Rassemblé·e·s pour Aubagne

Lundi 2 décembre dans l'ancienne salle de la Bourse du Travail, un petit peu plus d'une centaine de personnes ont tenu l'Assemblée Constituante de la liste qui devrait s'intituler, si on a bien compris, "Rassemblé·e·s pour Aubagne" et qui sera conduite par Magali Giovannangeli.

Frédéric Serves, responsable de l'association "Vivre Aubagne Autrement", a animé la première partie qui devait ouvrir quelques pistes de travail pour continuer à progresser vers le futur programme municipal.

Mais, avant que la salle s'empare du micro, les différents responsables politiques ont expliqué en moins de trois minutes chacun les raisons de leur adhésion à ce rassemblement.

C'est Jean-Philippe Izquierdo, Ensemble! (le mouvement de Clémentine Autain), qui commençait en expliquant qu'il y a 18 mois, une quarantaine de citoyen·ne·s avaient lancé un appel pour construire une alternative à la politique municipale de Gazay. Très vite, plus de 1000 signatures sont venues conforter cet appel et cela a abouti au rassemblement de ce soir. Il insistait sur la nécessité de dépasser l'alignement des logos des diverses organisations pour s'ouvrir à toutes les forces vives du territoire.

Arthur Salone, Parti Socialiste, était très satisfait de participer au rassemblement de tous les partenaires de gauche. Une nouvelle fois et inlassablement, il martelait l'idée qu'Aubagne pouvait être regagnée parce que la gauche était rassemblée. Il pointait le danger du Rassemblement National en rappelant qu'Aubagne était, pour le RN, une ville classée dans leur "short list" des communes à conquérir.

Aubagne est dans la short list des communes à conquérir pour le RN

Eliette Mautreff, Parti Communiste, exprimait son immense satisfaction de participer à la dynamique de cette liste. Elle soulignait la mise à mal des services publics dans la ville (Education Nationale, Sécurité Sociale, CAF, Impôts, SNCF, Poste, ...) et l'absence de réaction du maire, quand ce n'est pas lui qui est à l'origine de la casse comme pour le service public communal.

Ahmed Cheriet, France Insoumise, mettait le doigt sur l'écart entre "la politique" et les citoyens. Animateur des Gilets Jaunes à Pont de l'Etoile, il a pu mesurer combien ce mouvement était révélateur d'une colère sociale portée par la distance entre les réponses politiques de ces dernières décennies et les besoins des gens. Il souhaite, et cela doit commencer dans les villes, "que le citoyen se retrouve au coeur des décisions à prendre". C'est pour cela, dit-il, qu'il faut gagner et "le rassemblement est un impératif".

Athénaïs, Aubagne La Commune, fonctionnaire territoriale, précisait que sa soif de justice sociale avait pu trouver un prolongement dans son investissement citoyen. Elle dénonçait avec beaucoup de force la souffrance des agents municipaux dans le cadre de leur travail ("pas tous" complétait-elle, en faisant, sans doute, référence à quelques cadres surpayés et amis de Gazay). "Il faut, aussi, gagner pour eux".

Alexandre Latz, Place Publique, faisait savoir son engagement récent en politique "depuis les dernières élections européennes". Il renouvelait sa conviction " quand sur l'essentiel on pense pareil et on prône les mêmes valeurs, il faut être ensemble". Pour lui, le rassemblement est, en soi, un acte de renouveau parce que la renaissance de la politique passe par le collectif. Les actes pour sauver la planète en sont un exemple "il n'y a que par le collectif qu'on pourra s'en sortir". Et il rajoute: "On ne peut pas penser écologie quand on n'est pas capable de se rassembler".

Magali Giovannangeli, animatrice de "Rassemblé·e·s pour Aubagne", conclut cette première partie en portant l'espoir de changer Aubagne, en s'appuyant d'abord sur les Aubagnaises et les Aubagnais et, en particulier, sur le service public communal.

Le rassemblement est en soi un acte de renouveau

Il faut "tout à la fois du renouveau et s'appuyer sur des valeurs universelles (humanisme, solidarité, émancipation, écologie, ...)". Elle affirme sa conviction qu'il ne faut jamais se résigner et qu'il est nécessaire d'élargir encore et de façon très audacieuse ce rassemblement. 

"Les besoins des habitants doivent être notre boussole, et il faut y répondre pour, par et avec les Aubagnaises et les Aubagnais" ... "ce mandat nous a transformé et il faudra inventer de nouvelles réponses pour retrouver Aubagne belle et rebelle".

Pendant plus de trois quarts d'heure, la parole était, alors, donnée à la salle. Une vingtaine d'intervenants d'une grande diversité exprimaient leurs espoirs, leurs envies, leurs propositions pour la campagne électorale, pour le programme, mais aussi pour sa mise en oeuvre, tant ils et elles avaient toutes et tous la conviction que la victoire était à portée de main.

Clémentine Fardoux était chargée d'animer la dernière partie qui avait pour but de passer dans une phase plus "opérationnelle" avec la mise en place de 7 commissions de travail (programme, liste, communication, initiatives, ...). Une assemblée générale sera régulièrement convoquée pour prendre toutes les décisions collectivement.

Un apéritif convivial et militant a terminé fort agréablement un moment qui a donné le sourire à toutes et tous.

Claude Bernardi

 Illustration de notre ami Mahir (Aubagne en photo)

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