Barthélémy inaugure son local de campagne


 barthelemy inaugure son local de campagne

Pour une fois, l'espace du centre ville Delfieu-Barthélémy était un peu animé ce vendredi 29 novembre vers 18h. Sylvia Barthélémy, présidente du Territoire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile, inaugurait son local de campagne au pied de l'immeuble où vécut Lucien Grimaud, historien d'Aubagne et adjoint d'Edmond Garcin.

Floryse Grimaud, la fille du regretté Lucien, faisait office de maître de cérémonie en accueillant la candidate aux futures élections municipales dans "sa" maison. C'était l'occasion pour elle de souligner son attachement à Sylvia Barthélémy, une "femme de consensus et de culture".

110 à 120 personnes étaient venues pour assister à cette inauguration et manifester leur soutien à la présidente du Territoire. Pas de très grandes surprises. Quelques cadres de l'ex-agglo dont les membres du cabinet au grand complet mais quasiment aucun ne vote à Aubagne, le directeur de Façonéo et ses services, quelques élu.e.s de "sa" liste de 2014, pas tous, 3 anciens adjoints de l'équipe Fontaine, ceux au logement, à la police municipale et aux pompiers, des commerçant.e.s et quelques dizaines d'Aubagnaises et d'Aubagnais bien décidés à en finir avec la gestion Gazay. Aucun élu ou militant "Les Républicains".

Sylvia Barthélémy, derrière un pupitre placé devant le local et à l'extérieur, a, dans une intervention assez courte, donné quelques axes de sa future campagne.

Tous ses coups ont été concentrés contre le maire d'Aubagne, en direct ou en creux, sans jamais citer son nom.

barthelemy inaugure son local de campagne

110 à 120 personnes

Quelques formules assassines et bien pesées : "Cela ne sert à rien d'être dur sur les hommes, quand on est mou dans l'action", ou encore "depuis 2014, la politique politicienne a repris tous ses droits".

Elle souligne "l'hostilité pesante et manifeste du maire d'Aubagne" à son égard, précisant que le soutien des autres maires du territoire a été bien plus fort que celui qu'elle avait contribué à faire gagner.

Elle dénonce la gestion de Gazay : "La dette - elle dit la dèèèèète comme Mèfi - n'est pas un obstacle, c'est le manque d'idées qui en est un, le manque d'audace, de souffle, de générosité".

"On nous annonce 110 propositions pour l'écologie, mais le maire d'Aubagne n'a jamais mis les pieds à La Ressourcerie", il ne sait même pas où elle se trouve.

Elle se moque du communiqué du maire d'Aubagne pour le rétablissement du parcours de la ligne N°3, confirmant qu'il n'y est pour rien.

Elle se dit "une femme libre". Elle sait qu'elle va être attaquée, mais elle demande à ses militant.e.s de ne pas répondre : "A force de petitesses, on ne fait que de la bassesse".

"La dette n'est pas un obstacle, c'est le manque d'idées qui en est un"

Elle veut mettre fin aux dogmes politiciens. Elle veut rassembler au-delà des clivages droite-gauche-centre. Ses valeurs se sont "le cœur, le courage, l'action, l'honnêteté, l'écoute, le partage, le respect".

Son credo dit-elle, c'est l'amour d'Aubagne et elle souhaite retrouver dans sa ville de l'humanisme, de la bienveillance, de l'efficacité et de l'énergie.

Son slogan de campagne "Pour Aubagne".

Sans doute pour tenter de masquer l'investiture qu'elle est allée demander au parti de Macron. Pourtant la présence de Patrice Galvan au premier rang, chef de file à Aubagne de La République En Marche, ne laisse aucune ambiguïté possible.

A la fin du discours et après que le gardien de sécurité d'Agora se soit écarté de la porte, les visiteurs pouvaient, par "groupe" compte tenu de l'exiguïté du local, venir découvrir le QG de campagne. Le directeur de la politique de la ville faisait fonction de guide.

L'anecdote de fin, juste avant les agapes. Deux séniors, comme on dit, conversaient. Celui qui semblait traîner l'autre, dit à son invité : "Je voulais te présenter le maire, mais je ne le vois pas". Tout était dit.

Claude Bernardi

 

 

SOUTENEZ MÈFI!

Soutenir Mèfi! c'est nous aider à vous donner une information de qualité, libre de toute contingence. Le montant est libre et vous deviendrez ainsi membre de soutien de notre association.

Montant
 EUR

Articles récents

  • Hôpital d'Aubagne : le syndicat Sud Santé dénonce la souffrance du personnel +

    Le Syndicat Sud Santé Sociaux Solidaires dénonce le mal-être grandissant au Centre Hospitalier d’Aubagne sans oublier notre Maison du Parc. Lire la suite
  • Conseil de territoire : le clap de fin ! +

    Jeudi 12 décembre s’est tenu le dernier conseil de territoire de cette mandature. Ordre du jour : le budget 2020 et le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas mobilisé les foules. Lire la suite
  • Théâtre au Cercle : Grand Manège de Stéphane Jaubertie +

    Rares sont les ateliers théâtre qui choisissent de mettre en scène des textes d’auteurs contemporains, qui s’engagent dans un travail collectif et exigeant où les choix de formes de mise en scène révèlent la volonté d’identifier un vrai projet de groupe. L’atelier Zone&Cie dirigé par Frédéric Recanzone qui pérennise d’année Lire la suite
  • Misère de l'oubli +

    Lorsqu'on nous oublie, on ferait tout pour que cela ne soit plus le cas, quitte à créer l'illusion que l'on a réussi à retrouver le devant de la scène. Quitte à taper sur son propre camp, quitte à revêtir la toge blanche de la pureté face aux guenilles du camp des Lire la suite
  • Mes 30 minutes à la réunion CIQ du Centre-Ville +

    Le 27 novembre, réunion du CIQ du Centre-ville à la salle de la Résidence des Potiers. Plantons le décor, il y avait du monde : M. Gazay et sa cour du conseil municipal, une délégation importante de la future liste de la gauche rassemblée, beaucoup de gens en colère en raison Lire la suite
  • L'AFC encore vainqueur, le RCA marque des points, 6ème victoire consécutive pour l'OM +

    En Ligue 1, Lyon se déchaîne à Nîmes (0 à 4), Lille bat Brest (1 à 0), le QSG règle le sort de Montpellier en quelques minutes (1 à 3), Nice écrase Metz (4 à 1), Monaco retrouve du souffle face à Amiens (3 à 0) et Rennes défait Angers Lire la suite
  • Gloria Mundi de Guédiguian +

    Guédiguian a besoin de mélodrame pour nous interpeler sur les dérives dramatiques de la société. Le cadre : Marseille. La ville se prête à merveille comme décor, quartier populaire (la rue d’Aix), quartiers d’affaires (les Terrasses du Port). Les acteurs : des femmes et des hommes que l’on rencontre tous les jours Lire la suite
  • 1