Misère de l'oubli

misere de l oubli

Lorsqu'on nous oublie, on ferait tout pour que cela ne soit plus le cas, quitte à créer l'illusion que l'on a réussi à retrouver le devant de la scène. Quitte à taper sur son propre camp, quitte à revêtir la toge blanche de la pureté face aux guenilles du camp des "manipulateurs, tricheurs, menteurs". Oui, quand on traverse une mauvaise passe, quand tous nos stratagèmes pour arriver à nos fins ont échoué, quand on en est même venu à renier nos valeurs pour atteindre ce but tant espéré, et bien on accuse l'Autre, son prochain, celui que l'on tient pour responsable de ses échecs.

Autre concept : celui de l'opposé. Le yin et le yang, l'heureux et le malheureux, le pour et le contre. Vous m'avez compris. Il en existe un autre : l'action et la parole.

Suivez mon regard. Mais d'abord, fixez-le sur ce qui devrait être le point de vue de tous les "gens de gauche" dans notre ville d'Aubagne : le couple Gazay/Barthélémy.

Par un tour de passe-passe magistral, voilà Madame Barthélémy dans l'opposition au maire en place. Une opposition cocue alors, puisqu'elle a permis son élection. A moins que cela ne soit une opposition opportuniste qui se gorge des derniers lambeaux de chair d'un corps à l'agonie. Ou alors une opposition qui trahit pour le "beau geste", pour la surprise, pour l'ambition personnelle et carriériste. Madame Barthélémy a le choix. Comment diable la dame souriante des photos de 2014 a-t-elle pu devenir ce rictus contrarié qui en a gros contre Monsieur Gazay ? On lui a refusé sa voie de Valdonne ? On lui a transformé son parcours de la ligne 3 ? En voilà de bien étranges raisons pour s'opposer à son ami d'hier, quand on sait de surcroît que ces décisions émanent de la Métropole. Au contraire, Madame Barthélémy devrait être main dans la main avec ce compagnon de route esseulé qui n'est pas entendu par le monstre métropolitain. Encore faut-il qu'ils essaient véritablement tous les deux d'être entendus. Encore fallait-il qu'ils ne participent pas à l'accouchement de ce monstre territorial... 

Mais soyons beaux joueurs. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. Restent les persévérants, les têtus, les aveuglés peut-être. Celles et ceux qui ne reconnaissent jamais leurs erreurs, pas même devant le résultat d'un vote démocratique et qui décident, seuls, car c'est ainsi qu'ils se sentent les plus capables, de salir. Il en existe certains qui, sous plusieurs comptes facebook et twitter, se plaisent à taper sur la majorité qui a eu un jour le malheur de leur apposer sur le front le tampon des minoritaires. Cette frustration peut se comprendre. A une certaine époque, les mêmes seraient rentrés sur leur terre et auraient refusé de payer leurs impôts ou auraient levé une armée pour "obtenir justice". 

On reproche à Mèfi d'avoir choisi un camp. C'est ainsi depuis près de six ans, les uns ayant du mal à accepter qu'un média puisse avoir une ligne éditoriale, les autres qu'un média puisse faire de la politique. Certains ont tranché le débat depuis longtemps en proclamant que "tout est politique". C'est pour cela que le Figaro ne défend jamais les valeurs chrétiennes de la France, que le Point n'a rien à voir avec l'idéologie libérale et que l'Humanité se félicite à chaque fermeture d'hôpital public... 

Ce qu'ignorent certains, c'est que malgré les opinions et les convictions, un média, reconnu ou pas, reconnu par ses pairs ou par son lectorat, est organisé en rédaction, qu'une rédaction est composée d'une dizaine de personnes et que chaque article est lu et validé avant publication. Il est arrivé que des articles soient retoqués. Si, si. 

A contrario, ce à quoi se livrent certains défaitistes et révolutionnaires de cabinet noir, n'a rien à voir avec un exercice d'information et de confrontation d'idées. C'est de la pure démolition qui, sous couvert de dénoncer les soi-disant dérives de Mèfi, baignent allègrement dans la mauvaise foi et l'attaque personnelle. Une entreprise de démolition qui croit créer le surnombre en publiant sous divers comptes. Et qui reproche à Mèfi de prendre le parti d'un seul en dénigrant un autre. Ce qu'ils font au final en pensant être meilleurs. 

Ce qui rassure, c'est l'expression populaire, le bon sens démocratique. Non pas celui qui donne raison à nos propres convictions mais celui qui choisit in fine, malgré toutes les tentatives de déstabilisation, la meilleure des options, pas celle imaginée et complotée par Mèfi et ses agents infiltrés dans les cerveaux aubagnais, mais celle qui laisse se profiler la victoire. Et oui, Mèfi assume d'écrire cela car c'est son objectif depuis 2014. Pourquoi nous cacherions-nous d'être satisfaits que l'objectif initial du média se dessine, sous la bénédiction démocratique et l'élan des militants ?

Alors par pitié, surtout ne les oubliez pas les aigris minoritaires, les déçus du vote démocratique, les artisans de la vengeance personnelle. Non, gardons-les toujours en mémoire pour ne plus jamais être étonnés quand ils retaperont à nouveau à nos portes, pour nous proposer leur "renouveau", qu'ils ont eu le temps de peaufiner depuis toutes ces années à échouer aux élections ou à travailler dans les cabinets territoriaux. 

Camille Alexandre

 

 

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