Conseil municipal : des chiffres qui condamnent la gestion Gazay

conseil municipal d'Aubagne : des chiffres qui condamnent la gestion gazay

A la réunion du conseil municipal de ce mercredi 13 novembre, deux délibérations (N°5 et N°6) rendent publics des chiffres qui démentent la propagande municipale "sur la bonne gestion de Gazay depuis 2014".

La délibération N°6 concerne une Décision Modificative du budget 2019. Notons d'abord que depuis l'approbation du budget 2019 qui a eu lieu en décembre 2018, deux modifications, entérinées par la majorité municipale, ont déjà eu lieu, ce qui altère le sens du vote de décembre de façon non négligeable.

Cette délibération, avec ses annexes, va partir en préfecture pour vérification du caractère légal des documents. Cela oblige à fournir des éléments comptables avec des chiffres vérifiés et vérifiables Si ce n'était pas le cas, cela provoquerait les foudres des services préfectoraux et de la justice financière.

Et donc, contrairement aux affirmations orales dont sont coutumiers le maire et son élue à la comptabilité et au contenu de la propagande municipale (tableaux en couleurs dans AJJ, titre trompeur, etc...), nous pouvons lire le montant réel de la dette à ce jour. Il faut bien sûr aller le chercher, au bas d'une page, écrit en petit caractère, dans un document à diffusion très restreinte – mais avec un peu d'effort, on le trouve.

Sur ce document financier qui accompagne la rectification du budget 2019, en bas de page intitulée "IV-Annexes-Eléments du bilan-Etat de la dette-Répartition par nature de la dette", dans la colonne "Capital restant dû", le montant de la dette actuelle est de 154 627 714,11 €.

Il faut lire les vrais documents financiers

A ce montant, il faut rajouter les 4,2 millions d'euros que nous annonce le document "Rapport sur les orientations budgétaires 2020".

Au total donc nous sommes à environ 159 millions d'euros contre 160,6 millions en 2014 (chiffre fourni par le même document), à peine un peu plus d'un million de moins, très loin des 30 millions dont se vante Gazay dans sa propagande officielle.

Mais le document sur les orientations budgétaires nous en dit plus (lire p.21 - "Analyse des annuités de remboursement de la dette") puisqu'on y apprend qu'après 2020 (c'est à dire après les élections !) la dette va progresser jusqu'en 2028, pour dépasser, en fait son niveau de 2013.

Alors que toutes les décisions de sa politique municipale étaient basées sur la réduction de la dette, c'est un échec total qui s'accompagne d'une énorme tromperie.

Mais d'autres chiffres condamnent le maire. La délibérations N°5 permet aux conseillers municipaux de voter le "Rapport sur les Orientations Budgétaires 2020".

Les vrais chiffres condamnent Gazay

On peut lire dans cette annexe (réalisée par les services de la ville), que la rémunération du personnel représentait 38,6 millions d'euros en 2013 et qu'elle sera en 2020 de 42,4 millions d'euros. Dans le même temps, on nous explique que le nombre d'agents communaux est passé de 1153 en 2013 à 1061 en 2020.

Comment peut-on expliquer un tel dérapage ? Les salaires du personnel auraient-ils été augmentés de près de 20% ?

Bien sûr que non ! Par contre les salaires des 4 plus hauts dignitaires de l'administration centrale représentent à eux seuls, une somme de plus de 500 000 € annuels !

En comparaison (à lire toujours dans le même document), les "charges des emprunts" (la fameuse dèèèèèète dont on nous rebat les oreilles plusieurs fois par jour) sont passés de 6,2 millions d'euros en 2013 à 6,6 millions d'euros en 2020, soit, à peine 400 000 € de plus sur le budget municipal !

Depuis 2014, Gazay a bradé le patrimoine communal, mis en souffrance extrême le personnel municipal, stoppé toutes les réalisations et les travaux d'entretien, liquidé la politique culturelle et événementielle de la ville, fait rentrer notre commune dans les villes les plus sales du département, tué le rayonnement départemental et national d'Aubagne, et, en plus, cela se traduit par un échec total de la politique financière de la ville.

Arrêtons le massacre. Mars 2020, vite !

Antoine Monticellu