La métropole écrase Aubagne : une fatalité ?

gaudin barthélémy gazay

Nous l'avions annoncée, dénoncée, combattue, mais depuis le 1er janvier 2016 la métropole Aix-Marseille Provence a été créée et elle décide de tout pour tous les territoires et c'est, aussi, le cas pour Aubagne.

Mais tout cela ne s'est pas fait tout seul. N'oublions pas qu'en décembre 2015, Sylvia Barthélémy est allée chercher Gaudin, le maire de Marseille, pour qu'il en prenne la présidence et lui a vendu précipitamment, au prix de son indemnité de vice-présidente, le Pays d'Aubagne et de l'Etoile.

N'oublions pas que Gazay dans chacun de ses discours de voeux depuis 2016 fait applaudir Gaudin et souligne la marche parfaite de la métropole. 

Mieux que cela, Gazay a anticipé des transferts de compétences vers cette nouvelle institution monstrueuse. C'est le cas de la voirie par exemple, de la filière céramique, de la foire aux santons où, un comble, c'est le maire de Marseille qui invite à son inauguration. 

Barthélémy a vendu le territoire à Gaudin

Il voulait transférer, il l'avait annoncé mais les services de la métropole lui ont demandé d'attendre, la médiathèque, le Comœdia, le conservatoire, etc...

Il a permis à la SOLEAM (Société Locale d'Equipement et d'Aménagement de l'Aire Métropolitaine) de s'occuper de l'urbanisation et de l'aménagement d'Aubagne, avec toutes les conséquences sur une bétonisation effrénée au profit des géants du BTP et de l'immobilier.

Sans oublier, sans un seul cri d'alerte, sans un seul reproche, sans une seule remarque de Barthélémy, pourtant présidente du territoire, le transfert des décisions dans d'autres lieux qu'Aubagne.

L'organisation de la métropole et la lourdeur de son fonctionnement participe à l'immobilisme d'Aubagne.

La lourdeur du fonctionnement de la métropole

Les circuits de décisions sont si complexes qu'il faut attendre des semaines pour des questions qui pourraient se régler dans l'heure, des mois voire des années pour des dossiers un peu plus lourds. Et tout cela sans que le maire d'Aubagne, ni la présidente du territoire n'en disent un mot.

Le dernier exemple en date, c'est la modification du parcours de la ligne de bus N°3 qui suscite le mécontentement de centaines de personnes et où Barthélémy applaudit parce qu'elle a fait "accélérer" la décision. Celle-ci ne prendra que... 5 mois !

En principe, pour chaque compétence métropolitaine, il y a un interlocuteur identifié par territoire qui gère l'ensemble de l'aire marseillaise.

Ainsi, selon les services, Aix décide pour Aubagne, Aubagne pour Istres et ainsi de suite. En définitive, c'est Marseille qui a le dernier mot. Les responsables assistent à des réunions à l'autre bout du département (bonjour l'écologie !) où personne ne se connait, où personne ne connaît le territoire qu'il doit gérer et ils doivent appliquer des directives sans rien savoir des communes où elles vont s'appliquer.

Des réunions où personne ne se connait 

C'est le cas pour la voirie, c'est le cas pour la gestion du personnel où chaque question prend un temps infini et indéfini.

Résultat : le personnel est désabusé, démotivé et le taux d'absentéisme n'a jamais été aussi élevé chez le personnel du service public du conseil de territoire, contrairement à l'image idyllique que veut en donner la présidente du territoire et les cadres de son proche entourage.

Mais, pourtant, il n'y a aucune fatalité à tout cela. Il faudrait avoir des élus, un·e maire, un·e président·e qui ne subissent pas mais agissent pour porter les besoins d'Aubagne, qui mobilisent la population du territoire, qui soutiennent les actions des agents territoriaux plutôt que de les mépriser comme le fait Gazay, ou de s'en servir comme agents au service de ses ambitions comme le fait Barthélémy.

Des élu·e·s qui se fassent respecter et qui fassent respecter Aubagne. On a connu ça. Mais c'était avant 2014.

Léon Ledémond

 

 

 

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