qui coulent sous nos pieds) et la mise au rencart des citoyens au sein du conseil d'administration de la SPL.

Quatrième affirmation : "Créée en 2016, avec 2700 m² de surface, la ressourcerie "Le Dirigeable" recycle près de 1500 tonnes d'encombrants et de déchets par an et sensibilise son public aux comportements respectueux de l'environnement".

250% d'augmentation du m3 d'assainissement

Mensonges et omissions. La ressourcerie n'est tout simplement gérée ni par la métropole, ni par le conseil de territoire. L'organisme qui l'a conçue et qui la fait fonctionner c'est l'entreprise Evolio du groupe La Varappe. Cette entreprise d'insertion bénéficie de subventions certes de la métropole, mais surtout du département, de la Région, de l'Etat et de l'ADEME. L'usurpation est de taille.

Et le projet est né bien avant la venue de Barthélémy à la présidence de l'agglo. La preuve, c'est que celui qui a été à l'origine de son développement a été embauché par La Varappe avant 2014.

Enfin, cinquième affirmation : "Le nouveau Petit Monde de Marcel Pagnol, la création du festival de la Font de Mai, la création de l'espace restauration-céramique Argilla en faveur de nos artisans céramistes et santonniers, l'embellissement des marchés participent désormais à une nouvelle attractivité de la ville".

On oublie assez vite de souligner que le "nouveau" Petit Monde est né parce que Gazay et Barthélémy ont détruit l'ancien, placé en plein coeur de ville, dans un bâtiment patrimonial que l'on a rasé. Mais aussi qu'il a été installé sur les décombres de l'activité des Ateliers Thérèse Neveu après avoir chassé le service "Argile".

Autre mensonge, l'espace Argilla a été inauguré avant l'arrivée de madame Barthélémy. Elle n'était d'ailleurs pas présente à son inauguration.

Quant à "l'embellissement du marché" qui se meurt chaque semaine un peu plus, on se demande de quoi il s'agit.

Bref, ces "6 ans d'actions et d'engagement" de Barthélémy, c'est 6 ans sans aucun projet nouveau. Au mieux, elle s'est conduite comme un coucou, ces oiseaux caractérisés par le parasitisme de couvée en déposant leurs œufs dans le nid des autres.

Antoine Monticellu

 

 

 

Articles récents

  • Le Garage Burger +

    Le restaurant "Le Garage Burger" est un établissement de restauration rapide que vous devez absolument connaître. Situé à la sortie d'Aubagne, sur la droite en allant vers Napollon au 610 sur la D96, si vous êtes d'Aubagne ou des alentours, il faut vous offrir un déjeuner dans cet endroit au Lire la suite
  • Gazay refait les mêmes promesses qu'en 2014 +

    Pas loin de 500 personnes ce jeudi 20 février à l'Espace des Libertés pour écouter le maire et son équipe nous présenter ce qu'ils appellent un "projet de ville" et qui n'est rien d'autres que la reprise des promesses du candidat Gazay que le maire Gazay n'a pas tenues. Lire la suite
  • Gazay privatise tout… jusqu’à sa campagne électorale ! +

    Depuis 2014, on sait  la mission que s’est assignée le maire LR d’Aubagne : livrer aux intérêts privés les terrains arborés, le patrimoine et les services publics de la ville. Nul besoin d'être "Medium" pour savoir ce qu'il fera si, par malheur, il est réélu. Lire la suite
  • Sondage : Joëlle Mélin arrive ! +

    Un sondage qui vient de nous parvenir confirme, après l'élection présidentielle de 2017 et les européennes de 2019, la place prépondérante du Rassemblement National à Aubagne. Lire la suite
  • Enfin un point d'accord avec la Macronie ! +

    Interview politique sur LCI du 12/02/20, invitée  : Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes. Sujet : En France, les Municipales des 15 et 22 Mars 2020. Lire la suite
  • Sylvia Barthélémy n'est pas une visionnaire +

    La vie politique de Sylvia Barthélémy à Aubagne est caractérisée par deux traits essentiels : elle perd tout le temps et elle se trompe avec la même régularité. Nous avons extrait quelques-unes de ses prises de position qui marquent son absence totale de vision stratégique sur des questions essentielles du territoire. Lire la suite
  • Gazay va-il oser ? +

    Entre les claquements de portes, les mises à l'écart, les menaces de "révélations" et les tentatives de débauchages ratées, on sait que l'élaboration de la liste de Gazay pour les prochaines municipales s'est construite dans la douleur. Lire la suite
  • 1