Lloret, ex-tête de liste communiste, fait son assemblée

Ce samedi 9 novembre, de 13h à 17h30, salle du Bras d'Or, Lloret, ex-tête de liste communiste, organisait une "Assemblée Communale" pour "co-construire son programme".

Une honnête participation d'un peu moins de 50 personnes. Parmi elles, une quinzaine de référents-animateurs-militants de l'équipe de campagne dont 5 ou 6 communistes, une partie de la famille Danchesi, une élue de l'opposition, une salariée administrative de la fédération du PCF, ...

Dans les présents, on pouvait compter aussi 4 personnes sans doute d'une agence chargée des vidéos et photos pour publier sur le net.

Un peu plus d'une vingtaine d'Aubagnaises et d'Aubagnais sur la centaine d'invités tirés au sort sont donc venus pour donner leur avis et faire des propositions pour un futur programme municipal.

Vers 14 heures, Raymond Lloret, en quelques minutes, avec un talent oratoire qui n'est pas encore au rendez-vous, est venu expliquer que devant la défiance des gens face à la politique, il faisait de la participation citoyenne la clé de sa campagne. Le même discours dont se sont emparées toutes les forces politiques de gauche comme de droite, et même du centre.

Vous avez remarqué que dans cette campagne, tout le monde fait "un programme partagé" pour les uns, "co-construit" pour les autres et que "la citoyenneté" est l'alpha et l'oméga que l'on retrouve partout ?

Avec la même conclusion pour toutes et tous (celles et ceux qui comme les journalistes font le tour des assemblées peuvent en témoigner) : "Les autres en parlent, nous on le fait". Raymond Lloret n'a pas failli à la tradition et a répété la formule dans sa conclusion.

Comme quoi on peut être jeune et n'être que dans "l'air du temps", c'est à dire comme le disait le philosophe Jean Guitton "avoir le destin des feuilles mortes".

Cinq tables réparties sur environ un tiers de la salle du bras d'Or, avec cinq thématiques : emploi-fiscalité-attractivité-développement économique ; développement des services publics-cohésion sociale et intergénérationnelle-solidarité ; développement de la qualité du cadre de vie ; Aubagne peut être la capitale de la transition écologique de la métropole ; participation citoyenne-contrôle et intégrité des représentants.

Sur chaque table un questionnaire, avec des questions ouvertes et/ou fermées, de deux à cinq pages, que les participants devaient remplir. Chacun pouvant, s'il le souhaitait, répondre à tous les questionnaires.

A chaque table, un ou plusieurs animateurs aidaient à répondre, une personne en faisait la synthèse sur un ordinateur portable.

A la fin de cette partie, un débat en plénière permettait de retenir les propositions qui apparaissaient majoritaires. L'objectif était de retenir, en soumettant au vote, une vingtaine d'entres elles qui seraient inscrites au programme de la liste.

Et cela permettra de tartiner à loisir sur la "co-construction" programmatique.

Et si l'attente des citoyen·ne·s étaient d'une autre nature ? Et si l'attente, c'était un programme clairement identifié (ce qui n'est pas antinomique avec une co-construction) et surtout un programme qui sera mis en oeuvre. Sarkozy, puis Hollande et Macron nous ont tellement habitué au contraire ! Et, ici, Gazay en a fait une raison d'être.

Avec la possibilité, quand les élu·e·s ne respectent pas leurs engagements, de pouvoir les renvoyer chez eux en cours de mandat.

Faute d'une loi, inventons un moyen suffisamment contraignant. Un peu d'audace !

Claude Bernardi