Le Figaro donne raison à Mèfi


Le Figaro vient de publier le classement des villes "les plus endettées de France". Aubagne qui occupait la 3ème place en 2014 est désormais 2ème. En 6 ans de mandat Gazay a donc aggravé la situation. Ce que Mèfi a dénoncé à de nombreuses reprises.

Depuis 6 ans, à chaque vote du budget, à chaque vote d'une modification budgétaire (et il y en a eu souvent), sur la base des documents officiels que chacun peut consulter, que nous avons nommé, en précisant à chaque fois le numéro de la page, nous avons démontré que contrairement aux affirmations du maire et de sa propagande, la dette de la ville ne baissait pas.

Comme sur de nombreux faits et de nombreuses questions, nous avons été seuls à l'écrire, à le pointer, à le démasquer. Beaucoup ont approuvé. Beaucoup l'ont lu avec beaucoup de scepticisme. Pas un seul quotidien, local ou national, pas une seule radio, une seule télé, un seul média n'a "investigué" pour savoir la vérité. Et pourtant, sur cette question comme sur toutes les autres, Mèfi n'écrivait que la vérité !

En publiant son classement des "villes les plus endettées de France", sans le vouloir, Le Figaro vient de nous donner raison.

Aubagne, en 2019, occupe la 2ème place (derrière Bagnolet), en 2014, Aubagne était 3ème (derrière Levallois-Perret et Saint-Ouen). Mais l'essentiel est ailleurs, car le coeur de notre démonstration a toujours consisté à prouver que le montant de la dette n'avait quasiment pas baissé.

Dette : Aubagne 3ème en 2014, 2ème en 2019

Or que disent les chiffres publiés par Le Figaro et repris, aujourd'hui, par tous les médias nationaux et locaux ?

La dette par habitant en 2014 était de 3427 €, en 2019, elle est de 3374 €. Gazay a saigné Aubagne, vendu près de 20 millions d'euros du patrimoine communal, pour réduire la dette de ... 53 €, juste un peu plus de 1% !

Mieux que ça, Barthélémy, que la honte et l'opportunisme n'étouffent pas, fait observer au conseil municipal du 13 novembre 2019, qu'entre 2015 et 2019, en s'appuyant sur le compte administratif de la ville, la dette a augmenté de 1,7 million d'euros.

On est aux antipodes des déclarations de Gazay qui proclame, sans trembler et sans s'appuyer sur aucun document officiel, que la dette a baissé de ... 30 millions. Plus le mensonge est gros ...

Et Mèfi ose rajouter, vous pouvez aller le vérifier dans les vrais documents financiers déposés en Préfecture, qu'après 2020, si Gazay est encore là, la dette va de nouveau grimper jusqu'en 2028, pour dépasser le niveau de 2014.

La dette n'a pas baissé et elle va augmenter

Mèfi s'honore d'avoir dit la vérité avant tous les autres et ne peut que se réjouir que d'autres la découvrent.

Mais revenons sur le fond, en espérant que maintenant on prête un peu plus d'attention à nos démonstrations financières.

La dette d'une ville n'est pas une dette, ce ne sont que des emprunts réalisés pour construire, réhabiliter, entretenir le patrimoine communal. Et ce patrimoine est une immense richesse.

Quand "on" vous fait peur avec le mot dette (la dèèèèète !), c'est parce que les politiciens savent que vous aller entendre que la ville ne peut plus payer, qu'elle n'est plus solvable, qu'elle est en faillite. Comme on peut le dire d'une famille ou d'une entreprise dont on dit qu'elle est endettée.

Or, c'est faux ! C'est une escroquerie de vocabulaire.

Des emprunts, ce n'est pas une dette

Prenons les chiffres pour comprendre. Aubagne, en 2019, a remboursé 8 millions d'euros de capital et 6,9 en intérêts, soit un total de 14,9 millions d'euros. Le budget global de la commune (fonctionnement et investissement) est de 98,6 millions d'euros. Le remboursement annuel de la dette représente donc 15% des ressources.

Pour illustrer, rapportons le à une famille dont les revenus mensuels seraient de 4000€, le montant mensuel du prélèvement pour leur emprunt représenterait 600€, même pas le coût d'un loyer.

Si on compare les richesses d'Aubagne (les écoles, les terrains publics, les 4 gymnases, les terrains de foot, de rugby, la Morochita, les bâtiments publics, les églises, les parkings souterrains, la gare routière, les voies communales, les cimetières, le Parc Jean Moulin, la piste d'athlétisme, le boulodrome, la salle des fêtes, ... parce que c'est tout ça et un peu plus qu'a payé "la dèèèèèète), si avec 600€ par mois vous pouviez avoir une immense villa avec piscine dans un grand parc, un yacht en rade de La Ciotat ou de Monaco, un chalet à Megève et une maison en bord de mer en Corse, vous ne vous seriez pas endettés vous ?

C'est ce qu'a fait Edmond Garcin à la fin des années 80, c'est ce qu'a poursuivi Jean Tardito, c'est ce qu'a conservé Daniel Fontaine. Parce que la dette d'Aubagne dont on nous rebat les oreilles depuis 2013, cela fait 40 ans qu'elle existe et qu'Aubagne est dans le peloton de tête.

Parce que ces maires étaient des bâtisseurs, pas des boutiquiers du XVIIIème siècle. Ils n'ont pas vendu du jambon blanc à tout le monde, pendant que d'autres mangeaient des homards dans l'arrière-boutique.

Aubagne est une ville riche qui rembourse sa dette sans difficulté

Ils ont construit le rayonnement d'Aubagne qui jusqu'en 2014 faisait rêver tous les habitants de France et peut-être d'ailleurs.

On ne répètera jamais assez que la première puissance économique mondiale, les Etats-Unis, est aussi le pays le plus endetté du monde. Parce que, dans ce système financier et économique, la question ce n'est pas la dette, mais la gestion de la dette.

Ce que Gazay, incompétent en matière de gestion, n'a jamais compris. Gazay, lui, a fait d'Aubagne une ville triste, livrée aux spéculateurs, sans joie ni lumière.

Allez, ça suffit ! Qu'il parte ! Ouste ! Dehors !

Hé ! Ho ! Les Aubagnaises et les Aubagnais ne vous laissez pas berner une seconde fois.

Tout le monde a le droit à l'erreur, mais pas à la même erreur deux fois de suite !

Antoine Monticellu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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